In Altum

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Deus Caritas est (2/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 48)

2014 : rétrospective sur l’enseignement de Benoît XVI. Ses encycliques en questions réponses.

Voir Deus Caritas est (1/2)

C’est bien joli de prêcher l’amour… mais concrètement, ça engage à quoi ?

Comme dans la parabole du bon Samaritain, l’amour doit se traduire en actes pour secourir ici et maintenant les hommes que nous côtoyons. Et Dieu sait si, grâce aux nouveaux moyens de communication, notre rayon d’action s’élargit !!! C’est le rôle de l’Eglise, au même titre que l’annonce de la Parole ou l’administration des sacrements…

De l’Eglise ? Qu’elle serve de guide spirituel, certes, mais, pour le reste, l’Etat pourvoit, non ?

Le Christ lorsqu’Il est venu parmi les hommes ne s’est pas contenté d’enseigner… Il a aussi visité, soigné, réconforté les hommes. A sa suite, poussée    par l’Esprit Saint qui « met le cœur des croyants au diapason du cœur du Christ », l’Eglise va au devant des souffrances et des besoins – même    matériels – des hommes, et ce depuis les premières communautés : il suffit pour s’en convaincre de lire le témoignage des actes des Apôtres (cf. Ac,  6) ou de contempler la vie des saints, de St Martin de Tours à Mère Teresa !

Mais en accomplissant quelques œuvres charitables, ne rend-on pas finalement la vie des malheureux supportable, dispensant alors de faire réellement bouger les choses ? Ne participe-t-on pas ainsi au maintien d’un ordre social injuste ?

Pour le coup, c’est le rôle de l’Etat que d’établir un ordre juste. La doctrine sociale de l’Eglise peut l’aider en cela par l’éclairage de la foi. Elle aidera le politique à purifier sa raison, potentiellement obscurcie par la tentation de l’intérêt personnel ou du pouvoir. Par ailleurs, quelle que soit la société même la plus juste, l’amour sera toujours nécessaire : amour-consolation dans la souffrance, la solitude… sinon on s’affranchit de l’homme en tant qu’homme et on en vient à une conception très matérialiste où l’homme n’aurait besoin « que de pain » !

Qu’est-ce qui différencie la charité chrétienne et ecclésiale d’une œuvre sociale quelconque ?

Elle doit être la réponse à une nécessité humaine immédiate avec professionnalisme certes, mais surtout attention du cœur pour exclure l’humiliation du prochain secouru, indépendamment de n’importe quelle stratégie politique ou idéologique, et gratuitement, sans recherche de prosélytisme.

Pourriez-vous dresser un portrait biblique de tout responsable de l’action caritative de l’Eglise ?

Ainsi… (1) L’amour du Christ ayant conquis son cœur devient dynamique pour son action. (2) La charité est plus qu’une activité : l’action concrète demeure insuffisante si l’amour n’en est pas le moteur ! (3) En se reconnaissant humblement petits instruments dans la main de Dieu, il relativise à la fois les succès et les échecs, se préservant ainsi soit de l’orgueil, soit du découragement !

Et pour conclure ?

"L’amour est possible, et nous sommes en mesure de le mettre en pratique parce que nous sommes créés à l’image de Dieu… et Dieu est Amour !"

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