L'Eglise, Epouse du Christ, a la Vierge Marie pour Mère et Reine !

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Homélie pour le 21e Dimanche du Temps Ordinaire

Dimanche 22 Août 2021

Sommes-nous prêts à faire une confiance indéfectible à Notre Seigneur ?

Nous aurions aimé, en ce 22 août, revêtir les ornements blancs pour fêter la Vierge Marie comme Reine. Reine de l’univers, c'est-à-dire du ciel et de la terre, du monde visible et invisible.

Comme nous le prions dans les litanies, Marie est "Reine des anges et des patriarches, Reine des prophètes et des apôtres, Reine des martyrs et des confesseurs, Reine des vierges et de tous les saints, Reine conçu sans le péché originel, Reine élevée dans les cieux, Reine du très saint rosaire, Reine de la famille, Reine de la paix."

Cependant, en ce jour, c’est bien le décor vert du dimanche qui nous accompagne. Théoriquement, il s’agit simplement d’une hiérarchie des fêtes. En effet, il y a trois grands degrés dans la liturgie pour fêter les saints : la mémoire (petite fête – c’est la majorité), la fête (comme pour les apôtres) et les solennités (les très grande fête comme l’Assomption, Saint Pierre et Saint Paul etc.)

Une solennité de la Vierge Marie prime sur le dimanche : c’est ce qui s’est réalisé dimanche dernier avec l’Assomption. Mais le dimanche prime sur une fête des saints, et c’est le cas aujourd’hui.

Mais ces raisons liturgiques nous permettent aussi de comprendre des réalités spirituelles. Le dimanche est le jour de la résurrection de Notre Seigneur sans laquelle aucune créature ne pourrait être rachetée. Sans laquelle, même la Vierge Marie n’aurait pu être conçue sans péché et arriver à une telle beauté de sainteté. Ainsi, si aujourd’hui nous pouvons nous référer à sa royauté universelle, s’est bien parce que, comme nous le disait Mère Marie Augusta, elle est le plus beau fruit de la Rédemption. C’est pourquoi, dans la Basilique Sainte Marie Majeure à Rome, dans la fresque qui représente le couronnement de Marie au Ciel, elle ne siège pas sur un trône qui serait le sien, mais bien sur le même trône que celui de son Fils. Ainsi est manifesté deux réalités : D’abord qu’elle reçoit tout de son Fils, et aussi, que son Fils à voulu lui donner son propre pouvoir, sa toute puissance, ce qui est pour nous un véritable trésor !

Pour l’approfondir, reprenons les lectures de ce jour. Il nous semble qu’il y ait un contraste marquant entre la première lecture où le peuple est déterminé à suivre les commandements du Seigneur, et l’Évangile où nous voyons les disciples mêmes abandonner Jésus.

Mais si nous regardons les épisodes de plus près, nous constatons qu’ils se ressemblent grandement. En effet, il semble que le peuple Hébreu soit déterminé pour suivre le Seigneur. Cela n’est pas vraiment étonnant si l’on considère les merveilles que le Seigneur a faites devant leurs yeux pour conquérir la terre promise. N’oublions pas que si le peuple Hébreu est resté quarante ans dans le désert c’est parce qu’il a manqué de confiance en Dieu pour combattre les habitants de la terre promise qui étaient particulièrement redoutables. Ensuite le peuple a fait confiance, mais nous savons que cette fidélité sera de courte durée. Bien vite on le verra offrir des offrandes aux idoles, leur construire des temples, et leur impiété ira même jusqu’à oublier et perdre les livres saints du pentateuque écrits par Moïse.

Dans l’Évangile nous retrouvons une réalité semblable. Si Jésus est devant une foule pour enseigner c’est parce qu’il vient de multiplier les pains et que tous ont pu manger à leur faim. La foule est même sur le point de le proclamer roi. Mais cette fausse fidélité sera elle aussi de courte durée, car, comme nous venons de l’entendre, devant l’annonce du mystère du l’Eucharistie, la foule, et même certains disciples, décident d’arrêter de suivre Jésus. « Ces paroles sont trop dures ».

Aujourd’hui c’est à nous qu’il est demandé de faire le choix. Sommes-nous prêts à faire une confiance indéfectible à Notre Seigneur ? A Le suivre malgré la tempête ? Malgré la tempête de l’esprit du monde qui veut empêcher les cœurs de se tourner vers Dieu, de lui faire confiance. Qui fait en sorte que, non seulement on n'observe plus les commandements, mais  qui ne craint pas d’accuser ceux qui les suivent de rétrogrades, d’intolérants, presque d’ennemis de l’humanité. Malgré aussi la tempête dans l’Église où certains se sont laissés entrainer par l’esprit du monde et n’enseignent plus la foi dans toute sa beauté et son intégralité. Qui n’osent plus conduire à Jésus comme Celui qui est notre seul et unique Sauveur. Qui ne l’adorent plus dans son saint Sacrement ou prônent que toutes les religions se valent.

Nous savons bien que, par nous mêmes, nous ne sommes pas plus forts que le peuple Hébreu ou que les disciples infidèles. Mais nous savons aussi que, si nous nous réfugions dans le cœur Immaculé de Marie, par une consécration renouvelée, par notre prière du chapelet, par un amour simple et filial à son égard, alors nous ne risquons rien ! Oui, en ce jour nous pensons que la Vierge Marie est Reine et qu’elle a déjà écrasé la tête de l’antique serpent. Même si nous pouvons passer par bien des épreuves, nous savons que le triomphe de son Cœur Immaculé arrivera et qu’un temps de paix sera donné au monde. Nous sommes convaincus qu’elle veille maternellement sur nous.

Dans l’épître de saint Paul aux Ephésiens nous avons entendu l’enseignement de l’apôtre sur le mariage. Enseignement qui s’appuie sur l’union du Christ et de l’Église. Ainsi, nous nous souvenons que l’Église est l’épouse du Christ, nous savons aussi qu’elle a la Vierge Marie pour Mère. Nous savons encore que les portes de l’enfer ne l’emporteront pas contre elle !

Alors en ce dimanche, jour de la Résurrection de Notre Seigneur, en cette fête de la royauté de la Vierge Marie, soyons dans la paix et la confiance. Dieu avait dit au prophète Isaïe : « La femme oublie-t-elle son nourrisson, oublie-t-elle de montrer sa tendresse à l'enfant de sa chair ? Même si celles-là oubliaient, moi, je ne t'oublierai pas ! Voici que sur mes paumes je t'ai gravée, que tes murailles sont constamment sous ma vue. »

Disons donc avec Saint Pierre et les apôtres « A qui irions nous Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle ! »

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