Duc in altum !

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Homélie du dimanche 10 février 2019 - 5e dimanche du temps ordinaire (P. Bernard)

"Avancez au large, jetez les filets !" Pierre n'hésite pas un instant, il a toute confiance en son Maître. Jean-Paul II avait choisi ce texte au terme du grand jubilé de l'an 2000, pour nous inviter à ne pas avoir peur et à entrer avec confiance dans une nouvelle étape du chemin de l'Eglise, à l'aube du 2e millénaire.

Cependant, la réponse ne fut pas celle qu'il attendait. Avant de mourir, il nous a lancé un nouvel appel : "Levez-vous ! Allons !" Il nous invitait une fois de plus au courage...

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En cette veille de la fête de ND de Lourdes, n'oublions pas nos malades...

Bien chers amis, bien chères familles,

la Parole de Dieu, en ce dimanche, nous invite à grandir dans l’espérance. L’évangile révèle la Foi confiante de Pierre en Jésus. Pierre est un pêcheur chevronné, il a peiné toute la nuit sans prendre de poissons et Jésus lui demande d’avancer au large, alors que ce n’est plus le moment de jeter les filets au petit matin. Pierre n’hésite pas un instant, car il a tellement confiance en Son Maître ! C’est lui qui entraîne les autres disciples à obéir à Jésus et à jeter à nouveau les filets. La pêche miraculeuse qu’ils vont faire va les remplir d’effroi. Ils comprennent, en effet, par ce grand miracle, que Jésus n’est pas un homme comme les autres, mais qu’Il agit avec la Puissance de Dieu ! Il leur faudra encore du temps pour comprendre qu’Il est le Fils de Dieu en Personne. Mais déjà, ils croient qu’Il est le Messie attendu, ils ont confiance en Lui.

Saint Jean-Paul II avait choisi ce texte, au terme du Grand Jubilé de l’an 2000, pour nous inviter à ne pas avoir peur d’avancer au large et de jeter les filets : « Au début du nouveau millénaire, écrivait Jean-Paul II, alors que s'achève le grand Jubilé au cours duquel nous avons célébré les deux mille ans écoulés depuis la naissance de Jésus et que s'ouvre pour l'Église une nouvelle étape de son chemin, dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, après avoir de la barque de Simon parlé aux foules, invita l'Apôtre à « avancer au large » pour pêcher: « Duc in altum » (Lc 5,4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. « Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Duc in altum! Cette parole résonne aujourd'hui pour nous et elle nous invite à faire mémoire avec gratitude du passé, à vivre avec passion le présent, à nous ouvrir avec confiance à l'avenir: Jésus Christ est le même, hier et aujourd'hui, il le sera à jamais (He13,8)». Jean-Paul II pouvait penser, au terme du Grand Jubilé de l’an 2000, qu’un nouveau souffle venant de l’Esprit-Saint allait donner un grand zèle missionnaire aux baptisés. Hélas, dans les premières années du 21e siècle l’élan du Grand Jubilé est très rapidement tombé et, au terme de son Pontificat, Jean-Paul II, vivant héroïquement l’évangile supérieur de la souffrance nous donnait son dernier grand appel : « levez-vous ! Allons ! ». Avons-nous compris ce que Jean-Paul II nous demandait ? Un tout petit nombre, seulement, l’a compris. La crise de l’Eglise qui n’a cessé de grandir le confirme.

Le contexte évangélique des deux mots du dernier livre de Jean-Paul II est significatif : le Jardin des Oliviers au terme de l’agonie de Jésus. Notre-Seigneur dit à ses trois apôtres qui n’ont pas pu veiller une heure avec lui et qui dorment : « levez-vous ! Allons ! ». Jean-Paul II a voulu dire, en entrant dans les dernières semaines de sa vie terrestre et en participant à l’agonie de Jésus, aux baptisés endormis : « levez-vous ! Allons ! L’heure est au courage ! Qu’attendons-nous pour nous lever et pour avancer au large et jeter les filets ? Certes, nous pouvons ressentir la peur d’Isaïe pour répondre à la demande du Seigneur : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Un ange l’a purifié et fortifié. Il a répondu à Dieu : « Moi, je serai ton messager : envoie-moi ». Prions afin que de nombreux jeunes imitent Isaïe et les apôtres ? N’oublions pas le premier grand appel de Jean-Paul II : «n’ayez pas peur». Saint Paul est le grand apôtre missionnaire : il a fait, lui aussi, l’expérience de sa faiblesse. Il disait, dans la deuxième lecture : « je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, j’ai persécuté l’Eglise de Dieu, mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu ». Quel apôtre a-t-il été ! Quel zèle a-t-il déployé ! N’hésitons plus : la Puissance de Dieu se déploie dans notre faiblesse. Plus nous sommes humbles et petits, plus Jésus peut agir en nous !

Demain, lundi 11 février, nous ferons mémoire de Notre-Dame de Lourdes et nous vivrons la journée du malade. Faisons tous un effort pour visiter des malades et des personnes âgées et être de bons samaritains ! Nous n’oublierons pas l’homélie lumineuse de Benoît XVI à Lourdes le 15 septembre 2008. Le Pape émérite nous avait invités à quêter le sourire de Marie. Que voulait-il nous dire ? A Lourdes, la Vierge Marie est venu se pencher maternellement sur l’humanité malade et pécheresse. Elle l’a appelée à se convertir, à faire pénitence, à se laver et se purifier avec l’eau miraculeuse de Lourdes, à prier le chapelet et à venir en cette ville de Lourdes en pèlerinage. Invitons les malades et les personnes découragées par leurs péchés à quêter le sourire de Marie. Les plus grands miracles de Lourdes sont les conversions des grands pécheurs en amis fidèles de Jésus.

P. Bernard - 10 février 2019

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