In Altum

Mensuel catholique gratuit
pour les jeunes et toute la famille
(à partir de 13 ans) !

Sois fidèle jusqu'à la mort ..

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 118)

Je suis une plante : qui suis je ?

Dans l’univers des plantes, c’est le lierre qui symbolise la fidélité, par son attachement indéfectible au tronc auquel il grimpe. Sa devise ? « Je meurs ou je m’attache ! »

 Le lierre est partout : dans nos campagnes comme dans nos villes, dans nos forêts comme dans les ruines… On le prend souvent pour un parasite, mais c’est pure calomnie ! Car notre lierre n’est pas responsable de la mort des arbres qu’il colonise : c’est parce que ces arbres déclinent d’eux-mêmes que le lierre prend davantage d’ampleur dans leurs branches ! Et puis le lierre « paie son loyer » : en perdant une partie de ses feuilles au printemps, celles-ci forment un véritable engrais au pied de l’arbre qu’il colonise, juste au moment où celui-ci en a le plus besoin !

 Il ne détruit pas non plus les murs sur lesquels il grimpe. Là encore, c’est la déliquescence du mur en question qui autorise le lierre à glisser ses racines ou ses crampons dans les fissures : un mur en bonne santé n’a pas grand-chose à craindre d’un lierre, au contraire ! Celui-ci le protège des écarts de température et de la pluie qui lui sont fort dommageables, et ajoute un peu de verdure dans le gris de nos villes ! Ajoutons à cela que le lierre est un puissant filtre à particules et qu’il sert d’hôtel-restaurant à une foule d’insectes et d’oiseaux, au moment où ceux-ci en sont le plus dépourvus : automne et hiver.

 Saviez-vous que le lierre n’avait pas une mais trois vies ? Sa première vie, il la passe à ramper sur le sol, dans la pénombre d’une forêt, en attendant d’avoir l’autorisation de monter dans un arbre, et cela peut durer des années… à la faveur d’une trouée de lumière, hop, le voilà qui commence son ascension. C’est sa deuxième vie : il va placer sa tête un peu plus près du ciel… le voilà prêt à entamer sa troisième vie, sa « vie d’adulte » : il va produire des fleurs et des fruits, sur de véritables petites branches qui peuvent mesurer jusqu’à trois mètres ! Et pour cette dernière vie, le lierre fait peau neuve, ou plutôt « feuilles neuves » ! Fini les feuilles « d’ombre » à plusieurs pointes, il fabrique des « feuilles de lumière », à une seule pointe, tellement différentes des premières qu’on a du mal à croire qu’il s’agit toujours d’un lierre (cf photo) !

 Le lierre produit alors des fleurs sous forme d’ombelles, c’est-à-dire regroupées en « pelote d’épingles », et ce en plein automne ! De quoi réjouir les insectes qui trouvent ici les derniers nectars et pollens avant l’hiver… Le lierre compte beaucoup sur leur aide, car une fleur ne peut polliniser elle-même : son pistil (fleur femelle) doit recevoir du pollen d’étamines (fleurs mâles) en provenance d’autres lierres : cela favorise la diversité génétique ! D’ailleurs, quand le pistil est prêt à être fécondé, les étamines de sa fleur sont tombées… Et c’est en plein hiver que le lierre peut donner ses fruits, sous forme de petites baies…

 Voilà de quoi attirer votre attention sur une plante pourtant si familière !

Source : l'excellente revue La Hulotte (n°107) : vous y découvrirez encore une multitude d’informations sur le lierre !

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