In Altum

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Connaissez vous l'origine de l'aspirine ?

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 125)

Indice :"au bord des eaux abondantes, telle une pousse de saule , il l'a planta" (EZ 17-5) 

L’acide acétylsalicylique…  un nom difficile à prononcer ! Pourtant ce « médicament » est, depuis plus d’un siècle, l’un des plus vendus dans le monde : il est plus connu sous le nom d’aspirine. Mille cinq cents tonnes d’aspirine sont consommées chaque année en France !

 L’aspirine est la version synthétique de la salicine, une molécule isolée par les chimistes à partir de l’écorce de saule. Déjà dans l’Antiquité, Assyriens, Égyptiens et Chinois utilisaient le saule pour soulager douleurs et fièvres, et le médecin grec Hippocrate recommandait à ses patientes de mâcher un peu d’écorce de saule pour soulager les douleurs de l’enfantement... Mais cet usage s’était perdu jusqu’à ce qu’un pasteur anglais, Edward Stone, en redécouvre les vertus antipyrétiques (c’est-à-dire contre la fièvre) au XVIIIe siècle : il prit comme hypothèse que, planté par Dieu « les pieds dans l’eau », il devait soulager les maux dus aux pieds dans l’eau, c’est-à-dire essentiellement la fièvre ! Puis c’est un pharmacien français, Pierre-Joseph Leroux, qui isola en 1829 la salicine à partir de l’écorce de saule et un pharmacien et chimiste strasbourgeois, Charles Gerhardt, qui obtint ensuite pour la première fois de l’aspirine en 1853, mais sans le savoir !

 Outre son pouvoir antalgique (contre la douleur), le saule contient de nombreux autres composés aux vertus antiseptiques et antioxydantes. Il soulage ainsi douleurs rhumatismales ou musculaires, maux de dos, de dents ou de tête, fièvres et états grippaux… On l’utilise en décoction (écorce de saule mise à infuser dans de l’eau frémissante) ou en teinture-mère (macération d’écorce de saule dans une solution hydro-alcoolique, à l’abri de la lumière, pendant plusieurs semaines). Certains même en font un sirop en combinant écorce de saule, miel et citron !

 On dénombre plus de cinq cents espèces de saule, formant la famille des Salicacées. Parmi elles le saule blanc, de son nom latin Salix alba, est l’espèce la plus commune. Le nom « salix » viendrait en fait du Celte et signifierait « proche de l’eau ». Le saule blanc est originaire d’Europe et d’Asie. C’est un arbre de taille moyenne, mesurant généralement dix à douze mètres de haut, mais qui peut atteindre jusqu’à vingt-cinq mètres, et qui aime les sols humides et calcaires. Ses feuilles ont une forme de lance : on les dit « lancéolées ». Le bois de saule peut servir à la confection de manches d’outils, et ses rameaux, ou osier, sont très utiles pour la confection de paniers en vannerie. Le saule est aussi une espèce mellifère, qui a l’avantage d’offrir aux abeilles le pollen dont elles ont besoin, très tôt dans l’année.

 Bref, on devrait toujours avoir un saule près de chez soi, et ce ne sont pas les lapins de Saint-Pierre-de-Colombier qui vous contrediront sur ce point !

 

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