In Altum

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Sainte Madeleine Sophie Barat (1/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 118)

Visible dans une chaste en verre de l'église St François Xavier, qui est elle ?

Sainte Madeleine-Sophie Barat, née prématurée en 1779, petite fille fragile, choyée, pétillante de vie et d'intelligence, ne va pas à l'école mais fait des études très poussées sous la direction de son frère. À seize ans, elle doit s’arracher à la douce vie familiale pour venir à Paris continuer sa formation. Le Carmel l’attire et aussi les missions. En cette période de la Révolution française, tous les couvents sont fermés.

Le Père Varin, supérieur des Pères de la Foi, rentre en France en 1797. Il y a plusieurs années qu’il a reçu les confidences d’un saint apôtre du Cœur de Jésus : Dieu veut la « Société du Sacré-Cœur », communauté féminine dont le but est de faire connaître et aimer ce divin Cœur, car depuis Sainte Marguerite-Marie, le culte du Sacré-Cœur s'étend bien lentement. En rencontrant Madeleine-Sophie, le Père Varin comprend qu’elle en est la pierre fondamentale.

Le 21 novembre 1800, entre ses mains, Madeleine-Sophie, qui n’a pas encore vingt et un ans, et deux amies, se consacrent à Dieu dans une chapelle de Paris pour glorifier le Sacré-Cœur en devenant saintes, en faisant des saintes par la prière, en éduquant une élite d'épouses chrétiennes pour redresser la France après la Révolution et pour étendre le Règne d'amour de Jésus dans les familles. Ainsi, elle ouvre des pensionnats pour les demoiselles de la bonne société et, à côté, une école gratuite ou un orphelinat pour l’éducation des petites filles pauvres.

Très vite les fondations se succèdent : Amiens, Grenoble, Poitiers, Gand, Cuignères près de Beauvais, Niort… Madeleine-Sophie est supérieure à vingt-trois ans, supérieure générale à vingt-six. Elle supplie pendant dix ans le Père Varin de l’en décharger, mais celui-ci reste inflexible. Elle restera cinquante-neuf ans supérieure.

Quand elle meurt, âgée de quatre-vingt-cinq ans, la congrégation a cent vingt-deux fondations, et elle laisse 3500 religieuses réparties dans seize pays d'Europe, d'Afrique et d'Amérique : France, Belgique, Etats-Unis, Italie, Suisse, Irlande, Angleterre, Canada, Pologne, Algérie, Espagne, Autriche, Hollande, Allemagne, Chili, Cuba. Ces résultats peuvent faire croire à un triomphe, mais ils ne grandirent qu'avec l'engrais de la souffrance : maladies, épidémies qui décimèrent élèves et religieuses (1350 religieuses, souvent parmi les plus jeunes, moururent avant la Mère Barat), troubles politiques (révolutions en France et en Italie, persécution en Suisse), dissensions à l'intérieur de la congrégation (par deux fois, des crises mirent en péril la nouvelle communauté). Madeleine-Sophie répondait par le silence, l’humilité, et la prière, dans laquelle elle puisait une espérance inébranlable et la force de son pardon total envers ceux qui lui avaient fait du tort. « Ne voyons que Dieu, ne nous attachons qu'à Lui et ensuite que le monde s’écroule si Dieu veut. Nous demeurerons en paix, ensevelis dans le sentiment d'une confiance profonde. »

 à suivre.......

 

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