Voulez-vous m'aider à sauver ce monde ?

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Homélie pour la solennité du Christ-Roi

Dimanche 24 novembre 2019

Bien chers amis,

en ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous avons la joie de fêter solennellement Jésus en tant que Christ Roi.

1 - Roi des rois et Seigneur des seigneurs

Au chapitre 19 de l’Apocalypse le Messie est appelé le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Puisse cette solennité nous faire grandir dans notre amour confiant en Jésus, Notre-Seigneur et Notre Dieu !

La première lecture de cette Messe rapporte le sacre du roi David. Jésus est le Christ Roi, parce qu’Il est le Fils de David. Les prophéties qui annoncent le règne éternel du Fils de David concernent Jésus, le Roi éternel.

Le psaume 121 rappelle l’importance de Jérusalem, la Cité du Christ Roi. Jésus ne régnera pas éternellement dans la Jérusalem terrestre mais, en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs, Il règne à jamais dans la Jérusalem céleste, le Royaume de Dieu ou le Royaume des Cieux.

La seconde lecture révèle le mystère de Jésus : le Fils de la Vierge Marie n’est pas un homme comme les autres. Il a été miraculeusement conçu par l’opération du Saint-Esprit dans le sein virginal de l’Immaculée Conception. Il n’est pas une personne humaine, mais la Personne divine du Fils unique du Père qui, par Son Incarnation, a assumé notre nature humaine pour devenir le Fils de l’Homme, le nouvel Adam. Il est vrai Dieu et vrai homme ! Par sa mort sur la Croix, Jésus a racheté tous les hommes pécheurs. Son sacrifice rédempteur pourrait sauver tous les hommes : Il est le Christ Roi Sauveur.

L’évangile de ce dimanche révèle que le trône royal du Christ Roi n’est pas un trône en bois précieux, orné d’or et de pierres précieuses, mais un instrument de torture et de malédiction : la Croix ! Pilate, sans s’en rendre compte, a prophétisé en faisant inscrire au-dessus de la Tête de Jésus : « Celui-ci est le roi des Juifs »! Le bon larron, quant à lui, a fait un acte de Foi admirable en disant à Jésus, crucifié en même temps que lui : « souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer Ton Règne ! » Admirons le bon larron, qui a cru que cet homme, qui mourait comme un maudit comme lui, était son Sauveur ! Quelle foi admirable ! Le Salut accordé au bon larron, quelques minutes avant sa mort, révèle qu’au dernier moment de la vie, tout pécheur peut accueillir la Miséricorde de Dieu. Mais Dieu ne veut pas contraindre la liberté de ceux qu’Il a créés. Le mauvais larron a blasphémé contre Jésus, il s’est endurci et s’est damné en refusant le Salut mérité par Jésus. Imitons le bon larron et disons à Jésus : « j’ai confiance en Toi » !

2 - La foi de l'Eglise sur le jugement universel de Jésus

Que nous enseigne l’Eglise par la solennité du Christ Roi à la fin de l’année liturgique ? Elle nous rappelle la Foi de l’Eglise sur le Jugement universel par Jésus, le Roi des rois et le Seigneur des  seigneurs. Le Catéchisme de l'Eglise Catholique professe : « A la suite des prophètes et de Jean-Baptiste, Jésus a annoncé dans sa prédication le Jugement du dernier Jour. Alors seront mis en lumière la conduite de chacun le secret des cœurs. Alors sera condamnée l'incrédulité coupable qui a tenu pour rien la grâce offerte par Dieu. L'attitude par rapport au prochain révèlera l'accueil ou le refus de la grâce et de l'amour divin. Jésus dira au dernier jour: "Tout ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait". Le Christ est Seigneur de la vie éternelle. Le plein droit de juger définitivement les œuvres et les cœurs des hommes appartient à Lui en tant que Rédempteur du monde. Il a "acquis" ce droit par sa Croix. Aussi le Père a-t-il remis "le jugement tout entier au Fils". Or, le Fils n'est pas venu pour juger, mais pour sauver ( cf. Jn 3,17) et pour donner la vie qui est en lui (cf. Jn 5,26). C'est par le refus de la grâce en cette vie que chacun se juge déjà lui-même (cf. Jn 3,18 12,48), reçoit selon ses œuvres (cf. 1Co 3,12-15) et peut même se damner pour l'éternité en refusant l'Esprit d'amour ».

3 - Voulez-vous m'aider à sauver ce monde en étant témoins de mon Amour ?

Prenons très au sérieux cet enseignement du CEC et aimons Jésus, qui continue, disait Mère Marie-Augusta, à lancer ses appels à l’Amour. Il nous demande en ce dimanche du haut de Sa Croix : « voulez-vous M’aider à sauver ce monde ? Voulez-vous être apôtres ou témoins de Mon Amour ? »

Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui se savait petite et faible, lui a répondu : « je veux T’aimer comme un petit enfant, je veux lutter comme un guerrier vaillant ». Nos Fondateurs se sont laissé guider par Notre-Dame des Neiges pour exercer l’apostolat des apôtres de l’Amour. Désirons collaborer avec Jésus pour hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie qui préparera le Règne du Cœur de Jésus. Prenons la décision en cette solennité du Sacré Cœur d’aller de l’avant dans nos découvertes de l’Amour divin pour être en ce monde qui manque de joie et d’espérance de joyeux et courageux témoins de Jésus !

4 - En vidéo !

5 - Consécration du genre humain à Jésus Rédempteur

En cette solennité du Christ-Roi, l'Eglise nous permet d'obtenir une indulgence plénière en récitant publiquement cet acte de consécration du genre humain à Jésus Rédempteur (et dans les conditions habituelles pour l'obtention des indulgences (cf. normes n°7 de l'indulgentiarum doctrina !). C'est donc ce que nous avons fait à la fin de la messe !

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