In Altum

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Objectif Lune

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 183)

La littérature l'avait prédit !

 

« Alors que nous continuons à percer les mystères du cosmos, j’aimerais vous rappeler l’un des mystères les plus importants sur Terre : l’amour. Le Christ a répondu à la question du plus grand commandement en disant qu’il fallait aimer Dieu de tout son être. » Ces mots sont ceux de l'astronaute Victor Glover, membre de l’équipage d’Artemis II de la NASA. Ainsi Science et Foi ne s’opposent pas, comme nous le disait déjà Pasteur: « Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène. »
C'était la première fois depuis la mission Apollo 17, en 1972, que des êtres humains retournaient dans le voisinage de la Lune. Le but de la mission était de montrer qu’il était encore techniquement possible d’envoyer des hommes à proximité de notre satellite. En passant derrière la face cachée de la Lune (photo), l’équipage était à environ 400 000 km de la Terre, battant ainsi le dernier record.

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L'un des premiers récits de voyage vers la Lune à nous être parvenu est celui de Lucien de Samosate au IIe siècle dans Histoires vraies. Pendant qu’il voyageait en bateau, il a été pris dans une tempête et un tourbillon l’aurait élevé dans les airs, le portant pendant sept jours et sept nuits jusqu’à apercevoir une grande terre, une espèce d'île brillante, de forme sphérique et éclairée d'une vive lumière : la Lune. Le récit de Lucien ne fait pas partie du genre moderne de la science-fiction, c’est-à-dire une histoire vraisemblable dans laquelle on irait sur la Lune à l’aide de la science. C’est plutôt une satire pour se moquer des historiens et des poètes de l'Antiquité qui présentaient des mythes comme des vérités.

Jules Verne est l’un des premiers à avoir donné une description vraisemblable d’un voyage vers la Lune, dans son livre  De la Terre à la Lune. Il  imagine un canon de 270 m de long, coulé directement dans le sol en Floride. Ces données ne sont pas dûes au hasard : Jules Verne, aidé de son ami Henri Garcet, avait calculé qu’il fallait une vitesse de 11 km/s pour se libérer de l’attraction terrestre. Si le canon avait était trop court, les hommes auraient été écrasés. De plus, la Floride est située à proximité de l’équateur, là où la vitesse de rotation est la plus grande, ce qui donne une vitesse initiale plus importante. On peut cependant noter qu’une longueur de 270 m est bien insuffisante ; il aurait fallu un canon de plusieurs centaines de kilomètres de long !

Enfin, Hergé, avec Tintin, a remplacé le canon par la fusée en s’inspirant des fusées V2 allemandes (d'où le design rouge et blanc à damier, qui servait à mieux observer la rotation de l'engin sur les films de test). De plus, là où Verne n’avait pas rendu correctement compte de la pesanteur (ses héros ne flottent que très brièvement au point de rupture entre l'attraction terrestre et lunaire), Hergé, lui, montre que dès que le moteur s'arrête, c'est l'apesanteur totale.
Ainsi, nos auteurs ont préparé les voyages vers la Lune qui continueront toujours à nous faire rêver car, selon le mot de Jules Verne : « Tout ce qu’un homme est capable d’imaginer, d’autres hommes seront capables de le réaliser. »

Crédit photo : © NASA

 

 

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