In Altum

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Mère Yvonne-Aimée de Jésus (1901-1951)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 43)

                     “Ton Amour sera mon ciel sur la terre”

Yvonne Beauvais est née le 16 juillet 1901, à Cossé-en-Champagne. Orpheline de père à l’âge de trois ans, elle épanouit son âme à la lecture de la vie des Saints. Elle manifeste une très tendre dévotion envers la Sainte Vierge et envers son ange gardien, un grand désir, déjà, de l’Eucharistie, et une recherche passionnée de "son Jésus" dans les pauvres. Elle confie : « Avant même six ans, chaque fois que je passais devant une église je disais : « Petit Jésus, sors de ton tabernacle et viens dans mon cœur. » « Être humble, c’est être la même vis-à-vis de Dieu, de soi et des autres. »  C’est à Paris qu’elle va faire sa première communion, à l’âge de neuf ans. A quatorze ans, en Angleterre où elle continue ses études, elle prend l'habitude de réciter chaque jour le “Petit Office de la Sainte Vierge”. Elle s’inscrit à Paris dans l’Association des Jeunes Filles de Marie Immaculée, et se met désormais, toujours dans la plus grande discrétion, au service des pauvres. Elle dit : plein d’amour« Mon présent, jour par jour, je veux le faire beau, ... » « C’est l’amour seul qui compte. » En 1921, Yvonne a vingt ans : c’est une jeune fille rayonnante, enjouée, très artiste, toujours prête a rendre service, à la maison ou au dehors, à l’affût constant des âmes. Elle prie selon ses propres mots « pour que la lumière de la Foi pénètre dans les âmes, pour que les âmes soient fidèles. » Yvonne tombe malade et, pour achever sa convalescence, elle arrive, le 18 mars 1922, par une circonstance providentielle, dans une petite clinique tenue par les Chanoinesses Augustines Hospitalières à Malestroit. Et c’est le 5 juillet suivant, que se produit pour la jeune fille la « révélation » qui fixe son avenir et sa mission. En septembre 1922, sa convalescence achevée, Yvonne doit quitter, pour y revenir de temps en temps, son « cher couvent », comme elle l’appelle déjà, et retourner à Paris ou au Mans, au gré des volontés de sa mère qui ignore encore tout de ce qui s’est passé. Elle confe : « Etre humble, c’est être la même vis-à-vis de Dieu, de soi et des autres. » Le Seigneur se fera enfin entendre très nettement : Yvonne-Aimée sera religieuse Augustine à Malestroit. L’heure n’a pas encore sonné pour elle et, jusqu’en 1927, elle mène, on devine avec quelles difficultés, sa vie vouée aux ordres parfois déconcertants de son Roi d’Amour, et sa vie de jeune fille dans le monde. En 1926 elle écrit : « Je mettrai un sourire sur mes lèvres et je saurai l’y fixer en pensant  à vous, mon Jésus ». Enfin les oppositions à son entrée en communauté sont providentiellement levées : Yvonne se présente au postulat de Malestroit, le 18 mars 1927. Le 10 septembre, dans la cérémonie de vêture, le prédicateur est autorisé à jeter une lumière sur le mystère de la nouvelle novice : « Épreuves et joies, souffrances et tentations, les anges, les hommes et les démons, tout a été mis en œuvre pour porter les coups et donner les caresses qui devaient rendre la petite fiancée moins indigne du Seigneur Jésus ». Fin novembre, elle tombe si gravement malade qu’on juge nécessaire de lui donner l’extrême-onction et de lui faire prononcer ses vœux in articulo mortis. Mais Dieu en avait décidé autrement…

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