Il est resseré, le chemin qui conduit à la vie !

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Homélie pour le 25e Dimanche du Temps Ordinaire

Dimanche 19 septembre 2021

Réveillons notre conscience et notre responsabilité !

Une certaine gravité entoure les lectures de ce jour. En effet, elles nous mettent sans détour devant la responsabilité des actes que nous posons et elles nous font découvrir aussi la lutte qui se joue entre ceux qui recherchent le bien et ceux qui le méprisent. Bien que nous soyons spontanément choqués par la fourberie exercée contre le juste telle qu’elle nous a été rapportée dans la première lecture et qui s’accomplira parfaitement dans la condamnation de Notre Seigneur, nous ne sortons tout de même pas indemnes de l’exhortation de Saint Jacques dans la deuxième lecture. L’apôtre vient effectivement réveiller notre conscience et notre responsabilité dans les conflits de notre quotidien, qu’ils soient petits ou grands.

En ce 25ème dimanche du temps ordinaire, il nous est donc demandé de choisir de nouveau la voie que nous voulons prendre. De choisir entre le bien et le mal, c'est-à-dire de choisir entre Dieu ou le monde. Soit nous empruntons la voie large et spacieuse, la voie de la facilité et de la jouissance où l’esprit de ce monde ne cesse de nous attirer, soit nous empruntons le chemin étroit et escarpé de l’amour de Dieu et de la fidélité à l’Évangile qui nous est proposée par Notre Seigneur. Autrement dit, pour reprendre les mots de Saint Augustin, nous devons choisir entre l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi ou l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu. Il y a en effet une incompatibilité entre les deux. D’ailleurs si nous avions lu les versets de l’épître de saint Jaques qui suivent ceux de ce jour, nous aurions entendu cette affirmation : « Ne savez-vous pas que l’amour pour le monde rend ennemi de Dieu ? Donc celui qui veut être ami du monde se pose en ennemi de Dieu. » Le choix qui nous est demandé et que nous devons renouveler chaque jour a donc son importance.

Or, nous constatons, sans juger les cœurs pour autant, que la grande majorité de nos contemporains ont choisi le chemin large et facile, et ils ont par le fait même rejeté Dieu. Il est certain que beaucoup font ce choix par ignorance et nous devons les confier à la miséricorde de Dieu pour qu’un jour leurs yeux s’ouvrent. D’autres cependant, sont plus déterminés et engagés dans la lutte contre Dieu en prônant contre l’Évangile un soi-disant humanisme sans Dieu.

Or nous savons où mène une telle idéologie. Nous l’avons vu entre autre avec Karl Marx qui a voulu délivrer le peuple de la religion considérée comme de l’opium. Il a engendré le communisme avec tout son cortège de souffrances et de mort et qui continue aujourd’hui encore ses ravages. Nous l’avons vu également avec l’idéologie de Nietzsche qui proclamait la mort de Dieu et qui a inspiré l’horrible dictature nazie.

Mais nous le voyons encore aujourd’hui avec notre société sans Dieu qui continue de détruire l’homme. Nous le voyons par le crime abominable de l’avortement, par la manipulation de plus en plus abjecte des embryons, par le commerce des enfants dont la GPA, la PMA. Nous le voyons encore par la violence qui ne cesse de grandir autour de nous et par la peur que l’on veut instaurer dans toutes les intelligences pour priver les citoyens de leur liberté.

Comme le faisait remarquer le Père Jérôme, moine de Sept-Fons, nous sommes devant un athéisme fluide : « J'appelle ainsi cette sorte d'athéisme qui, jamais professé comme tel, se mélange sans tapage à d'autres philosophies, à nos problèmes personnels, à notre religion. Il peut imprégner sans que nous en ayons conscience notre jugement de chrétien. […] Une araignée tomberait dans notre vin, nous l'enlèverions d'un seul coup. Mais comment éliminer de mauvais grains de sel aussitôt dissous ? Nous nous croyons indemnes, et cependant nous applaudissons sottement à toutes sortes d'hypothèses, de postulats, de slogans, de prises de conscience, qui sapent nos croyances. Nous colportons des idées sans discerner leur étiquette d'origine. Le pire, c'est que des idées matérialistes peuvent demeurer dans notre esprit, sans qu'elles s'entrechoquent violemment avec les idées chrétiennes qui devraient aussi s'y trouver. Ce qui suggère que nos convictions chrétiennes n'ont pas une consistance bien ferme. Voilà le commencement de la défaite : le matérialisme fluide voisine en notre esprit avec notre christianisme probablement fluide lui aussi. »

Alors que devons nous faire ? Vivre notre foi. Redevenir comme des enfants avec cette confiance absolue en Dieu qui les caractérise, c’est bien le message de l’Évangile de ce jour. La tentation de rechercher la première place nous guette tous. A Mère Yvonne-Aimée, Jésus lui est apparu enfant toute une période pour qu’elle devienne elle aussi, à son tour, de plus en plus enfant. Dans son discours après la Cène, Jésus appelle ses disciples : « Mes petits enfants » et il leur révèle ce qu’il attend d’eux et ce qu’il attend de nous : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé – Si vous m’aimiez vous garderez mes commandements » ou encore : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait; mais vous n'êtes pas du monde: c'est moi qui vous ai mis à part du monde et voilà pourquoi le monde vous hait. »

Au cours de l’histoire, Notre Seigneur a permis à sa Mère de venir nous rencontrer pour nous rappeler le droit chemin et nous appeler à la conversion. En ce 19 septembre nous pensons particulièrement au message de Notre-Dame à la Salette. Si en 1846 la Vierge Marie pleurait, elle a bien plus de raison de pleurer en nos temps. Son appel doit nous toucher encore. Elle nous appelait à respecter le jour du Seigneur en participant à la messe et en arrêtant le travail. Elle pleurait devant tant de blasphèmes proférés contre son Fils et sur les péchés des prêtres et des évêques infidèles. Aujourd’hui elle doit pleurer bien davantage encore. Pleurer sur le peu de cas que l’on fait de Notre Seigneur présent dans le Très Saint Sacrement, sur le nombre de communions indignes et sacrilèges, sur notre capacité de vivre sans Dieu et sur la grande infidélité des membres de l’Église dans la transmission de la foi et l’appel à la sainteté.

Cependant, est-ce une raison pour désespérer ? Pour demeurer tristes et affligés ? Non bien sûr. Notre-Dame nous encourage et nous appelle à mener le combat.  Dans son secret donné à Mélanie elle nous dit : « J’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, […] Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous en vous pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. […] Combattez, enfants de lumière, vous petit nombre qui y voyez. » Alors oui, répondons à cet appel et soyons ces enfants fidèles de la Vierge Marie.

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