L’Avent, c’est notre vie, et notre vie est un Avent !

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Homélie pour le 1e Dimanche de l'Avent

Dimanche 28 novembre 2021

Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme !

Le temps de l’Avent peut être considéré comme un condensé de ce qu’est notre vie – en tout cas c’est ainsi que nous pourrions vivre ce temps avec fruit. L’Avent, c’est notre vie, et notre vie est un Avent.

En effet, l’Avent est le temps qui nous prépare à une naissance, celle du Verbe fait chair. Notre vie est ce temps durant lequel nous devons préparer notre naissance à la vie véritable, au ciel.

L’Avent est le temps qui nous prépare au retour du Seigneur dans la gloire à la fin des temps. Notre vie est aussi un temps de préparation au retour du Seigneur pour chacun de nous, quand il viendra à notre rencontre à la fin de notre vie.

L’Avent est un temps d’attente, d’attente active. C’est également ce que doit être la vie d’un chrétien : un temps d’attente active, de sorte que nous soyons toujours prêts, car nous ne savons ni le jour ni l’heure. C’est pourquoi Jésus nous dit aujourd’hui dans l’évangile : « Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie… » Les soucis de la vie… Voilà qui occupe tant de journées (et de nuits…) de notre vie sur cette terre.

L’Avent est vécu habituellement dans une douce joie : la préparation de la crèche, des retrouvailles avec la famille pour célébrer Noël, et ce malgré les épreuves que nous pouvons traverser. Telle aussi devrait être notre vie : empreinte d’une douce et paisible joie de préparer nos cœurs pour que Dieu y soit chez lui, et de préparer aussi les retrouvailles éternelles avec ceux qui nous ont précédés et que nous retrouverons au Ciel. Et ce malgré les épreuves et les souffrances de la vie.

Oui, faisons de notre vie un Avent. Et faisons donc en ce temps de l’Avent un point sur la manière dont nous vivons : est-elle vraiment un Avent ? Sommes-nous installés, ou attendons-nous vraiment quelque chose – ou mieux, quelqu’un ? Si nous ne l’attendons pas, il arrivera à l’improviste. Car, comme le dit saint Augustin : « Il viendra, que nous le voulions ou non. Ce n'est pas parce qu'il ne vient pas maintenant qu'il ne viendra pas. Il viendra, et tu ne sais pas quand. Et s'il te trouve prêt, cela n'a pas d'inconvénient pour toi que tu ne le saches pas. » [Office des lectures du 33e dimanche du temps ordinaire]

L’Église, qui est éducatrice dans sa liturgie, nous donne comme première parole de la première Messe de ce temps de l’Avent (dans l’antienne d’ouverture) cette phrase, présente dans plusieurs psaumes : « Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme. » C’est la priorité de l’Avent, comme de notre vie : élever nos âmes vers Dieu. Si nous vivons avec cette disposition dans le cœur, Dieu nous donnera sa paix. Une paix intérieure qui nous permet de traverser dans la sérénité toutes les adversités de la vie – en particulier les temps difficiles que nous vivons.

Jésus dit aujourd’hui dans l’évangile : « Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. » Par ces mots, Jésus veut souligner qu’il y aura des époques où même ce qui paraît le plus stable (les puissances des cieux) sera ébranlé. Toutes les certitudes sembleront disparaître. La confusion sera extrême. On ne saura plus sur quoi ni sur qui s’appuyer. Il ne restera plus que Dieu – pour ceux du moins qui s’appuieront sur lui. Et Jésus ajoute : « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » On peut, sans risque de se tromper, dire que ces événements ont commencé : alors redressons-nous, relevons la tête, car notre rédemption approche. Élevons nos âmes vers Dieu, vivons un Avent qui soit un condensé de notre vie, une attente active, avec « un amour de plus en plus intense » qui « affermisse nos cœurs… »

Demandons à la Vierge Marie de nous aider à faire de notre vie un Avent, et à faire de cet Avent un résumé de notre vie, qui est en fait une attente active de Jésus, notre Dieu. Toute la vie de la Vierge Marie a été un Avent. C’est pourquoi le temps de l’Avent est un temps particulièrement marial, car elle est le modèle de l’attente de la venue de Jésus.

Voici ce qu’écrivait le pape Paul VI : « Au temps de l’Avent, (…) la liturgie rappelle fréquemment la figure de la Vierge (…). De cette façon, les fidèles qui, avec la liturgie, vivent l’esprit de l’Avent en considérant l’amour ineffable avec lequel la Vierge Mère attendait le Fils, seront amenés à la prendre comme modèle et à se préparer à aller à la rencontre du Sauveur qui vient, "vigilants dans la prière et remplis d’allégresse". (…) Il en résulte que cette période, comme l’ont fait observer les liturgistes, doit être considérée comme un moment particulièrement adapté au culte de la Mère du Seigneur ; nous confirmons cette orientation et souhaitons que partout on l’accueille et la suive. » [PAUL VI, Marialis cultus (1974), nº 3 et 4]

Nous allons vivre prochainement la fête de l’Immaculée Conception. Puis nous vivrons ici, à Saint Pierre, les deux journées de la fête de Notre Dame des Neiges. Plus notre Avent sera marial, mieux nous préparerons la venue de Jésus à Noël.

En ce 28 novembre, où nous fêtons sainte Catherine Labouré, demandons à la Vierge Marie cette grâce, avec les mots qu’elle nous a elle-même donnés : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

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