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Saint Raphaël Baron (1/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 148)

Raphaël Arnaiz Baron est né le 9 avril 1911 à Burgos dans une famille de la haute bourgeoisie, premier de trois garçons et d’une fille. Très tôt se révèlent sa riche sensibilité et ses dons intellectuels et artistiques. En 1930, il entreprend des études d'architecture à Madrid. Cette année-là, au cours de ses vacances, il découvre la trappe de San Isidro de Dueñas. Il est ébloui :

« Tu ne peux imaginer la joie que j'ai eue dans cette journée à la Trappe... Je me souviendrai toute ma vie de ce jour [...] » (Vie de Saint Raphaël p.34-35)

Après trois ans de lutte pour accomplir sa vocation, l'étudiant joyeux, artiste, sérieux et sportif, apprécié de tous, entre au monastère. Raphaël s'adapte bien à sa nouvelle vie, même si la  séparation d'avec sa famille lui coûte beaucoup. Il écrit à son oncle Polin :

« Si tu voyais la paix profonde qui se respire ici, et la joie silencieuse qui flotte dans l'abbaye, et qu’on ne peut pas expliquer. Cette joie et cette paix, c’est Dieu lui-même qui règne dans la maison. [...] Je suis heureux, très heureux, car Dieu m'aime beaucoup, et la Sainte Vierge m'aide de telle manière [...] » (p.83)

Cependant, quelques mois après son entrée se déclare un diabète foudroyant : en mai 1934, il perd 24 kg en huit jours. Presque moribond, quasiment aveugle, il est contraint de rentrer dans sa famille pour se soigner. Raphaël quitte le monastère, le cœur déchiré mais l’âme paisible. Va commencer alors pour lui un nouveau chemin où il va découvrir plus profondément l'amour de Dieu. Dès le 3 juin, il écrit à son oncle :

« Ce qui m’arrive est très simple, et c’est que, en fin de compte, Dieu m’aime beaucoup. J’étais heureux à la Trappe ; je me considérais le plus heureux des mortels, j'avais réussi à me détacher des créatures et je n'avais d'autre désir que Dieu... Mais il me restait quelque chose : l'amour de la Trappe. » (p.109)

Raphaël, tout en se soignant, reprend sa vie ancienne. Il se donne à chacun et émerveille son entourage par sa patience et sa joie. Pour autant, il ne pense qu’à une seule chose : retourner à la Trappe. Quand il n’en peut plus, il se tourne vers la Vierge Marie pour laquelle il a « une tendresse infinie ».

Son état de santé s'améliorant, il peut repartir à la Trappe deux ans après, le 11 janvier 1936. Mais il n'y reste que quelques mois, car la maladie reprend de plus belle. Il va désormais vivre entre le monastère et la maison de ses parents, avec deux autres séjours à la Trappe. Il écrit de nombreuses lettres à sa famille et à sa communauté, grâce auxquelles nous découvrons le chemin extraordinaire de la grâce dans son âme éprise de Dieu :

« Dieu est très bon avec moi ; au fur et à mesure que les jours et les années passent, je commence à me rendre compte que la grande miséricorde de Dieu envers moi, c’est de m'avoir envoyé cette maladie, qui est pour moi, crois-moi, un véritable trésor. » (p.347)

Il est pourtant bien fatigué...

« Si tu voyais comme je suis fatigué quelquefois ; pas physiquement, comprends-moi. Je ne cesse d'avoir continuellement la présence de Dieu ; c’est la seule chose qui me soutient. » (p.178)

À suivre...

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