In Altum

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Deus Caritas est (1/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 47)

Voir article Deus caritas est (2/2)

En 2014 In Altum vous propose une rétrospective sur l’enseignement de Benoît XVI : ses encycliques en questions réponses !

Quelle est la plus grande révélation du Christianisme ?

La plus grande merveille, c’est que Dieu est amour (1 Jn 4, 16).

On distingue souvent entre l’amour ‘eros’ et l’amour ‘agapè’. Qu’est-ce que cela signifie ?

Eros et Agapè sont deux mots grecs. L’eros, c’est l’amour-désir ; l’agapè, c’est l’amour-don. L’amour ‘eros’, c’est le désir de ce qui nous comble, c’est l’aspiration au bonheur, et même à l’ivresse du bonheur. L’amour ‘agapè’, c’est le don de soi pour l’autre, c’est la bienveillance envers autrui. Cet amour pousse même à se sacrifier pour l’autre.

Le Nouveau Testament insiste sur l’Agapè et ne parle jamais de l’Eros. Cela signifie-t-il que l’Eros est mauvais ?

Avant le christianisme, les grecs privilégiaient l’Eros. Ils y voyaient comme une « folie divine » qui offre à l’homme à une ivresse de bonheur. Malheureusement, le culte de l’Eros les a conduits à des pratiques abominables comme… la « prostitution sacrée » ! Cela ne signifie pas que l’eros soit mauvais en soi, mais qu’il a absolument besoin de purification.

Un Père de l’Eglise, le Pseudo-Denys, si connu pour son élévation vers Dieu par l’amour, parle de l’amour divin à la fois comme Eros et comme Agapè. Cela peut-il se rattacher à la Bible ?

Lisons Osée 11, 8-11 où Dieu dit au peuple d’Israël si infidèle : Comment t’abandonnerais-je, Israël ? ... Mon cœur se retourne contre moi. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël. On voit là que Dieu aime passionnément son peuple, Il ne peut se résoudre à l’abandonner : c’est un amour de désir (= Eros) ; et cet amour pousse Dieu à pardonner : c’est là un amour de bonté (= Agapè). Dans l’Evangile, on voit Jésus en croix crier : J’ai soif (Jn 19, 28). Il a soif que l’on ait soif de Lui ! C’est bien là un amour-désir (Eros). Et pour étancher cette soif, Jésus ne recule pas devant le sacrifice de la croix. C’est là l’amour du don suprême (Agapè).

Il apparaît donc qu’en Dieu, Eros et Agapè se rejoignent. Quelle incidence cela a-t-il sur l’amour humain ?

L’amour entre époux, mais aussi l’amour en famille, entre amis, est source de joie et constitue un chemin de bonheur. En ce sens-là, l’amour humain est amour-désir (eros). Mais les obstacles à l’amour sont nombreux et, pour ne pas s’enliser dans l’égoïsme, cet amour doit aussi être don de soi pour l’autre (agapè). C’est seulement ainsi que l’amour connaît un beau développement. Jésus nous a donné le commandement de l’amour. Mais l’amour est un sentiment et cela ne se commande pas ! Quand on perçoit l’amour de Dieu envers nous, nous pouvons éprouver un sentiment de joie. Mais l’amour ne se contente pas de ce sentiment ; il appelle aussi l’engagement de la volonté pour répondre à cet amour. C’est pourquoi l’amour peut être un commandement.

Le commandement de l’amour est très beau. Mais n’est-il pas trop exigeant ?

Jésus ne se contente pas de nous donner le commandement de l’amour ; Il veut aussi vivre en nous afin de nous donner la force d’aimer. Celui qui me mange vivra par moi (Jn 6) dit Jésus : c’est pourquoi, nous devons aller à la messe !

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