In Altum

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Il y a 150 ans le miracle de Pontmain

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 131)

« Qui est donc celle qui surgit, terrible comme une armée en bataille ? » (Ct 6, 10)

 

Nous connaissons tous cette touchante apparition de Notre-Dame, au cœur de l’hiver 1871, dans un petit village mayennais. Nous connaissons de mieux en mieux la sainteté de l’abbé Guérin, curé de Pontmain et dont le procès de béatification est ouvert. Nous connaissons par cœur l’appel écrit par la Sainte Vierge dans le Ciel. Mais connaissons-nous le miracle du 17 janvier 1871 ?

 La guerre franco-prussienne fait rage. Les armées de la République sont en déroute. Les Prussiens de Bismarck occupent le quart Nord-Est de la France, soit trente départements. Paris est assiégée et l’ennemi est au portes de Laval. Les habitants de Pontmain ont demandé à la Reine du Ciel de les protéger, et que reviennent sains et saufs tous les conscrits du village. Vers 17h30, le 17 janvier, Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé, contemplent « la Belle Dame vêtue d’une robe bleue parsemée d’étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d’or avec un liseré rouge, aux pieds des chaussons bleus avec une boucle d’or ». L’abbé Guérin entonne le Parce Domine, sous les yeux tristes de la Sainte Vierge ; son sourire apparaît pendant l’Ave Maris stella. Au même instant…

 Le matin même, le général Alfred Chanzy, commandant de la place de Laval, défait par les Prussiens au Mans cinq jours plus tôt, écrit (dans un rapport militaire retrouvé dans une corbeille à papier au château de Saint-Melaine, dont copie fut remise à Mgr Richaud, évêque de Laval) : « Il fait très froid, il neige. Nous avons des accrochages sporadiques, les Allemands sont très nombreux […]. Mes troupes sont restreintes et épuisées, et nous manquons de munitions. Notre but : retarder l’invasion de la Bretagne.

« 18h00 : la sentinelle qui vient d’être relevée m’annonce le départ tumultueux et précipité des Allemands. Il semble qu’ils se retirent. Que vont-ils faire et comment vont-ils nous attaquer ? […] dans le camp allemand, toujours un vent de panique. Pourquoi ? […] Ils ont, avec leur barda, fait 30 km en une heure et demie. Je n’y comprends rien. »

 La solution de l’énigme arrive le lendemain : « Une délégation allemande, précédée d’un drapeau blanc, demande à me voir ! » À l’issue de l’entrevue, il ironise : « Ils sont partis, mais je crains que le froid et la guerre n’ait dérangé leurs cerveaux. » De quoi authentifier la suite, celui qui la rapporte n’y voit qu’hallucination ! « Voici ce qu’ils me rapportent : le 17 janvier vers 17h45, une belle dame leur est apparue dans le ciel. Elle nous protégeait. “Elle portait une robe bleu nuit semée d’étoiles d’or, un voile noir sur la tête cachant les cheveux, un cône d’or renversé avec, au demi, un liseré rouge. Elle se dressa entre vous et nous, et nous repoussa avec la paume de ses mains. C’est alors que nous sentîmes un feu brûlant qui précipita notre départ. Cette dame vous protège. Elle a poursuivi nos troupes qui ont dû courir.” » L’armistice est signé le 26 janvier.

 Le sourire de la Sainte Vierge, comme son Magnificat le 12 décembre 1947 à L’Île-Bouchard, c’est le salut de la France. Courage, donc, la victoire est entre ses mains.

 

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