In Altum

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L’énigme Maria Teresa Carloni (1919-1983)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 137)

Suite et deuxième partie le mois prochain

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Dans sa petite ville d’ Urbania, au Nord de l’Italie, Maria Teresa n’était guère connue que comme la fondatrice de l’amicale des donneurs de sang… Comment pouvait-on se douter que cette femme maladive, sans quitter son lit, secourait de nombreux chrétiens persécutés, visitait le cardinal Wyszyński en prison, assistait Jean XXIII en agonie, réconfortait Jean-Paul II à l’hôpital Gemelli après son attentat… Sans doute se sont-ils posé tout de même des questions en voyant tour à tour 9 cardinaux, 5 archevêques et 18 évêques célébrer la messe chez elle... Mais qui était-elle donc ?

 Orpheline à 3 ans, Maria Teresa est élevée par sa grand-mère maternelle, dans un milieu aisé et un climat de piété austère. Elle aime vraiment Jésus, surtout Jésus crucifié mais, très droite et sensible, elle comprend vite que parmi les prêtres et les hôtes de sa grand-mère se trouvent des personnes en situation de péché. Elle en ressent une forte répulsion pour les prêtres. Il s’en suit un véritable conflit intérieur, fait d’attirance-répulsion envers Jésus et les sacrements. À l’adolescence, elle se lance dans une vie sportive : escalades et randonnées à cheval ou à moto. A 16 ans elle écrit au dos d’une photo d’elle-même : « Le possible, je l’ai fait, l’impossible, je dois le faire. »

 A 17 ans, pensant ainsi mettre fin à ses tourments, elle décide de faire une confession générale, mais le confesseur ne la comprend pas. Elle sort de l’église en se promettant de ne plus jamais y mettre les pieds ni parler avec un prêtre. Mais en jetant un dernier regard sur le crucifix, elle dit à Jésus : « Nous nous retrouverons. » Rêvant de maternité, elle se fiance à un poète à 18 ans, mais comprend vite qu’elle n’est pour lui qu’une muse et rompt, le cœur meurtri. Elle écrit des pièces de théâtre, mais son âme est dans le noir : « Se mettre une pierre autour du cou et en finir… Mais cela ne marche pas. Foi aveugle que ce prêtre a détruite sans me rendre rebelle… Ni l’Eglise, ni la mort : que me reste-t-il ? Une lueur lointaine et indistincte : la charité. »

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 Nous sommes en 1940. Bien qu’elle pourrait vivre de ses rentes, elle obtient son diplôme d’infirmière et soigne avec dévouement les blessés. Une belle amitié avec un jeune médecin, qui se dévoue comme elle et avec elle, se transforme en amour mutuel. Mais voici que de retour d’une mission après l’heure du couvre-feu, un soldat leur crie de s’arrêter et, avant même qu’ils aient montré leur laissez-passer, tire sur eux : son bien-aimé meurt dans ses bras ! Elle touche alors le fond du désespoir, mais continue à se donner sans compter, au point qu’après la guerre, elle aura perdu 17 kilogrammes ! Elle étudie et écrit des livres, tout en cherchant toujours un sens à sa vie.

 Les années passent, elle a 32 ans, et voilà qu’il lui faut aller chercher un prêtre pour donner les derniers sacrements à sa grand-mère. Elle décide d’en profiter pour tenter une dernière fois la démarche de la confession. Elle prépare cet acte quasi désespéré par une semaine de prière intense et de durs sacrifices. Ce 16 avril 1951, l’heure de la grâce a sonné pour elle…

à suivre...

Crédite photos :

Source Images saintes canalblog > ici le lien 

Source Pixabay > ici le lien  

 

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