In Altum

Notre-Dame des Neiges, formez nos cœurs à votre image

Sainte Louise de Marillac

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 180)

De l'anxiété à la sainteté (2/2)

 

Ce savoureux petit conseil de St Vincent pourra également servir à tous :

Page13-saint-vincent-de-paul.PNG

« Mon Dieu, ma fille, qu’il y a de grands trésors cachés dans la Sainte Providence et ceux-là qui la suivent et n’enjambent pas sur elles, honorent souverainement Notre Seigneur.
– Oui, me direz-vous, mais c’est pour Dieu que je me mets en peine !
– Ce n’est plus pour Dieu que vous vous mettez en peine si vous vous peinez pour le servir. »

Page13-Luisa-marillac.jpeg

Elle s’y exercera et développera une intense vie intérieure pour « tracer la vie cachée de Jésus-Christ en terre ». C’est ainsi qu’elle aimait unir chaque action de sa vie, toute simple qu’elle soit, à la même action que le Fils de Dieu fit sur la terre. Son mot d’ordre : « L’amour du Christ nous presse » est le moteur de son zèle infatigable tout tourné vers le Bien-Aimé de son âme. Le travail ne manque pas : apostolat auprès des plus pauvres de Paris et d’ailleurs, œuvre des enfants trouvés, logements, nourrices, vêtements, nourriture, formation, maisons pour que les vieillards puissent vivre dans la dignité et travailler pour gagner leur vie, service des galériens, accueil des réfugiés de guerre. Sans compter son rôle de Mère éducatrice de ses filles spirituelles et ses visites par monts et par vaux des « charités » instituées dans les villages par St Vincent de Paul.

A tout cela, ajoutons une abondante correspondance et le travail pour l’approbation des constitutions de la nouvelle famille religieuse. En un mot : un travail au-dessus de ses forces… que St Vincent admirait, approuvait et soutenait. Au-dessus de ses forces : c’est là qu’advient le miracle de la Confiance ! Car, ne comptant plus sur les siennes, Louise saura que cette Œuvre de Dieu n’est pas au-dessus des forces divines qui ne lui manqueront pas ! Forces physiques, spirituelles, forces de discernement. Elle pourra dire en toute vérité :

« Ne vous mettez point en peine de vos forces, vous assurant que vous en recevrez de la bonté de Dieu autant qu’il sera nécessaire… Il faut de grand cœur recevoir les impuissances d’agir quand il plaît à Dieu qu’elles nous arrivent, nous en servir pour nous élever au-dessus des choses de la terre et penser que Notre Seigneur veut qu’après avoir travaillé pour le prochain, nous songions à nous préparer pour le Ciel qui est notre bienheureuse Patrie. »

Page13-ste-louise.jpg

La confiance en Dieu et l’obéissance libre à son Saint directeur spirituelle ont fait grandir la nature et la surnature, faisant d’elle une femme équilibrée et équilibrante, remplissant la mission confiée par Dieu tout en développant une vie intérieure intense : Dieu a fait d’elle une sainte ! En 1660, souffrante et prête à rencontrer son Seigneur, elle demande à M. Vincent, malade lui aussi, de lui envoyer ne serait-ce qu’un mot d’encouragement pour le Grand Passage. Il préfère garder le silence : ultime délicatesse de celui qui fut le père de son âme et qui voulait lui donner par là l’occasion d’une ultime purification par un ultime saut dans la confiance en Dieu seul.

Ainsi seront vérifiées les paroles de sainte Louise :

« Vivons comme mortes en Jésus-Christ, et comme telles, plus de résistances à Jésus, plus d’actions que pour Jésus, plus de pensées qu’en Jésus, enfin, plus de vie que pour Jésus et le prochain, afin que dans cet amour unissant, j’aime tout ce que Jésus aime ! »

Voir la première partie de cet article

Crédits photos : Wikipedia

 

Commentaires

Que voulez-vous faire ?
Consulter la consigne spitrituelle
Février 2026 : se donner, c'est le besoin de
Prier en direct avec les offices
Se former grâce à nos dossiers
S'informer de nos actualités
S'inscrire à nos activités