In Altum

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Bienheureuse Anne-Marie Javouhey (1779-1851) (1/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 57)

Une âme au cœur missionnaire...

En route pour Paris où il va sacrer Napoléon, Pie VII fait halte à Chalon. Parmi la foule accourue à sa rencontre, quatre jeunes paysannes, quatre sœurs, sont là, très émues. N’ont-elles pas eu l’audace de demander une audience ? Et la grâce -qui frise le miracle- de l’avoir obtenue ? Reçues avec bonté par le pape, elles repartent chez elles fortifiées dans leur dessein de se donner à Dieu et de Le servir là où Il les conduirait. Ces quatre filles appartiennent à une solide famille chrétienne exploitant, près de Dijon, un vaste domaine : la famille Javouhey. L’aînée et l’âme de ce quatuor a reçu au baptême le nom d’Anne-Marie mais, dans le pays, elle est davantage connue sous celui de Nanette, son nom de guerre. Car elle en a eu du cran, pendant la tourmente révolutionnaire, la toute jeune Nanette ! N’a-t-elle pas fait passer la Saône à un prêtre traqué, participé à l’organisation de messes clandestines ou encore, quand les révolutionnaires avaient mis le feu au château, bravé les flammes pour atteindre la chapelle afin de sauver l’ostensoir et le calice ? Resplendissante de santé, intelligente et pleine de vie, Nanette désire mettre tous ses dons au service du Seigneur et entraîne ses sœurs à sa suite. Mais où aller ? Que faire pour réaliser ce désir ? Il semble que Dieu ait voulu faire mûrir cette âme de feu, entière et peut-être un peu trop pressée, par un long temps –près de 5 années- où elle cherche et tâtonne, avec diverses tentatives qui n’eurent aucun succès. Comme il est beau alors de la voir grandir en humilité, en disponibilité, en confiance malgré les échecs ! Enfin, Dieu répond à cette âme généreuse, alors qu’elle le supplie une nouvelle fois de lui faire connaître sa volonté, par une vision qui lui semble tout d’abord bien étrange : des hommes à la peau noire – elle n’en a alors jamais vu ! - lui tendent des mains implorantes, comme pour la supplier de venir à leur secours. Puis, une voix se fait entendre : « Ce sont les enfants que Dieu te donne. Je suis Sainte Thérèse et je serai la protectrice de ton ordre ». La vocation missionnaire d'Anne-Marie est née et, dès lors, tout se déroule à merveille : L'évêque de Dijon bénit le projet, les vocations affluent et la jeune communauté, qui  s'installera bientôt à Cluny, sera vite connue sous le nom de "sœurs de Saint Joseph de Cluny",  rendant célèbre dans la France entière - en attendant que ce soit dans le monde - la robe bleue des vendangeuses de Bourgogne, avec la grande coiffe retombant sur les épaules et le large plastron blanc. Dès 1817, la congrégation, qui ne cache pas son ardent désir missionnaire, est demandée pour s’occuper d’œuvres d’éducation et de bienfaisance dans les colonies françaises : l’Ile Bourbon (l’actuelle Réunion), le Sénégal, la Guadeloupe, la Guyane… Les premières années,  la Mère Javouhey se contente de voir embarquer ses filles et de les aider de son mieux à distance. Non pas qu’elle ait oublié la vision « des enfants que Dieu lui donnait » ou que l’envie lui en manquât! De fait, partir est son désir le plus cher… mais elle a le généreux courage de faire passer son devoir d’état avant les désirs de son cœur. Elle comprend qu’il lui faut d’abord affermir les bases de sa toute jeune congrégation... Mais lorsque, en conscience, il lui semble que sa présence n’est plus indispensable, avant même que ses filles puissent objecter quoi que ce soit, elle décide d’embarquer à bord de « La Panthère », direction le Sénégal ! C’est le 1er février 1822. Anne-Marie Javouhey a 43 ans. Pour lire la suite, cliquez ici.

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