In Altum

Mensuel catholique gratuit
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Inédit : la parabole de la vigne

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 35)

Nous savons combien la vigne est une plante chère à Notre Seigneur. Plusieurs fois dans l’Evangile, Il nous donne des enseignements en se servant de cette image. C’est aussi le fruit de la vigne qu’Il a choisi pour nous donner son précieux sang. Virginie, spécialiste, a bien voulu nous parler de cet élément de la Création qu’elle affectionne particulièrement. « Le cep de  vigne est avant tout un être vivant avec des racines, un pied, une tête de saule (haut du tronc), des sarments qui sont autant de membres, des yeux (bourgeons), des feuilles dont les stomates (pores) permettent à la plante de respirer et de transpirer, des vrilles qui permettent aux rameaux (appelés sarments lorsqu’ils se transforment en bois) de s’accrocher aux fils de fer et qui ressemblent à deux petits doigts. De même qu’un enfant a besoin de règles, d’une éducation, d’un cadre pour savoir ce qui est bien ou mal, la vigne a besoin d’être taillée, maîtrisée et cadrée. Et malgré les bons soins prodigués par le vigneron, il se peut que le fruit  se gâte parce qu’il subit des influences extérieures (pluies, grêle, vent, champignons…) et il en va de même de parents qui ont beau élever leur enfant du mieux qu’ils peuvent, ils ne sont pas à l’abri de le voir sortir du droit chemin parce qu’il subit l’influence de mauvaises fréquentations. La vigne ne parle pas mais elle s’exprime par la couleur de ses feuilles, la qualité, la quantité et le diamètre de ses sarments. Comme chaque enfant est unique, chaque pied l’est aussi et chacun demande une réflexion particulière. En hiver, c’est la période de dormance (repos) et c’est là qu’on taille chaque pied. Devant chaque pied il faut s’arrêter quelques instants pour voir si la taille de l’année précédente était bonne ou s’il faut la corriger. Au printemps, on laboure le sol pour le réchauffer plus rapidement et retourner les mauvaises herbes qui pourront être des concurrentes pour les racines de la vigne en pompant l’eau qui leur est nécessaire. Sur les sarments on voit peu à peu les bourgeons grossir jusqu’à sortir de leur coton ou bourre (c’est le débourrement). Et au fil des jours et des semaines, on voit sortir de ce bourgeon d’abord 2-3 feuilles puis tout un rameau et des inflorescences qui donneront plus tard les grappes plus ou moins importantes. A partir de mai se développent les rejets au pied du cep. Ils sont enlevés car ils ne sont pas fructifères et parce qu’on souhaite que la sève soit disponible pour le reste du pied, qu’elle ne se disperse pas inutilement et qu’elle alimente les rameaux qui porteront des fruits. Pendant tout ce temps, la vigne continue de pousser. A un moment donné, la végétation devient trop lourde pour tenir toute seule, il faut alors la maintenir en l’air  avec des ficelles ou des fils releveurs (c’est le palissage). Pendant le palissage, la vigne ressemble à une classe d’élèves en juin, cela sent déjà les vacances et si le professeur s’absente quelques minutes, cela vire très vite au cauchemar… Etre dans les vignes, c’est aussi être au milieu de la création toute la journée et de ce fait ne jamais connaître deux journées identiques car le ciel est à chaque fois différent. Il y a souvent des petites joies qui mettent du baume au cœur : un arc-en-ciel ; un nid d’oiseau sur le haut du tronc (tête de saule) dans les cépages qui font beaucoup de feuilles. En automne il y a le passage des oiseaux migrateurs : oies sauvages, grues… La nature est belle et bien faite, le Bon Dieu a bien fait les choses ! »

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