In Altum

Mensuel catholique gratuit
pour les jeunes et toute la famille
(à partir de 13 ans) !

Bienheureuse Élisabeth Canori Mora (1774-1825) (2/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 47)

(Voir le début de la vie ici) Élisabeth, par sa vie de fidélité, nous montre que Dieu bénit et récompense au centuple ceux qui tiennent leur promesse, même au prix de nombreux sacrifices.  Une nuit, Cristoforo ne rentre pas. Angoissée, elle reste debout et prie. Elle a alors une vision d’un groupe d’hommes qui se disputent, son mari est l’un d’eux. Il essaye de s’enfuir mais il est poursuivi par l’un des hommes qui le menace avec un couteau. Elisabeth, qui n’est pas présente physiquement, supplie le Bon Dieu de protéger son mari. Au moment où le coup fatal aurait dû être donné, une main se dresse entre le corps de son mari et le couteau. Cristoforo pourra alors s’échapper. Elisabeth réveillera ses petites pour rendre gloire à Dieu d’avoir protégé son mari. Malheureusement, ce dernier va d’échec en échec et est menacé d’emprisonnement. La famille de Cristoforo, qui les hébergeait, couverte de honte, rejette la faute sur Elisabeth. Elle doit de nouveau déménager et vivra dans une extrême pauvreté. Elle veille pourtant scrupuleusement sur l’éducation de ses filles et effectue des travaux de couture pour pourvoir aux besoins de sa famille. Elle n’en oublie pas son devoir de chrétienne : aussi elle se met au service des pauvres et il n’était pas rare de rencontrer dans son foyer des pauvres ou des familles en difficulté. Personne ne repartait sans un mot de consolation. Elisabeth puise sa force dans les deux pôles de sa vie : la confession et l’eucharistie. Elle veillera également de longues nuits dans la prière. Ses filles sont inquiètes pour elle. On lui conseillera de se séparer de son mari, d’autant que Cristoforo, de son côté, s’est trouvé une compagne et veut arracher à Elisabeth, de gré ou de force, son consentement pour fréquenter d’autres femmes. S’en remettant à Dieu, elle répètera sans cesse qu’aucune raison, pas même les violences physiques, ne peuvent justifier une dérogation à son vœu de fidélité. Son bonheur, elle le puise dans l’amour du Seigneur. C’est ainsi qu’elle supportera courageusement de nombreuses épreuves en vue de la conversion de son mari. Entre autre, Marianna, sa fille, tombe malade. On lui découvre la tuberculose. Elle entoure sa fille de soins et de prières. Elle obtiendra alors la guérison de sa fille. Marianna demandera que sa chambre devienne un oratoire. Elle offre patiemment pour la conversion de son mari C’est à Elisabeth de tomber malade. Les médecins la disent condamnée mais Dieu l’a assurée de sa guérison. Elle souffre terriblement mais offre patiemment pour l’Eglise et la conversion de son mari. Une dernière fois, elle tombera malade. Cette fois-ci, les médecins sont confiants et lui assurent sa guérison. Sa maladie est bénigne. Mais Elisabeth sait que son passage au ciel est proche. Elle prévient ses filles de son intuition. Son mari aussi retourne à son chevet. Elle meurt doucement à l’âge de cinquante ans, le 5 février 1825. Avant de mourir, elle dit à son mari qu’il se tournera vers Dieu. Et en effet, quelques temps plus tard, comme elle l’avait prédit, Cristoforo entre dans l’ordre séculier des Trinitaires et sera ordonné prêtre dans l’ordre des Frères mineurs conventuels. Il meurt saintement le 8 septembre 1845. Elisabeth sera béatifiée par le pape Jean Paul II le 25 avril 1994. Il saluera l’exemplarité de cette mère et de cette épouse qui témoigna, dans le quotidien de sa vie des valeurs exigeantes de l’Evangile.

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