In Altum

Mensuel catholique gratuit
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Objectif conscience

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 39)

Alors que la médecine avançait à petit pas, Hippocrate fait faire un grand bond à l’humanité. En écoutant la voix de sa conscience, il sauve des vies.       

 Un appel sur le portable de l’interne de garde

- Allo, Elsa, je ne te dérange pas ? Je t’appelle au secours, parce qu’avec la dernière blague de Léa, j’ai failli perdre patience. - Qu’est ce qu’elle a dit ? - On parlait d’éveil à la foi et d’initiation à la prière et elle a dit que l’éveil à la foi ne l’intéressait pas, mais qu’elle voulait bien aller à l’initiation à la foire… - Et qu’est ce que tu voudrais que je fasse ? - Je sais bien qu’une interne des hôpitaux de Paris n’a pas de temps à perdre, mais j’aimerais bien que tu l’emmènes prendre l’air. Elle t’admire beaucoup. Toi, tu obtiendras quelque chose d’elle. Avec nous, c’est mademoiselle NON. Écoute, je dois aller au musée d’histoire de la médecine pour une exposition temporaire, si tu veux, je la prends à 13h30, et avant de revenir, nous passerons à la boutique et je lui offrirai un souvenir, elle sera très contente.

Léa au musée

Léa a été d’une gentillesse exquise avec sa tante, et même drôle face au mannequin anatomique. Les bistouris et les scies d’amputation ne lui ont pas fait peur. Elle s’est transformée en moulin à paroles devant le tableau de Girodet : Hippocrate refusant les présents d’Atarxerxès. - Regarde, Léa, Atarxerxès, le roi des Perses offre des présents qu’Hippocrate refuse. - Pourquoi a-t-il dit NON ? Est-ce de soigner les perses ou les cadeaux qu’il refuse ? - Il a dit qu’il refusait de soigner un peuple ennemi des grecs. Mais, il a peut-être été prudent. - Il avait peur de quoi ? - De ne plus pouvoir soigner son peuple, et d’être obligé de fournir des poisons au roi pour ses ennemis personnels en échanges de tous ces cadeaux. - Cela lui était déjà arrivé ? - Hippocrate mettait en garde ses élèves contre ce danger. Il leur faisait jurer de ne pas le faire, en plus de respecter le secret médical. - Un secret ? Qu’est ce qu’ils ne devaient pas dire ? - Secret ! Moi aussi, je dois garder des secrets à l’hôpital, et après ma thèse je prêterai serment. En fait, en soignant le roi de Macédoine, Hippocrate s’est aperçu que le roi était malade à cause de sa passion pour une femme de la cour. Il fallait la discrétion. - J’ai compris, mais ce qui m’inquiète c’est que Maman m’a dit que les impôts servaient aussi pour les hôpitaux. Tu es peut être payé par le président ! - Presque ! Mais, j’ai un avantage que n’avait pas Hippocrate : je connais Jésus Christ ! Mais prie pour que je sache dire Non quand il faudra que je sois fidèle à ma conscience… Si tu veux, je vais t’acheter la carte postale du tableau à la boutique souvenirs. - Non, pas de cadeau, je me souviendrai de ce que tu m’as dit cet après-midi. Ce sera notre secret.

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