In Altum

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Sauvés en espérance

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 50)

2014: rétrospective sur l’enseignement de Benoit XVI – Ses encycliques en questions réponses.

Vous dites que l’espérance chrétienne concerne aussi la vie sur terre, pour la rendre meilleure. Peut-on espérer le paradis sur la terre ? Non, ce n’est pas possible. Une erreur de l’époque moderne a été de croire que la science ou le marxisme pouvaient offrir la garantie d’une société meilleure. Mais cela  oublie que l’homme est un être libre et qu’aucune structure ne peut garantir un avenir idéal.    On espère pas en des structures, mais en l'amour plus fort que le mal L’espérance chrétienne est bien différente. Elle s’appuie sur l’amour infini de Dieu qui est allé jusqu’à la Croix et qui sur la croix a vaincu le mal : l’amour de Jésus l’a  emporté sur la haine, son humilité l’a emporté sur l’orgueil. Celui qui accueille la victoire de la Croix ne désespère pas, même dans les pires difficultés. Cet amour s’adresse à sa liberté d’homme et le presse de s’engager pour travailler à un monde meilleur. La victoire du bien et de l’amour est toujours nouvelle, elle  recommence à chaque génération.

 Il y a toujours eu de la souffrance sur la terre, parfois de grandes souffrances. Peut-on espérer éliminer complètement la souffrance ?

Nous devons tout faire pour soulager la souffrance, mais l’éliminer n’est pas en notre pouvoir. D’ailleurs la prétention d’éliminer toute souffrance conduit à une existence vide. Cela peut engendrer la tentation d’éliminer ceux qui souffrent. Et puis, vu que la souffrance demeure, on peut perdre toute espérance.

Que faire alors, lorsque l’on est affronté à la souffrance ?

Quand elle est partagée, la souffrance est déjà pénétrée de la lumière de l'amour Apprenons d’abord à compatir, c’est-à-dire à souffrir avec ceux qui souffrent ; une compassion réelle qui vienne du cœur. La souffrance partagée est une souffrance qui est déjà pénétrée par la lumière de l’amour. Il est même assez remarquable que lorsqu’on accompagne ceux qui souffrent on découvre les vraies valeurs, on devient plus humain. A l’inverse, une société qui ne sait pas accepter et  accompagner les souffrants, sera cruelle et inhumaine.

 La souffrance a-t-elle un sens ? Comment la concilier avec l’espérance chrétienne ?

Demandons-nous d’abord d’où vient la souffrance : elle vient en partie de nos limites et en partie de la somme de nos fautes. Qu’a fait Dieu, face à la douleur des hommes ? Il a été rempli de compassion, au point d’envoyer son Fils prendre sur lui tous nos maux, même s’ils sont la  conséquence de nos péchés. Jésus souffrant a aimé jusqu’au bout. Il a alors remporté la victoire de l’amour qui resplendit dans la résurrection. Désormais, le chrétien qui souffre sait que Jésus est proche de lui. Il sait aussi que ses peines peuvent s’insérer dans la grande compassion du Fils de Dieu.  En Jésus elles peuvent devenir un chemin de vie.

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