In Altum

Notre-Dame des Neiges, formez nos cœurs à votre image

Frère Augustin-Marie du Très Saint-Sacrement (2/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 187)

"Flèche de feu"

 

Lire la première partie

Ce titre d’une biographie du frère Augustin-Marie nous dit quelque chose de son âme ardente et missionnaire. Après son ordination, il ne ménagea pas sa peine pour faire connaître Jésus Eucharistie et le bonheur de L’aimer. Lors de sa profession religieuse, il avait fait quatre vœux : pauvreté, chasteté, obéissance et humilité (selon une tradition carme), ainsi qu’un vœu spécial permis par son supérieur, en l’honneur du Très Saint-Sacrement, par lequel il s’était engagé à ne jamais prêcher sans parler de l’Eucharistie. Il y fut bien fidèle, et parcourut des milliers de kilomètres, usant sans compter sa fragile santé dans les fatigues et les rigueurs des premiers chemins de fer.

Page13-saint.png

Il fonda plusieurs couvents de carmes et de carmélites, et se donna à leur construction ou à la restauration des monastères et églises profanés pendant les persécutions. Il continua la composition de cantiques pour financer ces fondations. À Londres, il restitua l’ordre carme, chassé d’Angleterre par les anglicans, et conquit les cœurs par un courageux apostolat, notamment auprès des prisonniers.

La sainteté fleurissait abondamment en ce temps. Il rencontra ainsi de grands saints et collabora avec certains. Parlons de deux d’entre eux : Frère Augustin-Marie rencontra à plusieurs reprises le saint Curé d’Ars, qui encouragea sa prédication et bénit deux de ses œuvres : l’Action de Grâce, en partageant son inquiétude du terrible manque de reconnaissance des âmes envers Dieu ; et la fondation du saint Désert de Tarasteix, tout en l’avertissant qu’il profiterait bien peu pour lui-même de ce lieu de silence et de solitude.

Il fut également proche de l’institutrice de sainte Bernadette et eut l’occasion de s’entretenir avec celle-ci. Le 20 septembre 1858, l’interdiction civile des processions et prières à la grotte de Lourdes étant réitérée, frère Augustin-Marie, le 21, chantait de tout son cœur en tête d’une procession, et entonna le premier Magnificat public à la grotte. Il mit en musique le premier cantique en l’honneur de Notre-Dame de Lourdes, « La bonne Mère a souri », et commanda la première bannière à son effigie pour son couvent de Lyon. Quelques années plus tard, il y fut guéri miraculeusement d’une grave ophtalmie.

Page13-vue-maison.png

La guerre franco-prussienne (1870-1871) éclate alors qu’il est maître des novices au Broussey. Constatant des suspicions de plus en plus agressives à l’égard des religieux et étant lui-même de nationalité allemande, il décide de quitter la France pour apaiser la situation du couvent. Il est appelé à servir d’aumônier auprès des prisonniers français en Allemagne, à Spandau. Humble et abandonné, il accepte cette mission en esprit de réparation pour ses années de vaine gloire. Il s’y donne de tout cœur : « Il était comme un aimable et bon père parmi les captifs. ».

Il soigne les maux des âmes et des corps, et contracte lui-même la variole qui l’emportera en trois semaines. La veille de sa mort, il embrasse le crucifix : « Voilà mon ami, voilà mon meilleur ami ! ». Il expire le 20 janvier 1871 en odeur de sainteté sur ces paroles du Salve : « Après cet exil, montre-nous Jésus le fruit béni de ton sein ! »

 

Commentaires

Que voulez-vous faire ?
Consulter la consigne spitrituelle
Octobre 2026 : Remercions Dieu et prions chaq
Prier en direct avec les offices
Se former grâce à nos dossiers
S'informer de nos actualités
S'inscrire à nos activités