In Altum

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L’orfèvrerie

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 142)

À l’origine, l’orfèvrerie désignait l’ensemble des objets fabriqués en métaux précieux. Ce n’est que peu à peu que la joaillerie se distingua de l’orfèvrerie. Les métaux mis en œuvre en orfèvrerie sont principalement l’argent, les alliages à base de cuivre (laiton et bronze) destinés à être dorés ou argentés, et l’or.

 

L’avènement du christianisme en Europe, autour du VIe siècle, entraîna un fort développement des objets liés à la célébration du culte. Le plus célèbre des ateliers fut celui d’Eloi (588-660), au service du roi Clotaire II puis de Dagobert. Lorsqu’il fut canonisé, Eloi devint le saint patron des orfèvres.

À la fin du XIIe siècle, l’apparition d’une bourgeoisie très aisée entraîna le développement de l’orfèvrerie de table, jusque sous Louis XIV.

 

À partir de la fin du XVIIIe siècle, âge d’or de l’orfèvrerie française, l’État réglemente le commerce des objets en métaux précieux en imposant des dosages précis, appelés « titres », dans l’alliage entre le métal précieux et son autre composant, généralement du cuivre : 950‰ ou 800‰. En outre, tout objet en argent massif doit obligatoirement comporter deux poinçons : l’un en forme de losange, gravé aux initiales du fabricant, l’autre, dit de « garantie », de forme octogonale et marqué d’une tête de Minerve, comportant un numéro indiquant le titre. Les objets en métal argenté reçoivent quant à eux deux poinçons carrés, l’un comportant les initiales du fabricant, l’autre (facultatif) indiquant le poids en grammes d’argent déposé. Enfin, les objets en or sont marqués d’un poinçon de garantie en forme de tête d’aigle, qui certifie que le titre de l’or apposé est supérieur à 750‰ (soit 18 carats), ainsi que du poinçon du fabricant.

 

D’autres titres de l’or existent, ainsi que des alliages comprenant aussi de l’argent, dont la proportion variable donne au métal des tons vert, rose, rouge ou gris.

 

Pour la fabrication, le métal est d’abord mis en forme en fonderie ou bien par martelage ou repoussage sur une pièce en bois. Les différents éléments de la pièce sont ensuite soudés ou rivetés entre eux. Enfin, des opérations de finition se succèdent : polissage, gravure à la pointe ou à l’acide, gaufrage dans une presse marquée par des motifs en relief, damasquinure, qui consiste à incruster par martelage un métal de couleur différente dans une cavité préalablement établie, puis à rabattre les bords de la cavité sur celui-ci. Après ponçage, la jonction des deux métaux est invisible. Enfin, des pierreries ou verroteries peuvent être serties. Des émaux sont parfois aussi ajoutés. Ils sont soit uniformément teintés dans la masse, puis peints et vitrifiés, soit cloisonnés par des bandelettes d’or formant un dessin puis teintés variablement.

 

La période allant du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe marque un tournant. Dans un premier temps, la mécanisation des techniques, notamment avec l’apparition de la dorure par électrolyse, rend les pièces d’orfèvrerie moins chères. Un second temps est marqué par l’abandon des décors riches au profit de formes beaucoup plus dépouillées. Peu à peu, le savoir-faire décrit ci-dessus s’estompe lui aussi…

 

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