Comment m'est-il donné que la Mère de mon Sauveur vienne jusqu'à moi ?

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Homélie pour la solennité de l'Assomption

Lundi 15 août 2022

 

« Comment m’est-il donné que le Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ». Que cette exclamation de Sainte Élisabeth est belle mais aussi profondément juste ! Ne nous y habituons jamais. Aujourd’hui, cependant nous pourrions avoir précisément le sentiment inverse : La Vierge Maria accomplit sa Pâque, elle quitte la terre pour rejoindre son Fils au ciel, et les apôtres ont certainement l’impression de perdent leur mère. L’Église semble perdre sa mère, perdre la Mère !

Mais si nous avons l’audace d’aller voir au-delà du voile qui sépare le ciel et la terre, alors que la réalité est bien différente. Qu’elle fête au ciel en ce jour ou la Vierge Marie vient rejoindre avec son âme et son corps toute la cohorte céleste. Nos liturgies, si belles et sacrées soient-elles, ne peuvent refléter ne serait-ce qu’un rayon de la liturgie céleste que la Vierge Marie a pu alors contempler de ses yeux de chair. Qu'elle a dû être grande l’émotion de l’humble Vierge Marie devant tant de reconnaissance de la part de son Fils et de son Dieu, de la part de la Sainte Trinité, de la part de toute la cours céleste.

Oui, Vierge Marie, le Puissant a fait pour vous des merveilles, saint est son nom ! Mais non seulement pour vous, car sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Et qu'elle est grande sa miséricorde car finalement, l’Église ne perd pas sa mère, mais la Vierge Marie devient une Mère encore plus présente, plus efficace, plus maternelle ! Oui, même en ce jour où elle quitte cette terre, cette vallée de larme, nous pouvons nous aussi, à la suite de Sainte Élisabeth, mais aussi à la suite des apôtres et de toute l’Église, nous écrier : « Comment nous est-il donné que le Mère de Notre Seigneur vienne jusqu’à nous ». Elle ne vient plus de Nazareth, mais du ciel ! En ce jour bénit de l’Assomption, Notre Dame veux une nouvelle fois nous faire sentir sa présence maternelle car elle sait bien que nous en avons besoin, nous qui vivons dans se grand combat décrit par l’apocalypse et que nous avons entendu dans la 1ère lecture.

Humainement parlant, les forces sont inégales. Que peuvent une maman et son nourrisson devant un dragon enragé à sept têtes et dix cornes. Il est là posté prêt à dévorer l’enfant. La bataille est pour lui quasi achevée, il ne manque plus qu’un détail qui dans quelques secondes sera réglé. Mais le dragon à non seulement oublié qu’il n’est pas tout puissant, mais il a aussi oublié que le combat qu’il mène est précisément contre le Tout-Puissant. Il pense remporter la victoire et pourtant il n’a jamais été aussi proche de sa défaite finale. Jésus lui échappera, non seulement il lui échappera mais il l’écrasera, Satan sera vaincu à l’heure même où il pensait avoir remporté sa victoire, à leur de la croix. Et au pied de la croix se trouvait la Vierge Marie, qui est devenu notre mère et qui nous protège maternellement. Alors, l’apocalypse nous rapporte, quelques verset après la lecture de ce jour : « Le Dragon se mit en colère contre la Femme, il partit faire la guerre au reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus. Et il se posta sur le sable au bord de la mer. » Nous est alors ensuite rapporté toutes les tribulations que l’Église devra endurer avec les différentes bêtes qui viendront l’attaquer : le dragon rouge ; la bête noir et la bête déguisée en agneau. Mais la femme il ne peut plus lui nuire.

En ce jour, c’est certainement le message que Notre Dame veut nous donner : Je suis avec vous et Satan ne peut rien contre moi : N’ayez pas peur je vous protègerai si vous accepter de vous réfugier dans mon Cœur Immaculé. Oui, soyons convaincus que la Vierge Marie ne cesse de veillez sur ses enfants qui se confient à elle. Nous pouvons donc, même en ces temps difficiles, nous exclamer : « Comment nous est-il donné que le Mère de Notre Seigneur vienne jusqu’à nous » Qu’elle grâce ! Oui soyons convaincu en ce jour de la montée de Marie au ciel avec son corps et son âme que : « Déployant la force de son bras, [Dieu] disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. »

Mais n’oublions pas qu’il nous demande aussi la fidélité. Notre Dame nous rappelle en ces temps difficiles tous les messages qu’elle nous a déjà adressés : En 1846, à la Salette, La Vierge Marie pleure. Pourquoi ? Parce qu’on n’écoute pas son Fils, on ne respecte ni le nom de Dieu ni le dimanche. Elle dit même qu’elle ne peut plus retenir le bras de son Fils. Douze ans plus tard, elle apparaît à Lourdes et lance un l’appel pour la conversion des pécheurs. En 1880 à Pellevoisin, où notre pèlerinage de jeune est actuellement en train de vivre la fête de l’Assomption, La Vierge Marie dit à Estelle : « La France, que n’ai-je pas fait pour elle, et pourtant elle refuse d’entendre. Je ne peux plus retenir le bras de mon Fils. » On retrouve les mots de Notre Dame à la Salette.

Cependant, après la deuxième guerre mondiale, la Vierge Marie nous a préservés du fléau communiste en faisant encore prier des enfants à l’Ile Bouchard. Sainte Catherine Labouré, la voyante de la rue du Bac, peu avant sa mort disait : « Tout dépendra de la prière, mais la prière bien faite  ; elle arrêtera bien des malheurs, ils ne pourront pas faire tout le mal qu’ils voudraient… »

Alors en ce jour, oui, tournons nous vers la Vierge Marie avec un cœur très confiant et reconnaissant, mais n’oublions pas ces appels à la conversion. Elle attend aujourd’hui des actes concrets, une détermination du Cœur à être fidèle à son Fils à son Évangile, à œuvrer pour le salut des âmes. Oui : « Comment nous est-il donné que la mère de Notre Seigneur vienne jusqu’à nous, elle qui maternellement vient nous protéger et nous exhorter à la fidélité dans la foi. Consacrons-lui nos personnes toute entières et nous ne risquerons rien.

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