In Altum

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Les prières eucharistiques (suite et fin)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 26)

Après la nature de la Prière Eucharistique, expliquons davantage les quatre grandes prières eucharistiques.

La première prière

La première prière eucharistique a longtemps été la seule en usage en occident, globalement depuis l’instauration du missel dit « de saint Pie V » (1570) jusqu’au missel actuel dit « de Paul VI » (1969), soit pratiquement 400 ans ! Elle est connue depuis au moins saint Ambroise de Milan, et son usage s’est assez généralisé (mais sans exclusion) en occident, bien avant 1570. A première vue, il peut sembler difficile de comprendre ce canon, d’y voir une unité, un texte avec un enchaînement logique rigoureux, quand ce n’est pas l’impression de répétition qui parfois s’en dégage. Certains spécialistes essayèrent d’en supprimer ce qu’ils pensaient êtres des doublets (des prières qui revenaient au moins 2 fois, même si ce pouvait être sous une forme légèrement différente) : on obtint alors un texte comme démembré. Mieux valait le laisser ainsi, ou quasiment. D’où cette particularité pouvait-elle provenir ? Des rapprochements ont été faits avec des canons de liturgies orientales, et en particulier en Egypte, où l’on trouva des ressemblances assez frappantes. Certains conclurent qu’il faudrait chercher l’originalité de cette prière eucharistique dans le fait qu’elle reprendrait les prières de bénédictions juives, et, bien qu’ayant subi des transformations par rapport à elles et aux premières prières chrétiennes, elle aurait une antiquité assez vénérable.

La deuxième prière

La deuxième prière eucharistique vient de prières relatées par St Hippolyte, prêtre romain au III° siècle. Il n’est pas sûr qu’il en soit lui-même le rédacteur. Il s’agit de la prière eucharistique la plus courte, au style bien condensé, bien en accord avec la liturgie romaine en général. Elle est donc ancienne, et elle a une préface propre que le célébrant n’est pas obligé de prendre, s’il choisit cette prière eucharistique ; il peut opter pour une autre préface.

Les prières 3 et 4

Les prières eucharistiques trois et quatre ont toutes les deux été composées pour le missel romain de 1969. Elles sont donc récentes. La troisième prière eucharistique se caractérise par des références bibliques peu usitées dans les autres. Le texte fait notamment une référence très nette au sacrifice dont parle de le prophète Malachie (Ml 1, 11), que l’Eglise considère toujours comme annonce du sacrifice de Jésus. Ainsi il est clair que chaque Messe est le sacrifice parfait offert en tout lieu et à tout moment qui glorifie Dieu. La prière demande aussi à Dieu de nous associer si bien à ce sacrifice que nos vies deviennent elles-mêmes une offrande qu’Il puisse agréer. La particularité de la IV° prière eucharistique tient en ce qu’elle déploie toute l’histoire du Salut, en formant ainsi une continuité et un enchaînement logique obligeant à prendre la préface de cette même prière. L’histoire du Salut est relatée jusqu’à, pourrait-on dire, sa consommation dans le royaume que Jésus instaurera définitivement à Son retour dans la gloire.

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