In Altum

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Respect de la vie : un grand pas en avant aux États-Unis

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 141)

« Jour historique » pour les évêques américains ; « jour sombre » selon le Premier ministre français : une décision de la Cour suprême américaine datée du 24 juin remet en cause

le droit à l’avortement aux États-Unis. Explication.

 

En 1973, la Cour suprême américaine, par l’arrêt Roe v. Wade, déclarait que le 14e amendement de la Constitution protégeait le droit des femmes à choisir de poursuivre ou non leur grossesse. Dès lors, les lois interdisant l’avortement étaient anticonstitutionnelles. Cette décision fut interprétée comme la consécration d’un droit à l’avortement.

 

La décision de ce 24 juin entend mettre fin à cette interprétation. Par l’arrêt Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, la Cour confirme la constitutionnalité d’une loi du Mississippi interdisant l’avortement après quinze semaines, abolissant ainsi l’interprétation née de l’arrêt de 1973. Selon le texte soutenu par six des neuf juges, «  l’arrêt Roe vs Wade était manifestement erroné dès le départ. […] Sa logique était particulièrement faible, et la décision a eu des conséquences désastreuses. […]  L'avortement présente une question morale profonde. Nous considérons que la Constitution ne confère pas un droit à l'avortement. Elle n'interdit pas aux citoyens de chaque État de réglementer ou d'interdire l'avortement. Roe et Casey [arrêt de 1992 qui confirme Roe] se sont arrogé cette autorité. Nous annulons maintenant ces décisions et rendons cette autorité au peuple et à ses représentants élus. »

 

Comme le disent les évêques américains, « pendant près de cinquante ans, l'Amérique a appliqué une loi injuste qui a permis à certains de décider si d'autres peuvent vivre ou mourir ; cette politique a conduit à la mort de dizaines de millions d'enfants à naître, des générations privées du droit de naître ».

 

Cette décision de la Cour suprême rend ainsi à chaque État la liberté de légiférer sur le sujet. Près de la moitié des États américains sont ainsi sur le point d’interdire ou de restreindre sensiblement l’avortement sur leur territoire.

 

Cette décision est ainsi une bonne nouvelle pour les défenseurs de la vie. Elle montre qu’il est possible d’annuler des lois immorales. Aux États-Unis, cette décision est la conséquence de l’implication de militants motivés (photo : Marche pour la vie à Waxhington), soutenus par la prière et le courage d’évêques mobilisés sur cette question. Souhaitons qu’en Europe aussi, nous puissions bientôt remporter une semblable victoire… !

 

Enfin, une autre décision de la Cour suprême des Etats-Unis (photo ci-contre) rendue cette semaine est à remarquer. Dans l’affaire Carson v. Makin, la Cour s’est opposée à l’État du Maine qui voulait exclure les écoles religieuses d’une aide à la scolarité au motif que ces écoles incluent la religion dans leur enseignement. Le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, a salué cette décision importante : « La Cour suprême a décidé à juste titre que la Constitution protège non seulement le droit d’être religieux, mais aussi celui d’agir religieusement. […] Dans notre société pluraliste, il est vital que toutes les personnes de foi puissent participer aux programmes publics et contribuer ainsi au bien commun. »

 

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