Glorifier Dieu et le faire glorifier par les petits et les pauvres

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Homélie du 26 août 2020

Saint Césaire d’Arles

Saint Césaire d’Arles est assurément l’un des grands évêques de notre nation. Moine à Lérins dès l'âge de 20 ans, il est obligé d’en sortir en raison de sa santé. Il s'établit alors à Arles, où il est ordonné prêtre. En 501 ou 502, il devient évêque d'Arles, mais continue à vivre comme un moine, exigeant que le clergé soit exemplaire, et rappelant : « Nous qui sommes en ce siècle des voyageurs et des étrangers, nous devons nous rappeler continuellement que nous ne sommes pas encore arrivés chez nous. » En 513 il fonde, aux Alyscamps, un monastère de femmes, transféré ensuite à l'intérieur des murs d'Arles en 524. Il rédige pour ce monastère la Regula ad virgines, qui sera par la suite adoptée par sainte Radegonde pour son monastère de Poitiers.

Nommé vicaire du Siège apostolique pour la Gaule et l'Espagne en 514, il convoque et préside plusieurs conciles, celui d'Arles en 524, de Carpentras en 527, de Vaison en 529 et le deuxième concile d'Orange en 529, sans doute le plus important, qui condamne le semi-pélagianisme et donne une formulation théologique de la grâce telle qu'elle avait été prônée par Augustin.

Il meurt après 40 années d'épiscopat, le 27 août 542. Il a été un pasteur avisé, exigeant quant à la saine doctrine, et résolument missionnaire : « Il ne faut pas rester la bouche close dans l'Église, comme les chiens muets de l'Écriture. »

Sainte Jeanne-Élisabeth

Sainte Jeanne-Élisabeth est née an 1773 au Blanc, d’une famille poitevine. Très tôt attirée par les choses de Dieu, la Révolution marque sa vie : le Comité révolutionnaire invite Élisabeth (qui a une vingtaine d’années) à tenir la place de la Déesse Raison. Face au refus d’Élisabeth, les visites domiciliaires, les tracasseries presque quotidiennes se multiplient. Elle est même arrêtée avec sa mère, puis relâchée. Elle souffrira beaucoup de la grande difficulté à communier en cette période… Mais un courageux prêtre réfractaire, l’abbé Fournet, s’installe dans les environs, et donne secrètement les sacrements (il sera canonisé en 1933). De leur rencontre va naître une nouvelle communauté religieuse : les filles de la Croix, dont les cinq premières Sœurs prononcent leurs Vœux en 1807. Les Sœurs se vouent à l’éducation et au soin des malades, avec cette belle ambition : « glorifier Dieu et le faire glorifier par les petits et les pauvres. » Elles puisent leur force dans l’adoration du Saint Sacrement, qui est la source de leur apostolat auprès des petits et des pauvres. Sainte jean--Élisabeth rend son âme à Dieu le 26 août 1838, alors que la congrégation comptait 600 religieuses, en 99 endroits différents de France.

Sainte Mariam

Huit ans plus tard, en 1846, Sainte Mariam, ou Marie de Jésus Crucifié, surnommée la « petite arabe », naissait au Moyen-Orient. Ses parents avaient perdu douze enfants en bas-âge avant de faire un pèlerinage pour demander la naissance de cette petite fille. Mais ils meurent tous deux alors qu’elle n’a que trois ans. Recueillie par un oncle, elle fuit sa maison à l’âge de treize ans car celui-ci veut la marier, alors qu’elle veut se donner à Jésus. Elle est alors accueillie par un musulman, qui, lorsqu’elle refuse de renier sa foi chrétienne, lui tranche la gorge. Mariam se réveille dans une grotte, où la Vierge Marie elle-même la soigne pendant plusieurs mois. Elle se met ensuite à travailler  travaille comme servante à Alexandrie, Jérusalem, Beyrouth. Puis elle arrive à Marseille, où elle entre finalement à 19 ans chez les Sœurs de Saint-Joseph-de-l'Apparition. Ne sachant ni lire ni écrire, elle est orientée vers le Carmel de Pau, où elle reçoit de nom de Sœur Marie de Jésus Crucifié. Elle commence là à vivre des expériences mystiques très spéciales : extases, bilocation, stigmates, prophéties et même possessions diaboliques au cours desquelles elle découragea le démon par sa confiance absolue en l'Esprit Saint. En 1875, elle fait partie des dix Sœurs qui sont envoyées fonder le carmel de Bethléem. Comme elle est seule à parler l’arabe, elle est très investie dans les travaux pour la construction du monastère. Après une vie religieuse très humble et très obéissante, elle meurt le 26 août 1878 à 32 ans des suites d’une chute et d’une fracture du bras qui entraîna une gangrène.

Concluons par cette belle exhortation de saint Césaire, en une période où l’Église avait un particulier besoin de renouveau. Il donnait ce conseil : « Recoudre ce qui est décousu, raccommoder ce qui est déchiré, laver ce qui est sale, remplacer ce qui est détruit et fêter ce qui va bien. »

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