Votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l’Esprit est votre vie !

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Homélie pour le Dimanche de la Passion

Dimanche 29 mars 2020

Bien chers amis,

nous voici entrés, en ce 5e dimanche de carême, dans la grande quinzaine de la Passion. Notre Père Fondateur et Mère Marie-Augusta ont toujours vécu cette quinzaine avec profondeur, compassion pour le Cœur de Jésus et grand recueillement : « Que la Passion soit l'objet de notre pensée, disait notre Mère ; que partout nous disions que la Croix est précieuse ; que ceux que nous approchons n'en aient plus peur : nous la leur ferons porter pour l'amour de Notre-Seigneur. »

Vivre la quinzaine de la Passion, les yeux fixés sur Jésus-Christ

La divine Providence, qui conduit tous les évènements de nos vies, a permis que notre Père Fondateur vive sa pâque le dimanche de la Passion, 2 avril 2006, un an jour pour jour après la pâque de Jean-Paul II. Notre Mère a vécu la sienne le Jeudi Saint, 11 avril 1963. Notre Fondateur, pendant les 9 dernières années de sa vie, a beaucoup souffert et offert dans l’amour, pour l’Eglise et Jean-Paul II. En ce dimanche de la Passion, comment ne pas repenser avec émotion à ces évènements qui restent toujours gravés en nos cœurs et nos mémoires, 14 années après ?

A 17h30, nous commencerons notre grande neuvaine, qui nous prépare au Triduum pascal. Vous pourrez la vivre avec nous grâce à la retransmission par internet. Vous connaîtrez ainsi davantage nos Père et Mère et ce qui les caractérisait particulièrement : leur ardeur d’amour, leur fidélité à l’évangile, le don de leur vie pour l’Eglise et le Salut des âmes. Quelle grâce d’avoir un tel Père et une telle Mère ! Merci Jésus, Marie et Joseph de les avoir si bien inspirés et guidés !

Notre Père Fondateur, en grande union avec Saint Jean-Paul II, a été un grand défenseur de la Foi. Il a interprété le Concile Vatican II dans la fidélité à la Tradition et l’ouverture aux hommes de notre temps.

Notre Mère a été très unie dans sa vie intérieure intense au Sacré Cœur de Jésus. Elle est, selon les mots mêmes de notre Fondateur, le Fondement des apôtres de l’Amour. Elle a exercé cette mission avec profondeur et enthousiasme, avec cette conviction, puisée dans son union au Cœur de Jésus : l’apostolat de l’amour est irrésistible !

Entrons, en ce carême 2020 pas comme les autres carêmes, avec Jean-Paul II et les conseils spirituels de nos Fondateurs dans cette grande quinzaine de la Passion et suivons Jésus, pas à pas. Il s’avance avec amour, détermination, mais aussi angoisse, vers Sa Passion.

S'ouvrir à l'espérance de la Résurrection

La prophétie d’Ezéchiel, lue comme première lecture, annonce les grands et enthousiasmants fruits de la Passion de Jésus : la résurrection spirituelle du Peuple de Dieu et le don de l’Esprit Saint.

Le psaume 129 exprime l’espérance des pécheurs, des agonisants et des âmes du purgatoire. La vie de l’homme ne prend pas fin avec la mort de son corps. Son âme spirituelle ne peut pas mourir. Il n’a pas été créé par Dieu pour le néant, mais pour la vie éternelle. Dieu donnera son pardon à tous ceux qui Lui demandent pardon et font pénitence.

Saint Paul a rappelé la Foi et l’Espérance des membres du Peuple de Dieu : si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l’Esprit est votre vie. Les chrétiens croient en la Résurrection de Jésus et en leur propre résurrection à la fin des temps.

L’évangile de ce dimanche rapporte le plus grand miracle accompli par Jésus pendant sa vie publique : la résurrection de Lazare, le frère de Marie-Magdeleine et de Marthe. Jésus l’aimait particulièrement. Averti par Marie et Marthe de la maladie de Lazare, Il ne se presse pas, cependant, de se rendre à son chevet. Jésus dit à ses apôtres : « Je me réjouis de ne pas avoir été là, à cause de vous, pour que vous croyiez ». Notre-Seigneur ne se réjouit pas de la mort de Lazare, c’est évident, mais des effets qui suivront la résurrection de Lazare : ses disciples et beaucoup de témoins croiront !

Jésus révèle à Marthe qu’Il est la Résurrection et la Vie. Il a un Cœur humain : Il pleure devant le tombeau de Lazare. Les Juifs présents disent : « voyez comme Il l’aimait ». Jésus, écrit Saint Jean, a frémi devant ce même tombeau. Ce frémissement pourrait être le signe de la colère du Fils de Dieu devant la mort de l’homme que Dieu ne voulait pas ! Jésus prie ensuite son Père avant d’accomplir le grand miracle de la résurrection de Lazare.

Demandons à la Vierge Marie et à tous nos amis du Ciel de ne pas douter en ce temps de grandes confusions. Notre Père Fondateur nous rappelait souvent cette conviction de Mère Marie-Augusta : si vous croyez, si vous croyez, vous verrez la Puissance du Cœur de Jésus. Oui, Jésus, je veux croire ! Bien chers amis, vous qui suivez cette Messe par internet, vous souffrez de ne pas pouvoir y participer physiquement et communier. Nous souffrons avec vous. Que Jésus, Marie et Joseph vous bénissent !

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