In Altum

Mensuel catholique gratuit
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Je suis blanche et noire et je prends mon envol en octobre

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 77)

« Même (…) l’hirondelle et le martinet observent le temps de leur migration. Mais mon peuple ne connaît pas le droit du Seigneur ! » (Jr 8, 7) Comme vous le savez tous, l’arrivée des hirondelles dans nos régions annonce le printemps et lorsqu’elles se rassemblent sur les fils électriques, c’est la fin de l’été. Poussées par leur instinct, elles entreprendront le grand voyage de plusieurs milliers de kilomètres qui les conduira vers l'Afrique, où la température plus clémente et l'abondance d'insectes volants assureront leur survie. Mais connaissons-nous ce petit volatile qui fait lever nos yeux vers le ciel ? La famille des hirondelles (hirundinidés) compte cinq espèces en Europe, migratrices pour la plupart. Pour votre culture générale, voici leurs noms : Hirondelle des rivages, Hirondelle des rochers, Hirondelle rousseline, Hirondelle rustique et Hirondelle de fenêtre. C’est sur ces deux dernières, les plus fréquentes dans nos régions, que nous insisterons. A Saint-Pierre-de-Colombier, quand nous montons vers ND des Neiges, un nuage d’oiseaux nous accompagne souvent par des cris stridents. Ce sont des Hirondelles de fenêtre, Delichon urbica en langage scientifique. Cette espèce niche généralement en colonie, surtout en agglomération (d’où leur nom « urbica » du latin urbs, is : ville) sous les fenêtres, les gouttières, les escaliers… au grand désespoir des sœurs à Saint-Pierre qui ballaient et nettoient en vain les paliers des portes… Elles nichent aussi sur les parois rocheuses. L’Hirondelle de fenêtre visite nos régions d’Europe généralement d’avril à octobre. Elle est facilement identifiable par son croupion blanc tranchant sur le reste du dessus noir, la queue moyennement fourchue noire contraste avec le reste du dessous blanc. (voir ci-dessus) A la différence de l’Hirondelle rustique (Hirundo rustica) qui a le dessous blanc-beigeâtre avec un collier noir et un croupion rouge (photo du bas), sa longue queue fourchue se repère au vol.  Les rapaces sont leurs prédateurs qu’elles signalent par un « ti-flit » nerveux. Elles sont, quant à elles, campagnardes et fréquentent les fermes, les villages… Elles trouvent logis dans les granges, écuries et étables où elles façonnent leurs nids en forme de petite cuvette d’argile. Ces deux espèces retrouvent leur nid d’une année à l’autre, le restaurent si nécessaire ; il est donc important pour nous de ne pas les détruire car, revenant d’Afrique pour se reproduire, elles n’ont pas le temps d’en refaire un nouveau avant de pondre, c’est une question de survie de l’espèce. « L’hirondelle (…) a trouvé un nid pour abriter ses petits… » (Ps 84,4) Elles sont un baromètre naturel : lorsqu’elles volent au ras du sol pour attraper les insectes, c’est signe d’orage. Terminons par un petit fioretti de st François : au village de Cannara, il se mit à prêcher et ordonna aux hirondelles de se taire afin de se faire entendre. Celles-ci obéirent, puis elles se remirent à louer Le Seigneur dès que saint François le leur permit.

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