Qu'elle est resplendissante votre gloire Notre-Dame !

Publié le par

Homélie pour la solennité de l'Assomption de la Vierge Marie - Année A

Samedi 15 août 2026

ous venons d’entendre, de l’épître de saint Paul, cette proclamation de foi : « Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. » En fêtant en ce jour l’Assomption de la Vierge Marie, nous ne fêtons pas celle qui serait la deuxième à entrer au ciel, car depuis l’Ascension une multitude d’âmes ont pénétré dans le saint des saints. Néanmoins, nous célébrons bien la première qui, après Notre Seigneur, est véritablement ressuscitée d’entre les morts ! En effet, la véritable résurrection n’est pas celle qu’a connue la fille de Jaïre, ou le fils de la veuve de Naïm, ou encore, plus éclatante, celle de Lazare. Ceux-ci ont retrouvé simplement cette vie des mortelles de la terre, et ils ont connu de nouveau la mort. Mais en ce jour, nous fêtons ce qui fut pour la Vierge Marie, sa véritable Résurrection. Non seulement son corps n’a pas connu la corruption de par son Immaculée Conception, mais elle vit maintenant dans la gloire du ciel avec son âme et son corps ! « En effet – nous dit encore saint Paul – de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang » Et qu’il est beau le rang de la Vierge Marie, la première, après son divin Fils, à entrer dans le ciel avec son âme et son corps !

Ô oui, Notre-Dame, qu’elle est resplendissante votre gloire au ciel ! Comment auriez-vous pu imaginer cette place que votre Fils vous a réservée de toute éternité ! Oui, vous êtes toute belle, Marie, vous êtes toute pure, ô Marie, et bénie plus que toutes les femmes ! Vous avez le soleil pour manteau, la lune sous vos pieds et douze étoiles couronnent votre tête !

Cependant, le passage de l’apocalypse entendu dans la première lecture ne s’arrête pas à cette description de la Vierge Marie et qui s’applique aussi à l’Église. Nous avons ensuite entendu tout un passage terrifiant. Le passage de cette liturgie est sectionné, mais nous le connaissons bien dans son ensemble : Ce dragon rouge feu semble tout-puissant, maître de la situation, et il ne supporte pas l’enfant et sa mère, il veut les détruire et il semble que rien ne pourra l’en empêcher. C’est alors que l’enfant est enlevé au ciel et que la terre s’ouvre pour engloutir le fleuve que vomit le dragon en vue d’emporter la femme. Prodige ineffable qui rend encore plus furieuse la bête haineuse. Ce qui semblait sans défense, méprisable, se montre plus puissant que lui ! De plus Saint Michel combattit ce dragon et celui-ci fut vaincu ! Cependant, dans sa haine implacable, l’Apocalypse nous dit encore : « Alors le Dragon se mit en colère contre la Femme, il partit faire la guerre au reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus. » Ainsi, donc, tout en fêtant avec une grande et profonde joie cette fête de l’Assomption, nous qui sommes encore dans cette vallée de larmes, nous savons que le dragon guerroie contre ceux qui gardent le témoignage de Jésus ! Comment pouvons-nous le nier ? En ce jour qui est pour notre pays la France la grande fête de sa sainte patronne, nous assistons, démunis, à, non seulement sa déchristianisation, mais à son orgueil provocateur qui met Dieu au défi ! Tout un processus de déconstruction du plan de Dieu sur la vie et la famille fait son œuvre et la dernière loi sur l’euthanasie qui vient d’être votée parachève ce plan de déconstruction !

Faut-il pour autant se décourager et se résigner ? Non, aujourd’hui comme hier, la terre peut s’ouvrir et engloutir le fleuve, mais nous devons aussi supplier notre Dieu de nous faire miséricorde ! Implorer, comme Moïse autrefois le fit pour le peuple élu. Et en ce jour, nous nous tournons précisément vers notre avocate, vers notre Mère du ciel. Nous nous tournons vers elle avec une très grande confiance et un très grand amour. Elle est bien plus puissante que le Dragon rouge, elle lui écrase la tête. Sous sa protection maternelle, nous retrouvons alors la paix et le courage pour tenir dans l’épreuve et le combat. Et c’est pourquoi, avec les paroles du Salve Régina nous lui redisons plein de confiance : Salve, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salve ! Nous crions vers vous, enfants d’Ève exilés. Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Ô vous, notre avocate, tournez vers nous votre regard miséricordieux. Et, après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles. Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie !

Au jour de la Visitation, qui est précisément l’Évangile que nous venons d’entendre, rien ne laissait présager que le Rédempteur commençait son œuvre. Tout était encore secret. Et pourtant, mu par la grâce, sainte Élisabeth put proclamer : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Cette exclamation est la nôtre en ce jour ! Oui, Notre-Dame, vous êtes bénie entre toutes les femmes, d’où nous est-il donné que vous veillez tant sur nous ? Sur nos familles, dans nos épreuves et nos joies, sur votre Famille Missionnaire ! D’où nous est-il donné que nous puissions vivre, au cœur de ce monde qui nous pousse au découragement, cette journée de joie et de paix, cette journée qui nous rappelle que vous êtes là à nos côtés avec votre cœur maternel et votre puissance de Mère de Dieu ? Et comme vous l’avez inspiré à Don Gobbi, vous nous répondez en ce jour : « Mes fils, laissez-vous transformer par ma puissante action de Mère, médiatrice des grâces et corédemptrice. N’ayez pas peur, car c’est dans le désert de votre cœur que Je me suis réfugiée et que J’ai placé ma demeure habituelle. Vivez dans la joie et dans la confiance, puisque Je vous ai marqués de mon sceau et que vous êtes devenus ma propriété. Aujourd’hui, J'accueille vos petits cœurs dans le Cœur immense, Immaculé et Douloureux de votre Mère du Ciel, qui vous regarde avec complaisance et vous bénit. »

En vidéo !

Que voulez-vous faire ?
Consulter la consigne spitrituelle
Juillet 2026 : Evangelium vitae et Consigne n
Prier en direct avec les offices
Se former grâce à nos dossiers
S'informer de nos actualités
S'inscrire à nos activités