In Altum

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« Ceci est un Micocoulier…

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 171)

Un quoi ? ...un Micocoulier. »

En ce mois d’avril où la nature retrouve toute sa beauté et sa vigueur, où les oiseaux nourrissent leurs progénitures à l’abri des branches bien en feuilles, les rongeurs fouinent pour chercher pâture. Jips nous propose une petite leçon de botanique. Il est bon, en effet, d’être initié en ce domaine puisque l’Écriture Sainte mentionne souvent les éléments de la nature. Eh oui ! C’est en lisant le Livre de Samuel et les Chroniques que je me suis demandé quel était cet arbre que Dieu donne comme repère à David dans la bataille contre les Philistins. Bien, entrons dans le vif du sujet !

Le Micocoulier est un arbre ou arbuste qui pousse à l’état sauvage en régions tempérées et tropicales. Précisons qu’un arbre mesure au moins cinq mètres et n’a qu’une tige à la base  (le tronc) qui peut ensuite se diviser, alors qu’un arbuste mesure souvent moins de 5 m et se divise en de nombreuses tiges à la base. Cette essence d’arbre peut atteindre à maturité jusqu'à 25 m et peut vivre plusieurs centaines d’années ! Parmi les espèces de Micocouliers, citons-en trois : le Micocoulier du Mississippi (Celtis laevigata), celui de Virginie (Celtis occidentalis) et le Micocoulier de Provence (Celtis australis), originaire du sud-ouest de l’Asie et du sud de l’Europe. Il existe une harmonie entre le terrain et ce qui y vit, les végétaux sont adaptés à des sols et terrains particuliers ; ainsi, la première espèce se plaît dans les plaines inondables, les zones humides et les bois, la deuxième se trouve dans les bois sur sols fertiles et les pentes de colline ; et la troisième, sur laquelle nous nous arrêterons, pousse sur les pentes rocheuses chaudes et sèches.

Le Micocoulier de Provence, identifié et nommé en premier par Linné (Linnaeus), auparavant classé dans la famille des Ormes (Ulmacées), fait désormais partie de la famille des Cannabaceae selon une analyse scientifique. Comment le reconnaît-on ? C’est un bel arbre atteignant jusqu’à 30 m de hauteur. Son tronc peut dépasser un mètre de diamètre. Perdant ses feuilles en hiver, car elles sont caduques, il s’identifie grâce à son écorce lisse gris pâle. Ses feuilles ressemblent un peu aux feuilles d’ortie, d’où son appellation «  arbre aux feuilles d’ortie » (ou « falabreguié » en Provençal). Au printemps il donne des fleurs mâles et femelles petites et vertes sans pétale, qui produisent ensuite un fruit charnus et comestible presque noir à maturité, appelé micocoule.

Son bois dur et souple de première qualité, très prisé, est utilisé pour la fabrication des manches de fouet, de canne ou de cravache. Le bois de seconde qualité est apprécié pour la fabrication de fouets de charretiers, et d’attelles. Au XIIIème siècle, dans la région de Perpignan, tout un artisanat de travail du Micocoulier était très développé. Il y subsiste encore un atelier traditionnel, qui est peut-être le dernier au monde, avec celui du Gard pour la production traditionnelle des fourches. Cet arbre est en outre un parasol naturel appréciable en ville ! Comme l'enseignait St Bernard  à ses moines : « Les arbres et les rochers vous enseigneront ce que vous ne pourrez apprendre d’aucun maître. »

Crédit photos : © Rvalette, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons ; c Philmarin, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

 

 

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