Espèces protégées qui dérangent !
Que doit-on protéger, au juste ?
Bonjour à tous et bienvenue sur In Altum. C’est curieux comme des gens peuvent être mécontents de la protection de certaines espèces animales. Ils ne doivent pas s’y connaître en nature ou n’avoir pas assez les pieds sur terre ? Ou alors, ils projettent leurs suspicions sur de gentils animaux sauvages... qui s’avèrent en fait parfois plus sauvages que gentils. Jips a enquêté sur deux cas.
1. Le loup.
Selon un calcul fondé sur les comptages opérés par l’Office Français de la Biodiversité (O.F.B.), la population de loups est en augmentation de 7,5 % par an sur les cinq dernières années. La grande question polémique est : faut-il, oui ou non, s’en réjouir ?
La réponse est « oui », si le loup cohabite bien avec les autres êtres vivants et s’il accomplit sainement son rôle de super-prédation. L’environnement vit en effet d’équilibre. Or, il semble qu’un tel taux d’augmentation crée un manque d’harmonie.
Bien qu’il ne manque pas de nourriture en France, le loup, qui est un animal remarquablement "intelligent", va au plus simple. Alors, d’après le ministère de l’agriculture : en 2025, le nombre d’attaques a augmenté d’environ 10 % (4 441 attaques) tandis que le nombre d’animaux victimes a augmenté, lui, de 15,1 % (12 927 bêtes, surtout des ovins). De plus, bien qu’aucun chiffre officiel d’attaques sur l’homme ne semble publié, deux attaques pourraient avoir eu lieu : l’une, attestée par l’O.F.B., l’autre restant niée. Pour cette dernière, un canin, sans aboyer, aurait pris à la gorge une femme se promenant dans la nuit. Pour l’autre, un homme a dû faire face à cinq loups menaçants durant... une demi-heure ! Rien d’alarmant, tant qu' on n'y est pas confronté ! Notons que ceci semble bien révéler que le loup teste ce qu’il peut sélectionner comme proie.
2. Le vautour fauve
Contrairement au loup, le vautour n’est pas un prédateur, mais bien un charognard. Si cela signifie qu’il n’attaque pas, ne mangeant que des animaux morts, cela ne signifie pas qu’il ne tue pas.
En effet, plusieurs agriculteurs (vous savez, "ces gens qui planent") témoignent avoir vu ces rapaces s’attaquer à une bête à peine née ou à la mère étendue à terre, ou encore à une bête affaiblie. Leur population (les vautours, pas les agriculteurs) augmente d’un peu plus de 7% chaque année.
Peut-être faudrait-il en modifier le nom, et lui enlever le terme de « fauve » afin qu’il ne soit plus accusé ?
Conclusion de l’enquête
J’aurais pu aussi parler des 140 ours des Pyrénées et de la dernière sérieuse menace sur un homme, ou encore d’autres cas problématiques. L’article n’est pas à la polémique mais à la réflexion.
La protection de l’environnement est bonne, car, selon la Genèse, la création doit être « cultivée ». Une espèce a sa juste place dans la nature dans la mesure où sa présence ne nuit pas à l’environnement, précisons : à l’environnement de l’Homme. Précision en fait fondamentale car, sans elle, la notion ne correspond à peu près à rien; car « ce qui environne » environne forcément un point de référence. Or, c’est l’Homme qui ici est acteur pour protéger en fonction de ce qu’il estime juste, c’est-à-dire non seulement au regard de ses propres velléités, mais aussi dans une connaissance de la nature et de son juste équilibre.
Allez, à +
Jipsou.
Crédit photo : © Depositphotos

