In Altum

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Fromage et racine chrétienne de la France !

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 118)

Mais quels rapports ?

"Maître Corbeau sur un arbre perché tenait dans son bec un fromage "

 

Maître Renard par l’odeur alléché… « Il serait intéressant – se dit-il – de découvrir d’où vient ce mets délicieux. Je vais délaisser un peu les poulaillers et m’aventurer dans les sentiers. Comment me retrouver ? mon GPS est dans mon terrier, le confinement a assez duré, je ne vais pas le chercher.

 Alors où suis-je ?  Voyons… Saint-Christophe-du-Bois, Saint-Benoît-la-Forêt, Saint-Augustin-des-Bois, Saint-André-du-Bois, Sainte-Geneviève-des-Bois ? Partout dans ce pays il y a des saints… et les clochers qui m’annoncent une nouvelle agglomération : Saint-Amand, Saint-Germain, Saint-Georges… »

 Et oui, dans ce beau pays de France, 5400 communes portent un nom de saint (plus de 15%). C’est le premier pays au monde en ce domaine. D’ailleurs, on remarque vite qui a la préséance : St Martin, ce grand évangélisateur de la Gaule (255) puis St Jean (170) et St Pierre (155), qui ont eu le souci de nous envoyer des missionnaires.

 Partout tu trouveras une trace des racines chrétiennes de notre pays, même dans ton mets si convoité : plusieurs ont comme nom des saints ou des abbayes. En effet, les moines (bénédictins, cisterciens…) au Moyen-âge mirent au point des recettes de fromages et inventèrent des techniques d’affinage, étape cruciale du développement de la consistance, de l’odeur, de la saveur et de la croûte du fromage.

 Ces hommes de Dieu, sel de la terre, savaient que le sel freine le développement des micro-organismes, favorise la bonne conservation, accélère le séchage : le Christ ne leur a-t-il pas demandé d’être le sel de la terre ? L’affinage, ensuite, doit être adapté selon le type de pâte : pressée, persillée, molle ou dure ; il faut s’appliquer à retourner les fromages tous les deux jours, à les frotter pour enlever les scories, à les garder dans un certain taux d’humilité, pardon d’humidité, à y mettre une autre saveur pour leur donner toute leur originalité, sachant aussi que, dans la même cave, les fromages les plus vieux ensemencent les plus frais.

 Plein de leçons pour la sainteté : il faut éliminer les scories par la confession, être attentif à chacun selon son caractère, s’adapter pour s’aider avec miséricorde, afin que chacun diffuse la bonne odeur du Christ, les plus anciens montrant l’exemple aux plus jeunes... Après la Révolution, les communautés monastiques furent dispersées. Résultat : une pénurie des fromages ! Les paysans durent alors prendre le relais pour la production. Actuellement en France, on peut dénombrer jusqu’à mille deux cents (et même mille huit cents) fromages dont le Saint-Félicien, le Saint-Nectaire, le Saint-Paulin, l’Abbaye de Tamié, le Saint-Agur…

 Tu vois, Renard, les racines de la France chrétienne sont toujours le canal de la sève vivifiante et productrice de bons fruits, et comme disait Churchill : « Un pays comme la France, qui sait fabriquer plus de deux cents sortes de fromages, ne peut pas mourir ! » Alors, bonne chasse, mais n’oublie pas : « Tu ne convoiteras pas le bien d’autrui ! »

 

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