La prophétie de Fatima s'accomplira !

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Homélie pour la fête de Notre-Dame de Fatima

Vendredi 13 mai 2022

Mon Cœur immaculé triomphera !

Bien chers amis,

Saint Paul, en conclusion de son homélie dans la Synagogue d’Antioche de Pisidie, disait : nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : « la promesse faite à nos pères, Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ». Ses frères n’accepteront pas le témoignage du persécuteur des chrétiens devenu le grand apôtre de Jésus. Ce sera une grande souffrance pour l’apôtre des Nations. Cette souffrance, nous en sommes convaincus, ne sera pas stérile. Avec St Paul, continuons à prier pour que Jésus ressuscité se manifeste à Israël comme Il s’est manifesté à lui.

La grande promesse dont parle St Paul a été accomplie parfaitement par Dieu par la Résurrection de Jésus. La promesse de Fatima dont nous faisons mémoire en ce jour de la première apparition le sera aussi.

Benoît XVI avait dit le 13 mai 2010 que la prophétie de Fatima était la plus grande prophétie du 20e siècle. Il ne s’agit donc pas d’une petite révélation privée !

Les Papes se sont engagés pour la reconnaissance de ces apparitions et de son message prophétique.

St Jean-Paul II a pris la décision, le 13 mai 2000, de révéler la troisième partie du secret de Fatima. Citons cette partie essentielle transmise par Sœur Lucie : « nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un  ange avec une épée de feu dans la main gauche : elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde ; mais elles s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui ; l’ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d’une voix forte / « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! ».

Joseph Ratzinger commente ainsi : « L’ange avec l’épée de feu représente la menace du jugement qui plane sur le monde. La perspective que le monde pourrait être englouti dans une mer de flammes n’apparaît absolument plus aujourd’hui comme une pure fantaisie : l’homme lui-même a préparé l’épée de feu avec ses inventions. La vision montre ensuite la force qui s’oppose au pouvoir de destruction – la splendeur de la Mère de Dieu et, provenant d’une certaine manière de cette splendeur, l’appel à la pénitence. De cette manière est soulignée l’importance de la liberté de l’homme : l’avenir n’est absolument pas déterminé de manière immuable, et l’image que les enfants ont vue n’est nullement un film d’anticipation sur l’avenir, auquel rien ne pourrait être changé…. ».

La conclusion de Joseph Ratzinger est particulièrement importante : « je voudrais enfin reprendre encore une autre parole clé du « secret » devenue célèbre à juste titre : « Mon Cœur Immaculé triomphera ». Qu’est-ce que cela signifie ? Le Cœur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte… Le Malin a du pouvoir sur ce monde, nous le voyons et nous en faisons continuellement l’expérience ; il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais, depuis que Dieu lui-même a tourné la liberté de l’homme vers le bien, vers Dieu, la liberté pour le mal n’a plus le dernier mot. Depuis lors, s’imposent les paroles : « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance ; moi je suis vainqueur du monde. Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse ».

Nous avons une confiance absolue en la réalisation de la promesse du triomphe du Cœur Immaculé de Marie, mais nous ne pouvons pas taire ce que Sr Lucie disait encore sur cette troisième partie du secret de Fatima : « Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce; avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu ». 

Ces événements concernent-ils seulement les martyrs du 20e siècle ? Nous ne pouvons pas le dire et Benoît XVI disait le contraire, le 13 mai 2010.

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