In Altum

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La douleur des guerres et l'Espérance

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 55)

« C’est maintenant l’heure des larmes »

Le Pape s’est rendu le 13 septembre au cimetière militaire de Redipuglia pour le 100ème anniversaire de la 1ère guerre mondiale... […] Me trouvant ici, en ce lieu, non loin de ce cimetière, je trouve seulement à dire : la guerre est une folie. […] La guerre détruit. Elle détruit aussi ce que Dieu a créé de plus beau : l’être humain. La guerre défigure tout, même le lien entre les frères. La guerre est folle, son plan de développement est la destruction, vouloir se développer au moyen de la destruction ! La cupidité, l’intolérance, l’ambition du pouvoir… sont des motifs qui poussent à décider de faire la guerre, et ces motifs sont souvent justifiés par une idéologie ; mais d’abord il y a la passion, il y a une impulsion déformée. L’idéologie est une justification, et quand il n’y a pas d’idéologie, il y a la réponse de Caïn : « Que m’importe ? », « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9). La guerre ne regarde personne en face : personnes âgées, enfants, mamans, papas… « Que m’importe ? ». […] Toutes ces personnes, qui reposent ici, avaient leurs projets, avaient leurs rêves…, mais leurs vies ont été brisées. Pourquoi ? Pourquoi l’humanité a-t-elle dit : « Que m’importe ? » Aujourd’hui encore, après le deuxième échec d’une autre guerre mondiale, on peut, peut-être, parler d’une troisième guerre mondiale combattue « par morceaux », avec des crimes, des massacres, des destructions…Pour être honnête, la première page des journaux devrait avoir comme titre : « Que m’importe ? ». Caïn dirait : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». […]  " C'est le propre des sages....de demander pardon et de pleurer" Ici il y a beaucoup de victimes. […] Il y a les pleurs, il y a le deuil, il y a la douleur. Et d’ici nous rappelons les victimes de toutes les guerres. Aujourd’hui encore, les victimes sont nombreuses… Comment cela est-il possible ? C’est possible parce que, aujourd’hui encore, dans les coulisses, il y a des intérêts, des plans géopolitiques, l’avidité de l’argent et du pouvoir, il y a l’industrie des armes, qui semble être tellement importante !Et ces planificateurs de la terreur, ces organisateurs de l’affrontement, comme également les marchands d’armes, ont écrit dans leurs cœurs : « Que m’importe ? ».C’est le propre des sages, que de reconnaître leurs erreurs, d’en éprouver de la douleur, de les regretter, de demander pardon et de pleurer. Avec ce « Que m’importe ? » qu’ont dans le cœur les affairistes de la guerre, peut-être gagnent-ils beaucoup, mais leur cœur corrompu a perdu la capacité de pleurer. Caïn n’a pas pleuré. Il n’a pas pu pleurer. […]. Avec un cœur de fils, de frère, de père, je vous demande à vous tous, et pour nous tous, la conversion du cœur : passer de « Que m’importe ? », aux larmes. Pour tous ceux qui sont tombés dans le « massacre inutile », pour toutes les victimes de la folie de la guerre, en tout temps. Les pleurs. Mes frères, l’humanité a besoin de pleurer, et c’est maintenant l’heure des larmes.

Le Pape François en Albanie

Le dimanche 21 septembre, le Pape a accompli son premier voyage apostolique en Europe. Extraits de ses messages.  Vêpres avec les prêtres, religieux, séminaristes et laïcs engagés Je ne savais pas que votre peuple avait tant souffert ! […] Toutes ces photos des martyrs : on voit que ce peuple a encore la mémoire de ses martyrs, de ceux qui ont tant souffert ! Un peuple de martyrs… […] Ils ont tant souffert. Ils ont souffert physiquement et psychiquement, et aussi cette angoisse de l’incertitude : s’ils seraient fusillés ou non, et ils vivaient ainsi, avec cette angoisse. Et le Seigneur les consolait… […] Ils nous disent que pour nous, qui avons été appelés par le Seigneur pour le suivre de près, l’unique consolation vient de lui. Malheur à nous si nous cherchons une autre consolation ! Malheur aux prêtres, aux religieux, aux sœurs, aux novices, aux personnes consacrées quand ils cherchent des consolations loin du Seigneur ! […] Je ne veux pas devenir votre “bourreau”, ici ; mais sachez-le bien : si vous cherchez de la consolation ailleurs, vous ne serez pas heureux ! De plus : tu ne pourras consoler personne, parce que ton cœur n’a pas été ouvert à la consolation du Seigneur.  Homélie de la messe Dans un passé récent, la porte de votre pays a […] été fermée, bloquée par le verrou des interdictions et des prescriptions d’un système qui niait Dieu et empêchait la liberté religieuse. Ceux qui avaient peur de la vérité et de la liberté faisaient tout pour bannir Dieu du cœur de l’homme et exclure le Christ et l’Église de l’histoire de votre pays, même si celui-ci a été parmi les premiers à recevoir l’Évangile. […] En repensant à ces décennies d’atroces souffrances et de très dures persécutions contre les catholiques, les orthodoxes et les musulmans, nous pouvons dire que l’Albanie a été une terre de martyrs : beaucoup d’évêques, de prêtres, de religieux, de fidèles laïcs, de ministres du culte d’autres religions, ont payé de leur vie leur fidélité. […] Combien de chrétiens ne se sont pas pliés devant les menaces, mais ont continué sans vaciller sur la route entreprise ! Je me rends spirituellement à ce mur du cimetière de Scutari, lieu-symbole du martyre des catholiques, où on exécutait les fusillades, et avec émotion je dépose la fleur de la prière et du souvenir reconnaissant et impérissable. Le Seigneur a été à côté de vous, chers frères et sœurs, pour vous soutenir. […] L’aigle, représenté sur le drapeau de votre pays, vous rappelle au sens de l’espérance, à remettre toujours votre confiance en Dieu, qui ne déçoit pas mais qui est toujours à nos côtés, surtout dans les moments difficiles. Angélus Je m’adresse en particulier à vous, les jeunes ! On dit que l’Albanie est le pays le plus jeune d’Europe et je m’adresse à vous. Je vous invite à construire votre existence sur Jésus-Christ, sur Dieu. Celui qui construit sur Dieu construit sur le roc, parce que lui est toujours fidèle, même si nous manquons de fidélité (cf. 2 Tm 2,13). Jésus nous connaît mieux que quiconque ; quand nous nous trompons, il ne nous condamne pas mais il nous dit : « Va et désormais ne pèche plus » (Jn 8,11). Chers jeunes, vous êtes la nouvelle génération, la nouvelle génération de l’Albanie, l’avenir de la patrie. Avec la force de l’Évangile et l’exemple de vos ancêtres et l’exemple de vos martyrs, sachez dire non à l’idolâtrie de l’argent […] non à la fausse liberté individualiste, non aux dépendances et à la violence ; et au contraire dire oui à la culture de la rencontre et de la solidarité, oui à la beauté inséparable du bien et du vrai ; oui à la vie dépensée avec grandeur d’âme et fidélité dans les petites choses. Ainsi vous construirez une Albanie meilleure et un monde meilleur, sur les traces de vos ancêtres.  

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