WE Foyers : éduquer les enfants à l'amour du sacerdoce et à la vocation

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Récollection de Foyers - 2e trimestre 2021

"Nous ne pouvons pas nous passer de prêtres ! " Le ministère ecclésial

3 - Éduquer les enfants à l'amour du sacerdoce et à la vocation

Voici le 3e texte de la récollection de Foyers du 2e trimestre 2021. Vous trouverez le premier enseignement ici, et le deuxième ici !

A) FAIRE COMPRENDRE AUX ENFANTS LE MYSTÈRE DU SACERDOCE

Il nous semble important dans le développement de cette partie sur l’éducation des enfants de faire comme une synthèse de ce que nous avons dit, dans la première causerie, sur le Sacrement de l’Ordre à partir de deux textes importants du Magistère :

Le directoire pour le ministère et la vie des prêtres (31-1-1994) met bien en valeur la dignité de la consécration par l’ordination sacerdotale : elle configure l’ordonné au Christ, en le faisant participer au pouvoir sanctificateur, magistériel et pastoral du Christ et en lui permettant d’agir in persona Christi Capitis (7). Le prêtre, consacré au Christ de manière nouvelle et privilégiée, est configuré au Christ Époux de l’Église et acquiert une paternité spirituelle et réelle vis-à-vis de la communauté qui lui est confiée (58). Le Saint Curé d’Ars disait devant la grandeur du Sacerdoce : “Oh que le prêtre est quelque chose de grand ! S’il le comprenait, il en mourrait !

St Jean-Paul II, dans l’Exhortation apostolique sur la formation des prêtres (25-3-1992) écrivait : “Par l’ordination, chers amis, vous avez reçu l’Esprit même du Christ, qui vous rend semblables à Lui afin que vous puissiez agir en son nom et vivre en vous-mêmes ses propres sentiments. Tandis que cette intime communion avec l’Esprit du Christ assure l’efficacité de l’action sacramentelle que vous accomplissez “in persona Christi”, elle requiert également de s’exprimer dans la ferveur de la prière, dans la cohérence de la vie, dans la charité pastorale d’un ministère orienté vers le salut des frères. En un mot elle requiert votre sanctification personnelle” (33).

Vous trouverez les mots adaptés pour faire découvrir le mystère du sacerdoce à vos enfants. Ils ne le comprendront, bien sûr, que s’ils savent qui est Jésus ! Un exemple qui fait souffrir en ce temps de grave ignorance religieuse : un enfant qui se préparait à sa première communion (sans savoir ce qu’était le Sacrement de l’Eucharistie qu’il allait recevoir !) n’a pas voulu dire ses péchés à ce Monsieur qu’il ne connaissait pas et qui avait une drôle d’écharpe autour du cou ! On comprend l’enfant : Il ne sait pas qui est Jésus, il ne sait pas ce qu’est l’Eucharistie, comment pourrait-il savoir qui est le prêtre et la raison pour laquelle il devrait dire « ses bêtises » à ce Monsieur qu’il ne connaît pas !

Rappelez-vous aussi ce que nous avons dit : le sacrement de l’Ordre fait entrer dans un Ordre institué par Jésus. Faites bien découvrir à vos enfants la hiérarchie : Pape, évêques, prêtres, diacres. Cela leur permettra petit à petit d’exercer leur discernement ! Ce n’est pas simple en ce temps de grave crise du sacerdoce. Ils devraient, c’est évident, beaucoup aimer le Pape, les évêques et les prêtres et ne pas les critiquer, mais les divisions dans l’Église dont on parle dans les Médias ne les aident pas…

B) FAIRE CONNAÎTRE AUX ENFANTS DES SAINTS PRÊTRES.

Sachons présenter à nos enfants la vie de St Jean-Marie Vianney que St Jean-Paul II aimait tant ! Saint Jean Marie Vianney peut tellement les aider à aimer Jésus, les sacrements et l’Église. Saint Jean Bosco, le prêtre de la joie, qui a communiqué la joie à beaucoup de jeunes, ne peut pas ne pas enthousiasmer vos enfants. Pendant nos colonies et nos activités auprès des enfants, nous voyons les fruits – surtout auprès des garçons – lorsque nous leur parlons de Saint Jean Bosco, l’apôtre des jeunes. En 1835, il était admis au grand séminaire. "Jean, lui dit sa mère, souviens-toi que ce qui honore un clerc, ce n'est pas l'habit, mais la vertu. Quand tu es venu au monde je t'ai consacré à la Madone; au début de tes études je t'ai recommandé d'être Son enfant; sois à Elle plus que jamais, et fais-La aimer autour de toi."

Le Saint Padre Pio est aussi un modèle quasi parfait d’identification à Jésus. Il est ordonné prêtre le 10 août 1910, en la cathédrale de Benevento (Campanie). Au dos de la petite image souvenir de son ordination, il écrivit : « Jésus, mon souffle et ma vie, aujourd’hui, en tremblant, je vous élève dans un mystère d’amour. Qu’avec Vous, je sois, pour le monde, Voie, Vérité et Vie, et, par Vous, prêtre saint, victime parfaite. Ainsi soit-il. » En 1916, il arrive au couvent de San Giovanni Rotondo (Pouilles, à 130 km au nord-est de sa ville natale) où il demeurera jusqu’à sa mort, partageant sa vie entre l’autel et le confessionnal. Jésus lui confie une mission « Sanctifie-toi, et sanctifie les autres ». Padre Pio s’offre en victime pour les pécheurs et pour les âmes du Purgatoire. Le 20 septembre 1918, il reçoit les stigmates visibles et permanents qu’il gardera pendant 50 ans, jusqu’à sa mort. Il vit des périodes extrêmement dures pendant lesquelles il est persécuté, notamment entre 1931 et 1933 où il ne peut plus célébrer en public, ni confesser, et doit rompre tout contact avec ses directeurs spirituels, puis au début des années 1960. En 1947, débutent les travaux de son Œuvre : l’Hôpital de la Maison du Soulagement de la Souffrance de San Giovanni Rotondo qui sera inaugurée en 1956 ; il crée également des Groupes de Prière, aujourd’hui répartis dans le monde entier. Il meurt le 23 septembre 1968, vêtu – en digne  fils de saint François – de sa bure de capucin, en répétant ces paroles : « Jésus … Marie … Jésus ».

N’hésitez pas également à leur parler de la vie du Grand Serviteur de Dieu qu’est St Jean-Paul II. Il a conquis des millions de jeunes pendant sa vie, il continuera à en conquérir encore plus maintenant qu’il vit au Ciel et qu’il agit, nous ne pouvons pas en douter. Pour nous, comment pourrions-nous ne pas parler de notre Père Fondateur ? Il nous a donné l’exemple de la fidélité et du courage, de la patience, de la persévérance et de la confiance, de l’amour sans limite et de la jeunesse de cœur jusqu’à sa mort. Tous ces exemples de Saints prêtres ne pourront que donner à vos enfants l’amour du sacerdoce.

C) SAINT DOMINIQUE SAVIO ET LE PETIT PRÊTRE DE MERKSEN

Vous pouvez aussi faire découvrir à vos enfants deux garçons qui les enthousiasmeront :

Saint Dominique Savio. Il est issu d'une famille relativement pauvre, il est le deuxième de dix enfants. Son père était forgeron, et sa mère, couturière. Pieux, il lui est permis de faire sa première communion à l'âge de sept ans (alors qu'à l'époque la règle est d'attendre douze ans). Comme il est intelligent, ses parents tentent de lui donner une instruction complète. Mais le village de Murialdo où réside la famille ne possède pas d'école. Dominique fera chaque jour, 4 fois par jour, les 4 km qui le séparent de Castelnuovo, où il y a une école. Don Bosco visite la région en 1854 : on lui parle de ce garçon pieux et intelligent. Après un examen, il décide de le prendre dans son école, l'Oratoire Saint-François de Sales, qui se trouve à Turin, dans le quartier de Valdocco. Il fonde un groupe de jeunes, la Compagnie de l'Immaculée Conception, ayant pour but l'édification et la sanctification de ses membres. On lui prête des visions prophétiques au cours desquelles il entrevoit le rétablissement officiel de la religion catholique en Angleterre.

Dominique Savio tombe malade en juin 1856, Don Bosco inquiet, l'envoi respirer l'air natal à Mondonio pour que Dominique Savio retrouve sa santé, il rentre à la Compagnie de l'Immaculée Conception et y reste jusqu'à sa dernière maladie qui lui sera fatale. Il revient chez ses parents pour mourir de la tuberculose en odeur de sainteté.

Herman Wint. Il a été surnommé le « petit prêtre de Merksem en Belgique ». Il a vécu de 1931 à 1941. Herman a fait, à sa demande, sa première communion à l’âge de 6 ans. Depuis ce jour il est allé à la Messe chaque matin avec son papa. Sa maman était superficielle et ne les suivait pas. Son papa lui demanda ce qu’il voulait faire plus tard : « prêtre ou rien du tout ! » lui répondit-il ! Il voulut commencer par être d’abord enfant de chœur en vue de se préparer au sacerdoce. Il disait à ses amis : « si vous voulez demander quelque chose à Jésus, passez par moi, je suis plus près de Lui ! » Chaque jour, il se levait à 5h30 pour aller à la Messe et il récitait son rosaire avec les 3 chapelets. Il célébrait sa Messe à la maison. Les prêtres à qui il servait la Messe étaient émerveillés par la sainteté d’Herman. Il connaissait tout le Missel et avertissait le prêtre au moindre oubli. Il eut une plaie virulente au pied. Son papa lui demanda de rester couché, mais devant la souffrance morale d’Herman : « ma Messe, ma communion ! », il le laissa libre. Herman se traînait dans une immense souffrance pour faire les kilomètres pour aller à l’église, mais il eut sa Messe et sa communion tous les jours ! Il était très persévérant dans ses prières. Son papa étant au chômage, il fit une neuvaine au Sacré Cœur, mais pas de travail ! Il en fit 24 de suite. A la 25e, il dit à Jésus : « c’est la dernière ! » A la fin de la neuvaine, son papa trouva du travail ! A la suite d’un accident, sa santé va se détériorer et il mourra à l’âge de 10 ans. Alors qu’il est dans le Coma, il fait le geste d’élever l’hostie et on dit qu’il a vu la Sainte Vierge avant de mourir. Le petit Herman Wint est peut-être le fruit spirituel de l’offrande d’un bienheureux prêtre belge, mort quelques années avant lui : le Père Poppe, né en Belgique en 1890, d’une famille de 11 enfants. Son père était un boulanger pauvre. Il est mort alors qu’Édouard n’avait que 16 ans. Il aurait dû travailler pour subvenir aux besoins de sa famille mais sa maman le laissa continuer ses études pour qu’il puisse devenir prêtre. En tant que prêtre, il aura un grand succès auprès des enfants de la croisade eucharistique. Il découvre que la fécondité de la Mission du prêtre n’est pas dans le succès mais dans l’offrande avec Jésus en sacrifice. Il comprend qu’il faut des prêtres saints pour sauver le monde. Il s’offre pour l’obtention de ces prêtres saints. Il est mort le 10 juin 1924. Paul VI le considérait comme le modèle des prêtres pour notre temps.

Nous aimerions vous faire connaître un autre jeune, capable d’enthousiasmer vos adolescents et vos jeunes : Jean Collé, né à Brest le 12 juillet 1921 et mort à Brest, le 9 septembre 1944, en héros chrétien. Il voulait être prêtre. A 20 ans, il entre au séminaire puis part en Allemagne comme STO volontaire afin d’être militant JOC auprès des jeunes français. La Gestapo le repère et le redoute. Il est refoulé en France. Il continua à servir dans la Croix Rouge pendant les bombardements à Brest. Le 9 septembre 1944, eut lieu la terrible explosion de l’abri Sadi Carnot : 373 français et 500 allemands moururent. Jean sauva plusieurs personnes et il mourut en entrant à nouveau dans l’abri pour sauver d’autres personnes ! Il a vécu héroïquement jusqu’au bout sa spiritualité sacerdotale : « Toute la vie doit être une Messe. Mon travail est l’autel où je dois m’offrir avec le Christ. N’est-ce pas là qu’il me donne rendez-vous ? Offrons-nous ensemble. Offrons le travail de ceux qui ne pensent pas à offrir. Ne sommes-nous pas des médiateurs ? Dans la joie du Christ qui se donne à nous dans la mesure où nous nous abandonnons à Lui. »

D) QUE DIRE AUX ENFANTS DES SCANDALES DE PRÊTRES DONT ON PARLE ?

L’Église est vraiment « secouée » par les trop nombreux scandales de prêtres, mais tous les prêtres, heureusement, ne sont pas des pédophiles. Les scandales font beaucoup de tort à l’Église. Ces réflexions de mamans font mal : « je ne veux pas laisser mon garçon, seul, avec le prêtre qui va le confesser ou le laisser jouer avec les frères ! » Rappelons d’abord ce que Jésus a dit au sujet des scandales concernant les enfants : « Malheur à celui par qui le scandale arrive ! Il vaudrait mieux pour lui qu’on lui passât une pierre à moudre autour de son cou et qu’il fût jeté dans la mer plutôt que de scandaliser un seul de ces petits ! Prenez-y bien garde » (Lc 17, 2). Le Père nous rappelait souvent cette autre phrase évangélique : « simples comme la colombe, prudents comme le serpent ». Ne soyons pas systématiquement soupçonneux, mais soyons priants et vigilants ! Et surtout : tolérance zéro pour les prêtres qui ont pu avoir des attitudes douteuses avec des enfants ou adolescents ! Saint Jean Bosco accueillait tous les garçons, mais il était intraitable avec ceux qui entraînaient les autres à l’impureté. Notre Père avait la même énergie. Ne parlons pas davantage des prêtres pédophiles que des prêtres saints !!! On parle trop aux enfants de ces scandales dans les Médias, à l’école ou en d’autres lieux. Vous avez les grâces d’état pour savoir que dire à vos enfants s’ils vous posent des questions sur ce sujet, mais élevons leur esprit vers la beauté du sacerdoce, vers la sainteté du sacerdoce et attention à ne pas les faire patauger dans la boue.

E) LE SACREMENT DE L’ORDRE DANS LA VIE DES APÔTRES

Il nous semble important de développer dans cette cinquième partie ce que nous avons dit, concernant le sacrement de l’Ordre. Les modèles de ceux qui sont ordonnés sont Jésus et les apôtres. Le sacrement de l’Ordre, ce n’est pas seulement le presbytérat vécu dans la fonction de curé ! Le sacerdoce, c’est d’abord la vie apostolique, l’imitation de la vie des apôtres qui ont vécu la vie de pauvreté, de chasteté et d’obéissance de Jésus, qui ont évangélisé en imitant Jésus en étant tout à tous et tout à Dieu et qui ont parcouru le monde. Saint Paul disait aux Corinthiens : « Le Christ ne m'a pas envoyé baptiser, mais annoncer l'Evangile » (1Co 1, 17). Notre mission d’apôtres de l’Amour, comme le rappelait souvent le Père, veut être une imitation de la mission des apôtres.

Saint François a vraiment été identifié à Jésus. Notre-Seigneur lui a fait partager ses stigmates dans les derniers mois de sa vie. Il n’a pas voulu être prêtre par humilité. Citons ce qu’a dit Benoît XVI, le 18 avril dernier, aux 3000 franciscains qu’il accueillait à Castel Gondolfo : « Le Poverello s'est transformé en Évangile vivant capable d'attirer au Christ des hommes et des femmes à toute époque, particulièrement les jeunes qui préfèrent la radicalité aux demi-mesures ». Le Père nous a souvent cité l’exemple de Saint François qu’il aimait tout particulièrement pour nous inviter à l’humilité. Avec Mère Marie Augusta, il redoutait beaucoup l’orgueil sacerdotal pour leurs fils. Le sacerdoce ne doit pas être recherché en vue d’un pouvoir pour dominer, mais d’un ministère pour servir humblement en tant que « sacrement » du Christ !

F) NE PAS AVOIR PEUR DE PARLER DE LA VOCATION À VOS ENFANTS.

La crise des vocations sacerdotales et religieuses doit nous interpeller. Que faisons-nous pour y remédier ? C’est Jésus qui appelle, c’est vrai, mais sommes-nous ses témoins ? N’avons-nous pas peur que Jésus appelle l’un ou l’autre de nos enfants à tout laisser pour Le suivre ? Prions-nous vraiment pour les vocations dans notre propre famille ? Sans contraindre la liberté de nos enfants, il est possible de leur parler de la grandeur et de la beauté de la vocation.

Permettez-moi de vous donner un témoignage personnel : si je suis religieux prêtre aujourd’hui, je le dois à ma mère. C’est elle, la première, qui m’a fait envisager la vocation sacerdotale. Je n’avais pas encore 10 ans lorsqu’elle avait laissé sur la commode de ma chambre un livre qui s’intitulait : « beauté et grandeur du sacerdoce ». Je n’ai jamais lu ce livre car je n’aimais pas lire les livres mais le titre m’avait interpellé. Elle m’a parlé, ensuite, de la possibilité d’entrer au petit séminaire d’Aubenas en 6e. J’ai réfléchi, prié, et j’ai dit « oui ». Dans l’action de grâce de ma Communion solennelle (je n’avais pas encore 11 ans  car je la faisais avec ma sœur qui avait 12 ans), j’ai dit à Jésus un « oui définitif et irrévocable pour être prêtre ». Ce « oui », hélas, je l’ai repris à la fin de la troisième et j’ai dit « non » pendant 9 ans ! Mais la Miséricorde de Dieu a été grande et, à l’âge de 25 ans, j’ai redit un « oui » définitif pour entrer dans notre Famille Missionnaire… j’en suis pleinement heureux. Que ce témoignage vous aide pour ne pas avoir peur de parler de la vocation à vos enfants sans contraindre leur liberté, bien évidemment. Jésus a besoin de collaborateurs pour répercuter son « viens et suis-moi ».

Ne pensez pas, après vous avoir donné ce témoignage, que nous voulons attirer vos enfants chez nous. Nous répétons souvent ce que disait notre Père : « nous ne désirons que ceux que Dieu veut pour nous. Pour ceux que Dieu veut pour une autre vocation, nous voulons les aider à réaliser leur vocation ». L’Église a besoin de vocations de prêtres diocésains, de religieux prêtres et de consacrés. C’est dans la pluralité et la complémentarité de ces vocations qu’elle peut exercer sa mission intégrale.

Les modèles de vocations pour les filles ne manquent pas : la Sainte Vierge, d’abord. Sa mission maternelle précède la mission des apôtres. Une consacrée a une mission maternelle importante dans l’Église. Elle peut être Mère des âmes, Mère de prêtres. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus aurait aimé être prêtre. Bien sûr, elle n’a pas revendiqué l’ordination des femmes, mais elle a beaucoup prié et offert pour les prêtres tout comme Marthe Robin qui a continué sa mission. Mère Térésa est aussi un grand modèle. Le Père nous a souvent rappelé que, pour nous, c’était Mère Marie Augusta, notre grand modèle d’apôtre de l’Amour. Elle est vraiment – pour tous les frères et sœurs - notre Mère.

Nous ne pouvons que vous inviter à prier Louis et Zélie Martin pour être très disponibles à la Volonté de Dieu pour la vocation de vos enfants. Louis et Zélie avaient pensé à la vie consacrée. Ce n’était pas leur vocation, c’est évident. Mais leurs cinq filles, qui ont survécu, se sont toutes données à Dieu ! Quelle récompense doit-elle la leur au Ciel aujourd’hui ! Les parents qui ne s’opposent pas à la vocation de leurs enfants reçoivent de grandes grâces de Dieu.

CONCLUSION

Au terme de nos approfondissements sur le sacrement de l’Ordre, écoutons encore St Jean-Paul II sur la vocation sublime de la Vierge Marie : “Marie est un exemple sublime de consécration parfaite, par sa pleine appartenance à Dieu et par le don total d’elle-même. Proche du Christ, avec Joseph, dans la vie cachée de Nazareth, présente auprès de son Fils dans les moments cruciaux de sa vie publique, la Vierge est maîtresse pour montrer comment suivre le Christ sans conditions et Le servir assidûment. En elle «sanctuaire du Saint-Esprit», brille ainsi toute la splendeur de la créature nouvelle. La vie consacrée la considère comme un modèle sublime de consécration au Père, d’union avec son Fils et de docilité à l’Esprit, dans la conscience qu’embrasser le genre de vie virginale et pauvre du Christ signifie faire sien également le genre de vie de Marie. La personne consacrée est appelée, comme Jean, à prendre avec elle la très sainte Vierge Marie (cf. Jn 19, 27) : elle l’aimera et elle l’imitera avec la radicalité propre à sa vocation, et elle fera l’expérience, en retour, d’une tendresse maternelle toute spéciale. La Vierge lui communique l’amour qui lui permet d’offrir chaque jour sa vie pour le Christ, en coopérant avec Lui au salut de monde. C’est pourquoi le rapport filial avec Marie constitue la voie privilégiée de la fidélité à l’appel reçu et une aide très efficace pour progresser dans sa réponse et vivre en plénitude sa vocation (VC 28).

Nous vous avons parlé de la solitude et du découragement de beaucoup de prêtres diocésains et nous vous avons invité à les aider. Citons la conclusion de l’émouvant témoignage de St Jean-Paul II à l'occasion du 50e anniversaire de son ordination sacerdotale : "En concluant ce témoignage sur ma vocation, je voudrais m'adresser à tous mes Frères dans le sacerdoce : à tous sans exception ! Je le fais avec les paroles de Saint Pierre : «Ayez donc d'autant plus de zèle, Frères, pour affermir votre vocation et votre élection. Ce faisant, pas de danger que vous tombiez jamais» (2 P 1, 10). Aimez votre sacerdoce ! Soyez fidèles jusqu'au bout ! Sachez y reconnaître le trésor évangélique pour lequel cela vaut la peine de tout donner...Tout nouveau prêtre apporte une bénédiction spéciale : «Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur». De fait, c'est le Christ lui-même qui vient en chaque prêtre. Si Saint Cyprien a dit que le chrétien est un «autre Christ» - Christianus alter Christus -, à plus forte raison on peut dire : Sacerdos alter Christus.

Puisse Dieu aider les prêtres à rester conscients du don qu'ils ont reçu et à le mettre en œuvre activement. Puisse-t-il susciter chez de nombreux jeunes une réponse prompte et généreuse à son appel à se dépenser totalement pour la cause de l’Évangile. Ce sera bénéfique pour les hommes et les femmes de notre temps qui ont tant besoin de sens et d'espérance. La communauté chrétienne s'en réjouira, car elle pourra aborder avec confiance les incertitudes et les défis du troisième millénaire désormais à nos portes.

Je demande à la Vierge Marie d'accueillir comme un hommage filial le témoignage que je donne, pour la gloire de la Sainte Trinité, et de le rendre fécond dans les cœurs  de mes Frères dans le sacerdoce et de nombreux fils de l’Église. Qu'elle en fasse une semence de fraternité également pour ceux qui, tout en ne partageant pas la même foi, m'écoutent souvent avec bienveillance et entrent en dialogue sincèrement !"                                       

Nous espérons que cette récollection vous aura permis de mieux comprendre l’importance du sacrement de l’Ordre. Nous vous redisons notre joie de vous accueillir avec vos enfants. Nous vous assurons de nos prières auprès de Notre-Dame des Neiges. Nous nous confions, à notre tour, à vos prières pour que nous accomplissions bien fidèlement la mission que Dieu nous confie.

Nous allons conclure notre récollection par l’adoration et la Bénédiction du Saint-Sacrement. Préparons-nous bien à cet important temps de prière que vous vivrez, comme la Messe : en famille. Vivons bien ce temps d’adoration comme un temps d’intimité amoureuse avec Jésus, réellement et substantiellement présent dans le sacrement de l’Eucharistie. Jésus nous bénira et nous donnera force et confiance !

Concluons par cette prière de St Jean-Paul II : “O Mère, qui veux le renouveau spirituel et apostolique de tes fils et de tes filles, par une réponse d’amour et d’offrande totale au Christ, nous t’adressons notre prière avec confiance. Toi qui as fait la volonté du Père, empressée dans l’obéissance, courageuse dans la pauvreté, accueillante dans ta féconde virginité, obtiens de ton divin Fils que ceux qui ont reçu le don de Le suivre sachent Lui rendre témoignage par une existence transfigurée” (VC 112)

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