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Des lois anti-chrétiennes fleurissent en Occident

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 185)

Au Canada, une épée de Damoclès plane sur la liberté religieuse et sur la liberté d’expression. Le Sénat a en effet approuvé début juin un projet de loi qui permettrait de poursuivre tout fidèle exprimant une opinion fondée sur un texte sacré, en particulier la Bible, et considérée comme haineuse selon les préjugés idéologiques du temps. Concrètement, cela signifie que le simple fait de dénoncer le péché, d’affirmer que le mariage est l’union stable entre un homme et une femme, ou de rappeler la nature peccamineuse des actes homosexuels, le tout en s’appuyant sur les Saintes Écritures, est un crime, qui peut vous valoir d’être assigné en justice pour « discours haineux ». Au-delà des justifications lénifiantes des défenseurs du projet, beaucoup, y compris la Conférence des évêques catholiques du Canada, s’inquiètent de ce que l’État supprime une clause juridique qui protégeait jusqu’ici l’expression des convictions religieuses.

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En France, si la loi sur l’euthanasie monopolise l’attention, une autre (portée par le groupe parlementaire de M. Attal) est à l’étude qui, sous couvert de protéger les mineurs, renforce le contrôle de l’État sur les établissements catholiques sous contrat, non seulement pour vérifier le respect des programmes scolaires (EVARS et compagnie) mais aussi en s’ingérant dans ce qui constitue le caractère propre de ces institutions, et s’attaque au secret de la confession (lubie récurrente dans certains cercles fraternels…). Les prêtres seraient tenus de dénoncer les violences sexuelles sur mineurs accusées en confession. Outre le fait qu’il est – évidemment – impossible d’établir un lien entre lesdites violences et le sceau de la confession, on comprend, avec un peu de jugeote, qu’aucun agresseur n’ira s’accuser s’il sait que le confesseur pourra le dénoncer. De fait, aucun des scandales révélés ces dernières années n’a pour cause la non-dénonciation d’un crime entendu au confessionnal.

Ce que nous devons leur rappeler, c’est que la confession est le lieu où l’homme est libre de s’adresser à Dieu, que le secret, précisément, protège cette liberté, et qu’il n’est pas de la compétence du pouvoir politique de changer ce qui relève de l’essence d’un sacrement. Seuls les États totalitaires ont prétendu s’arroger le droit de s’y immiscer, car la liberté de conscience a toujours représenté la limite du pouvoir de l’État. Bref, défendre le secret de la confession, sans exception, c’est défendre les victimes. L’attaquer, au contraire, ne protège en rien les enfants, mais viole la liberté religieuse et de conscience, ainsi que le secret professionnel.

Crédit photo : © Diocèse de Bordeaux - Flickr

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