La loi du Seigneur est parfaite

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Homélie pour le 3e Dimanche de Carême

Dimanche 7 mars 2021

Ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes...

Bien chers amis,

entrons plus profondément en ce temps de grâces du carême. Que ce temps de grave crise, dont la plus grave est la crise spirituelle, ne nous fasse pas oublier que Jésus a vaincu Satan, le péché, la mort et qu’Il nous a mérité le Salut. N’ayons pas peur, ne nous laissons pas effrayer par les vagues de la tempête qui grondent. Nos Fondateurs ont préparé les membres de notre Famille religieuse à cette grande Tempête, et ce, depuis le début de la Fondation. Dans son union au Cœur de Jésus, Mère Marie-Augusta a eu cette conviction prophétique en l’année 1948 : nous aurions à mener et à faire mener le combat olympique de la pureté.

Qui peut dire aujourd’hui que l’amour humain n’est pas défiguré ? Mais une crise plus grave se manifeste en nos temps : la crise de la Foi, la grande apostasie ! Cette crise, redisons-le, n’est pas due au Concile Vatican II, mais à sa fausse interprétation par le courant progressiste-moderniste. Vatican II n’est pas une révolution. Le progressisme moderniste s’est lourdement trompé. La vérité n’est pas à chercher dans le soi-disant esprit du Concile, mais dans la fidélité aux textes interprétés dans la continuité avec tout l’enseignement dogmatique, moral et spirituel du Magistère de l’Eglise depuis Saint Pierre à nos jours. L’Eglise ne peut pas changer son enseignement, sa morale, sa spiritualité, sa structure. Son Fondateur est Jésus, vrai Dieu et vrai homme, notre Rédempteur, la Plénitude Personnelle de la Révélation.  

La première lecture de ce troisième Dimanche rappelle un évènement historique fondamental pour notre Foi : le don des 10 commandements de Dieu sur le Mont Sinaï.

Méditons attentivement ce que Dieu a dit à Moïse concernant les trois premiers commandements. Pouvons-nous dire en vérité que Dieu est à la première place dans notre vie en ce temps de grande apostasie ? La France, Fille aînée de l’Eglise, est bien infidèle aux promesses de son baptême. Et nous, sommes-nous fidèles ?

Le 4e commandement nous commande d’honorer notre père et notre mère. Nous ne pouvons que constater la déconstruction de la Famille dans le plan de Dieu. Nous remercions encore tous les baptisés, fidèles laïcs, qui, courageusement, n’ont pas peur d’aller à contre-courant en manifestant pour la défense de la Famille.

Le 5e commandement interdit le meurtre. Depuis la légalisation de l’avortement, plus de deux milliards d’enfants ont été mis à mort légalement dans le monde. C’est la guerre mondiale la plus effroyable de l’histoire de l’humanité : celle contre l’enfant sans défense dans le sein de sa maman. Une autre guerre se prépare : l’euthanasie. Serons-nous courageux et déterminés pour témoigner en tous temps du 5e commandement ?

Le 6e commandement est très clair : tu ne commettras pas d’adultère. St Jean-Paul II avait dit avec autorité qu’un commandement formulé en forme négative était toujours absolu. Il voulait dire qu’il n’existait aucun cas où l’adultère pourrait être considéré comme moral. L’adultère accompli en pleine connaissance et consentement est un péché mortel, qui ne permet pas de recevoir le sacrement de l’Eucharistie. Ayons le courage de le rappeler. Jésus n’a pas changé ce 6e commandement absolu.

Les 7e et 8e commandements sont aussi absolus : tu ne voleras pas, tu ne feras pas de faux témoignage ou tu ne mentiras pas. La conséquence de la désobéissance à ces deux commandements est la perte de confiance dans notre climat social délétère.

Les 9e et 10e commandements nous appellent à réfréner nos désirs. Désirons le bien et non le mal, nous marcherons sur le chemin de la sainteté.

Avec le psaume 18, nous avons reconnu que la Loi du Seigneur est parfaite.

L’évangile de ce dimanche est connu de tous. Jésus a donné une première leçon à ses contemporains ainsi qu’aux baptisés de tous les temps : les maisons de son Père (cathédrale, basilique, église, chapelle) ne sont pas des lieux profanes, des salles de concert ou des salles polyvalentes mais des lieux de culte, c’est-à-dire des lieux de prière, d’adoration, de célébration de la divine Liturgie. La deuxième leçon donnée par Jésus doit également nous faire réfléchir : le Temple de Dieu n’est pas d’abord le Temple de pierres, mais le Temple de Son Corps. Les adversaires de Jésus et ses disciples n’ont pas compris les paroles de Notre-Seigneur, mais après sa mort et sa Résurrection, ses disciples les comprendront.

St Paul sera le premier théologien de l’Eglise, Corps du Christ. En ce pèlerinage de carême, émerveillons-nous devant le mystère de l’Eglise : nous sommes membres du Corps du Christ, nous sommes l’Eglise alors que nous ne sommes que de petits instruments humains. D’où nous vient ce don ineffable ?

Saint Paul, dans la deuxième lecture de ce dimanche, le proclame : nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes… ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. Remercions Jésus de tous les dons qu’Il nous faits et que nous ne méritions pas.

Cet après-midi, en priant le Chemin de la Croix, avec la Vierge Marie et les enseignements de Saint Jean, nous renouvellerons notre Foi et notre espérance en Jésus, notre Sauveur, qui nous a aimés et qui s’est livré pour nous. Magnificat !

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