In Altum

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La défense de la vie

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 114)

Marchons enfants!

La manifestation pour défendre l’enfant contre la PMA et la GPA a rassemblé des centaines de milliers de Français

« Chers amis,

Aujourd’hui, tous ensemble, immensément nombreux, venus de toute la France, nous sonnons le tocsin ! L’Homme et la Femme sont en danger ! Le projet de loi bioéthique est un projet ni bio, ni éthique. Il est même anti-éthique. » C’est par ces mots que la présidente de la Manif pour tous a pris la parole devant une foule jeune et déterminée. En effet, jeunes et familles ont répondu présent pour défendre le bon sens. Autrement dit, pour manifester leur opposition à la loi de bioéthique qui est en train d’être votée.

Comme le commente le président d’Alliance Vita, Tugdual Derville : « Avec ce texte, et après des États généraux alibi, dont on n’a aucunement tenu compte, c’est l’ensemble du dispositif bioéthique français qui basculerait dans la dérégulation. L’encadrement de la PMA et celui de la recherche sur l’embryon posés par les précédentes lois bioéthiques voleraient en éclat. »

Sur le podium, le soir du 19 janvier, la déléguée générale adjointe d’Alliance Vita rappelait l’évidence : « Cette loi nous concerne tous et impacte fortement les générations à venir : alors que nous prenons conscience des dégâts infligés à la nature et à l’environnement, cette loi vient percuter l’écologie première qui est celle à garantir aux humains. Les parlementaires discutent de progrès, de maternité, de paternité, de handicap et de vie humaine. Il est essentiel de distinguer ce qui relève du progrès de ce qui provoque discrimination et injustice. Est-ce un progrès d’effacer la paternité derrière les techniques de procréation ?... Le progrès, c’est d’insuffler à la bioéthique une écologie qui soit véritablement humaine. »

Comment, il y a dix ans, aurions-nous pu imaginer une telle dégringolade dans le respect de la famille et de l’enfant. En France, on bafoue encore davantage les droits de l’homme ! Mgr Aupetit, archevêque de Paris ne mâche pas ses mots : « Je le répète une fois encore : l’enfant est un don à recevoir, pas un dû à fabriquer. L’absence d’un père est une blessure que l’on peut subir, mais il est monstrueux de l’infliger volontairement. »

Le magistrat et président de la Fondation Jérôme Lejeune, Jean-Marie Le Méné, met le doigt sur la dérive eugéniste que nous sommes en train de vivre : « Ceux qui font profession de faire de l'eugénisme ne s'en cachent plus maintenant, ils ont pignon sur rue, ils le disent. On faisait de l'eugénisme négatif jusqu'à présent, et maintenant on va faire de l'eugénisme positif. C'est-à-dire qu'on a commencé par éliminer les handicapés et, de fait, il ne naît plus d'enfants handicapés. »

Devant cette décadence, la présidente de la Manif pour tous nous appelle à ne pas baisser les bras : « Mes chers compatriotes, je le redis, il n’est pas trop tard, nous pouvons gagner !… Alors, ne lâchons rien, continuons de nous battre pour gagner. À nous d’écrire l’Histoire. Vive la paternité ! Vive la maternité ! Vive la fraternité ! Et vive la France ! »

Loi bioéthique : la conférence des évêques de France réagit

Face au danger de cette loi, la conférence des évêques de France met en garde contre plusieurs dérives. La première concerne le droit de l’enfant, qui doit laisser place à un droit à l’enfant. « Le respect de l’enfant devrait être la considération première » affirme-t-elle.

La deuxième dérive porte sur la liberté démocratique en danger et notamment sur l’impossibilité de recourir à l’objection de conscience « pour ceux et celles, les notaires par exemple, qui se refuseraient, en conscience, à être engagés malgré eux dans la réalisation de cet “invraisemblable” »

La troisième dérive soulignée par la conférence est le risque d’eugénisme. En effet, cette démarche ouvrirait la voie « à une sélection accrue des enfants à naître, sélection que notre pays professe pourtant de refuser en souhaitant une société inclusive ». Des parents d’enfant handicapés ont interpellé les évêques « sur la “déshumanisation” que produirait un tel tri sélectif ».

Nous nous souvenons également le texte de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, Donum vitae, (1987) qui nous rappelle que « la diffusion des technologies d'intervention sur les processus de la procréation humaine soulève de très graves problèmes moraux relatifs au respect dû à l'être humain dès sa conception et à la dignité de la personne, de sa sexualité et de la transmission de la vie.

Dans ce document, la Congrégation pour la doctrine de la Foi, exerçant sa charge de promouvoir et de protéger l'enseignement de l'Église dans une matière aussi grave, adresse un nouvel appel pressant à tous ceux qui, en raison de leur rôle et de leur engagement, peuvent exercer une influence positive pour que, dans la famille et dans la société, soit accordé le respect dû à la vie et à l'amour : aux responsables de la formation des consciences et de l'opinion publique, aux chercheurs et aux professionnels de la médecine, aux juristes et aux hommes politiques. Elle souhaite que tous comprennent l'incompatibilité qui subsiste entre la reconnaissance de la dignité de la personne humaine et le mépris de la vie et de l'amour, entre la foi au Dieu vivant et la prétention de vouloir décider arbitrairement de l'origine et du sort d'un être humain. »

Profanation d’églises et persécution des chrétiens 

En France, en un seul week-end (18-19 janvier), six églises ont de nouveau été profanées dans l’indifférence globale des Français. En moyenne, ce sont deux églises qui subissent chaque jour des dégradations, sans qu’une réaction proportionnée se fasse entendre de la part du gouvernement. Ainsi dans le Sud-ouest, des statues de la Vierge Marie ont été vandalisées dans sept églises le 9 janvier dernier. Nous sommes ainsi unis à tous nos frères chrétiens qui, à travers le monde, souffrent persécution.

L’ONG Portes ouvertes a publié le 15 janvier l’index mondial des persécutions des chrétiens pour l’année 2019. Le décompte est impressionnant. 2983 chrétiens ont été tués, 3711 sont emprisonnés en raison de leur foi et 9488 lieux de culte ou institutions religieuses ont été la cible d’attaques. On évalue à 260 millions le nombre de chrétiens qui vivent dans la persécution, soit un sur huit ! C’est l’Afrique de l’Ouest qui porte le flambeau avec la menace du terrorisme islamique. Cette menace se fait également sentir en Asie du Sud et du Sud-Est. Nous n’oublions pas aussi nos frères du Moyen-Orient qui connaissent des conditions alarmantes. Portons-les dans nos prières. Que Notre-Dame des Neiges leur vienne en aide.

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