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Hydroélectricité en Ardèche : la centrale de Montpezat

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 60)

Amis qui venez souvent à Saint Pierre de Colombier, avez-vous déjà soupçonné l’existence d’une vaste installation hydroélectrique juste à côté ? Ce secteur de l’Ardèche, avec ses vallées et rivières y est très propice.

Entre 1947 et 1954, EDF débute la construction de cette vaste installation, dont le but est de capter l’eau de la Loire et de ses affluents pour la « rentabiliser » avant qu’elle ne rejoigne la vallée du Rhône. Les premiers éléments de l’installation sont les barrages de La Palisse, sur la Loire, et du Gage, sur le plateau ardéchois, complétés par le lac d’Issarlès (photo du bas), dont la prise d’eau est à 40 m de profondeur (pour être percée, il a fallu vider le lac). A eux trois, ce sont 47 millions de mètres cubes d’eau qui sont utilisables pour produire de l’électricité. Pour tirer le plus grand profit de cet « or blanc », il faut que la hauteur de chute entre la réserve et l’usine soit la plus importante possible. En effet, de la hauteur d’eau dépend directement la pression, qui permettra aux turbines couplées à des alternateurs de tourner plus ou moins vite. En construisant l’usine sur la commune de Montpezat (à 6 km de St Pierre de Colombier), la chute totale est de 635 m. L’eau contenue dans les trois réservoirs rejoint le bord du plateau, juste au dessus de Montpezat, par une galerie de 17,5 km de long creusée dans la roche, de plus de 3 mètres de diamètre. A la jonction entre la galerie, qui est à peu près horizontale, et la conduite forcée, au point où s’amorce la descente vers Montpezat, se trouve un ouvrage appelé cheminée d’équilibre. Il s’agit d’une sorte de puits d’une vingtaine de mètres de haut, dont seul le bord supérieur affleure le sol. Son rôle est d’éviter, lors de la fermeture des vannes de la centrale, qu’un gros coup de pression ait lieu dans la conduite, qui risquerait de la faire éclater. Au lieu de cela, l’eau achève doucement son mouvement en remontant dans la cheminée. A l’extrémité de la conduite se trouve la salle des quatre turbines de l’usine, qui est souterraine, ce qui permet de gagner 80 m de chute. La partie souterraine, qui est côté montagne, communique avec la partie transformateurs qui est à l’extérieur, côté route, via un pan incliné qui surplombe la rivière et sur lequel circulent deux funiculaires. Les turbines permettent une production annuelle de 300 GWh. Après avoir été turbinée, l’eau rejoint la rivière de la Fonteaulière par un canal de fuite de 2.6 km qui rattrape progressivement le niveau du sol et dont le tunnel débouche au lieu-dit « Amarnier » (à l’entrée de Saint Pierre de Colombier). Aujourd’hui, l’usine est pilotée depuis Lyon, et elle fonctionne surtout lors des augmentations ponctuelles de demandes d’électricité. En effet, comme toute installation hydroélectrique, la production peut très facilement et rapidement être lancée ou arrêtée (ce qui n’est pas le cas des centrales thermiques ou nucléaires).

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