« Délivre-nous du Mal », avec l’aide de Notre-Dame
Un film documentaire vient de sortir sous ce titre en France, réalisé sous l’égide de l’Association internationale des exorcistes, fondée par le célèbre Père Amorth, et qui se présente comme une catéchèse pédagogique, sereine et éclairante sur la doctrine catholique concernant le diable. Bref, une magnifique leçon de théologie, conforme à la foi catholique et à l’expérience des exorcistes.
Seule voix discordante, le Bureau national des exorcistes de France, qui juge ce film inapproprié, source de confusion et d’inquiétude, inutile pour l’annonce du salut. Ce même Bureau dont le père Amorth affirmait : « Sur une centaine d’exorcistes français, seuls cinq croient au diable et pratiquent des exorcismes ; tous les autres orientent les personnes qui s’adressent à eux vers des psychiatres. »
Lors du Congrès national des prêtres exorcistes près de Rome, fin septembre, plusieurs prêtres ont souligné le rôle de la Vierge Marie dans le combat contre Satan, encouragent à se consacrer à Elle et à prier le Rosaire. Le Rosaire ne remplace pas l’exorcisme, mais accompagne et rend plus efficace la prière de l’Église qui agit à travers ces prêtres, qui ont reçu cette charge de leur évêque.
Les témoignages entendus rappellent opportunément une vérité basique de la foi chrétienne que même des prêtres exorcistes, aussi stupéfiant que cela paraisse, ne croient plus : le Diable n’est pas une représentation symbolique du mal, mais un ange déchu. Son action maléfique est réelle, quoique limitée, pour nous détourner de Dieu et nous conduire à la damnation éternelle.
L’Église n’enseigne pas cela pour effrayer, mais invite à la prière, à recourir aux sacrements, à mener le combat spirituel, confiants dans la victoire du Ressuscité, et avec l’aide de Notre-Dame, la Mère présente à nos côtés dans nos combats pour nous conduire à son Fils, notre Sauveur. Plus nous la laissons entrer dans nos vies, plus la présence de son Fils y devient intense.

