In Altum

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Sainte Jeanne-Antide (1765 - 1826)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 133)

Tenir dans la tourmente de la Révolution… (1 / 2)

 

Nous sommes à Sancey, aux pieds des montagnes du Haut-Doubs, dans le diocèse de Besançon. Le 17 novembre 1765 nait Jeanne-Antide Thouret, cinquième des huit enfants de Jean-François et Jeanne-Claude Thouret. C’est un prénom connu dans la région, c’est celui de sa marraine. Le saint évêque de Besançon, Antide, défendit son troupeau des Vandales par le martyr au Ve siècle. La vie de Jeanne-Antide lui donnera bien des occasions de l’imiter, de différentes manières.

A9 Jeanne Antide.jpg

 A seize ans, elle perd sa mère et devient la maîtresse de maison, gère les employés de la ferme et de la tannerie de son père. Mais l’appel de Dieu se fait entendre à son cœur. Elle s’en ouvre à son curé, mais celui-ci n’est pas très empressé à l’encourager, car elle fait beaucoup de bien aux autres jeunes filles du village, par son exemple et ses entretiens. Finalement, il parlera à son père qui, non sans difficultés, la laissera partir en lui donnant sa bénédiction. Elle entre alors, à vingt-deux ans, chez les Filles de la charité de Saint Vincent de Paul à Paris, le 1er novembre 1787.

 Elle n’est que novice lorsqu’éclate la révolution de 1789. Rapidement les vœux de religion sont abolis, elle ne pourra donc pas prononcer les siens. Puis on demande aux prêtres d’adhérer à la Constitution civile du clergé. A l’hôpital où elle est infirmière, on assigne un prêtre jureur. Unie à ses Sœurs, elle refuse d’y avoir recours pour recevoir les sacrements, comprenant instinctivement que ce serment est contraire à la loi de l’Eglise.

Il est alors défendu aux "rebelles" de se réunir pour leurs exercices de piété. Chacune s’organise, et Sœur Jeanne-Antide fera du réduit à charbon son oratoire.

Bientôt, des soldats viennent demander aux religieuses de prêter elles aussi ce serment. Sœur Jeanne-Antide s’enfuit dans le jardin, elle y est rattrapée mais déclare à ses agresseurs qu’elle préfère mourir que de faire ce qu’ils demandent. Elle reçoit un coup de crosse dans les côtes qui l’amènera aux portes de la mort. Elle sera sauvée par le sacrement des malades, donné par un prêtre non jureur, venu à l’hôpital déguisé en soldat.

 Avril 1792, l’habit religieux est interdit, la supérieure demande aux Sœurs de s’habiller plus simplement pour pouvoir continuer à secourir les pauvres. Parfois, des prêtres non-jureurs disent des messes dans les maisons particulières, les Sœurs s’y rendent par petits groupes, et on demande à Sœur Jeanne-Antide, qui a une taille élancée, de porter sur elle, sous ses vêtements amples, les ornements aux prêtres. Elle accepte mettant toute sa confiance en Dieu. Si elle avait été découverte, c’était pour elle la prison et l’échafaud, comme d’autres de ses Sœurs.

 à suivre...

 

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