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Notre-Dame de Paris témoin de l’histoire chrétienne de la France !

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 115)

Dieu veille sur Notre-Dame, comme il veille sur la France.

Notre-Dame de Paris n’est pas à l’origine de l’histoire de France, c’est en effet à Reims, à la Noël 496, que la France naissait par son Baptême. Elle scellait ainsi une alliance avec la Sagesse éternelle. Depuis, des églises et des cathédrales s’étaient élevées et avaient rassemblé le peuple français pour rendre à Dieu le culte qui lui est dû.

Mais au début du deuxième millénaire, il fallut construire plus grand. C’est alors que l’aventure de la construction des grandes cathédrales vit le jour. Ce fut d’abord celle de Sens, dont la construction commença en 1135, et qui fut la première cathédrale gothique. Elle fut rapidement suivie par celle de Saint Denis, cinq ans plus tard. Mais la plus grande et la plus populaire de toutes demeure Notre-Dame de Paris !

En 1160, Mgr de Sully, évêque de Paris, entreprit le projet fou de reconstruire sa cathédrale qui s’abîmait. De plus, la population de la ville ne cessait d’augmenter. L’ancienne cathédrale Saint Étienne n’était plus adaptée. En mars 1163, le pape Alexandre III en personne, en présence du roi Louis VII, bénit et posa la première pierre ; une œuvre grandiose était lancée. Une œuvre qui traverserait les siècles.

La construction s’étala de 1163 à 1250 où, sous le règne de Saint Louis, elle put être totalement mise en service. Ce fut alors une nouvelle étape, celle de l’embellissement, de la restauration voire de certaines modifications (1250-1350) : tout ce qui restait de style roman fut déposé, et les magnifiques rosaces des façades nord et sud furent installées.

Sous Louis XIV fut construit le maître-autel que nous connaissons bien, représentant le Roi renouvelant le vœu de son père devant la Piéta.

Mais tous ne surent pas apprécier la grandeur de cette construction, peut-être parce qu’elle n’avait de sens que pour la gloire à Dieu. Ainsi, pendant la révolution, Notre-Dame fut saccagée. Non en raison d’un mouvement de foule incontrôlé, mais en vertu de directives précises et organisées. Les statues des rois de Juda ornant la façade ainsi que les statues des portails furent dévastées ; les vitraux furent badigeonnés de noir pour recouvrir les fleurs de lys ; et en 1793, c’est l’abomination de la désolation avec l’instauration du culte de la déesse Raison en plein cœur de ce lieu saint. Enfin, Notre-Dame fut réduite à l’état d’entrepôt…

Heureusement, peu après le concordat, elle fut rendue au culte, et connut une nouvelle ère plus glorieuse. Grâce aux architectes Lassus et Viollet-le-Duc, une profonde et urgente restauration permit à la cathédrale de ne pas tomber en ruine. C’est alors que la flèche, démontée au temps de la révolution, fut reconstruite, plus belle encore !

Il n’est pas étonnant qu’elle ait été choisie pour y chanter le Te Deum, le 26 août 1944, en action de grâce pour la libération de Paris.

Mais le 15 avril 2019, un incendie toujours inexpliqué a bien failli la faire disparaître. Notre-Dame resta debout, mais le feu détruisit la flèche et la toiture avec sa charpente unique et multi-séculaire. Cependant, au milieu des décombres, une lumière brillait toujours : la Croix.

Oui, Dieu veille sur Notre-Dame, comme il veille sur la France. Une restauration est envisagée, elle ne doit procéder ni d’un désir touristique, ni d’une gloire politique. Il faut que Notre-Dame reste à Dieu et que sa restauration le manifeste. Notre-Dame de France, priez pour nous !

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