In Altum

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Connaissez vous notre Dame de Marienthal ?

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 119)

Non ce n'est pas  en Allemagne mais en Alsace ....

L’histoire commence au XIIIe siècle, lorsque le chevalier Albert de Haguenau, fils d’une riche et puissante famille de la ville, entend l’appel du Seigneur : « Viens, suis-moi. » Il se fait alors ermite dans la forêt de Haguenau et vénère une statue de la Sainte Vierge tenant l’Enfant-Jésus sur ses genoux. Il découvre en Marie un modèle de pauvreté, d’abandon et de confiance en Dieu. Son exemple attire des disciples, de sorte qu’il construit un couvent et une église pour leur petite communauté qui voit le jour en 1250. L’origine de Marienthal est donc humble : il n’y eut aucune apparition, simplement un homme ayant répondu à l’appel du Seigneur.

Pendant la Guerre de Cent ans, la statue de Notre-Dame, détruite, est remplacée par une Vierge debout tenant l’Enfant-Jésus dans ses bras, qu’on vénère encore aujourd’hui : c’est Notre-Dame de la joie, l’une des « Belles Madones » du XVe siècle. Puis une deuxième statue est offerte, une Piéta, Vierge douloureuse sur laquelle la dévotion populaire est spontanément portée car elle correspond aux souffrances du peuple chrétien de ce temps. Il est rapidement nécessaire de reconstruire l’église car la foule de pèlerins est trop nombreuse. Pendant trois siècles, des guillelmites se dévouent totalement pour le pèlerinage au point qu’il est courant de dire : « Si je veux travailler, je me fais moine à Marienthal ! »

En 1520, le dernier prieur de Marienthal passe à la « Réforme » : il se marie et vend le couvent. Les jésuites prennent en charge le pèlerinage et développent son influence. Le pèlerinage est florissant et reçoit la ferveur de la famille royale de Pologne. C’est à l’intercession de Notre-Dame de Marienthal que la fille du roi Stanislas attribue le choix de Louis XV de l’épouser. Devenue Reine de France en 1725, Maria Leczinska reste fidèle au sanctuaire jusqu’à sa mort. Elle adresse beaucoup de présents à la Madone, notamment deux couronnes d’or, avec l’inscription suivante : « Qu’il se taise, ô Vierge bienheureuse, celui qui croit t’avoir invoqué sans être exaucé. » Seul un grand ostensoir serti de diamants (encore utilisé aujourd’hui) survit à la Révolution. En 1793, à l’arrivée des jacobins, alors que l’accès à l’église est interdit, les fidèles continuent de venir et prient devant les portes.

Le couronnement de la Piéta attira plus de dix mille pèlerins en septembre 1859. L’église actuelle a été construite grâce aux offrandes des pèlerins qui furent vingt mille à assister à sa dédicace en 1866. En 1892, Marienthal est érigée en basilique mineure par le pape Léon XIII. Les Alsaciens cheminent alors couramment vers Marienthal avec ferveur en récitant le chapelet, dormant dans des granges et mendiant leur pain par esprit de pénitence.

Pendant la Première guerre mondiale, le sanctuaire devient un refuge pour les soldats avant leur départ au front. Aujourd’hui, le sanctuaire de Marienthal est un symbole de l’unité et de la réconciliation européenne. Des sœurs bénédictines de Montmartre y accueillent toujours de nombreux pèlerins, dont tous les jeunes qui feront cet été le pèlerinage en Pologne !

 

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