Nous vivons des temps nouveaux
Homélie pour la solennité de la Toussaint - Année A
Dimanche 1er novembre 2026
Nous fêtons les saints du ciel, dans la joie et l’enthousiasme. Nous les prions et nous volons vivre avec eux. Nous aspirons au Ciel : que nos décisions soient selon ce grand but de notre vie !
Prions pour la Pologne affrontée à une grave crise politique qui connaît un qui pourrait dégénérer dans un bain de sang. Ceci précisément à la fin du mois d’octobre durant lequel le St Père Léon XIV nous a demandé de prier et faire pénitence pour la paix. Que cela ne nous décourage pas et ne nous effraie pas. Les forces du mal se déchaînent, le démon veut la guerre entre les pays mais aussi la guerre civile. Il redoute les temps de grâces qui se préparent et déjà se vivent. Mais il a déjà perdu. Invoquons les saints, dont S Jean Paul II qui a préservé la Pologne de graves bain de sang. C’est aujourd’hui les 80 ans de son ordination.
Nous vivons des temps nouveaux
- Le Concile Vatican II demande d’être attentif aux signes des temps
- Jésus aussi l’a demandé : « Quand vient le soir, vous dites : “Voici le beau temps, car le ciel est rouge.” Et le matin : “Aujourd'hui, il fera mauvais, car le ciel est d'un rouge menaçant.” Ainsi l'aspect du ciel, vous savez en juger ; mais pour les signes des temps, vous n'en êtes pas capables » (Mt 16, 24). De fait, le temps de Jésus était un temps de grâce avec sa présence et la rédemption qu’il allait accomplir.
Ces temps nouveaux ont été annoncés par …
BXVI a dit à Lourdes en 2008 : « Les temps sont propices à un retour à Dieu » : on pouvait ne pas comprendre cette parole car le déchaînement du mal s’est montré très fort ensuite.
Saint Jean Paul II lors des JMJ de l’an 2000, citant ste Catherine de Sienne, a dit : « Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier », ou encore « N’ayez pas peur d’être des saints »
Le nombre de catéchumènes, de néophytes et de recommençants en est l’un des signes des temps nouveaux.
Un signe très fort des temps nouveaux a été le voyage apostolique de Léon XIV en France en septembre dernier. Au stade de France, Léon XIV a dit aux jeunes : « Merci, merci à Dieu, merci à vous … vous êtes les saints de France. »
Pourquoi a-t-il dit cela ? Parce que les jeunes avaient évoqué les saints de l’histoire de France. Ceux-ci ont vécu dans des périodes souvent difficiles, mais leur union à Jésus leur a permis de répondre aux défis de leur temps et de vaincre par l’amour.
Or aujourd’hui, les défis en France sont très importants avec d’une part la négation de Dieu héritée de la Révolution de 1789, d’autre part l’islamisation qui s’accélère. Il faut donc aujourd’hui des saints. Or, en France, nous avons des saints qui ont déjà relevé ces défis :
- Contre la négation de Dieu, nous avons le Vénérable Jérôme Lejeune, qui fut très courageux contre les cultures de la mort.
- Contre l’islamisation, nous avons Nous avons aussi St Vincent de Paul qui a été capturé par des pirates musulmans et a ensuite été esclave pendant plusieurs années. St Charles de Foucault, qui a été positivement frappé par la prière des musulmans au Maroc, tout en comprenant que la vérité n’était pas là. Il a voulu ensuite installer la présence réelle en terre d’Islam dans la perspective d’une lente évangélisation. Ste Thérèse de l’E.J. qui est estimée, et même parfois vénérée par des musulmans au cœur ouvert.
Léon XIV nous a simulés pour qu’il y ait des saints aujourd’hui. Le spectacle du stade de France avec la référence aux saints, et donc aux racines chrétiennes, montre que c’est ce que veulent les jeunes. L’avenir n’est possible qu’avec des saints. Eux seuls peuvent répondre de façon adéquate aux défis de notre temps.
Cela vaut pour tous les pays, d’Europe, d’Afrique et de chaque continent.
Nous osons vous appeler à la sainteté
Choisir de vivre avec le Christ et de vivre du Christ
Acceptons Le discours de l’Église, notre discours, n’a rien à voir avec un discours politique. L’homme politique peut proposer un programme avec des mesures précises et dire : retroussons vos manches et mettons-nous au travail.
Pour l’Église, pour nous, c’est différent. Nous ne proposons pas un programme mais une personne : Jésus-Christ. Si nous osons appeler à la sainteté, c’est que nous appelons a vivre avec le Christ, dans le Christ, par le Christ, Jésus, Notre Seigneur. Il s’agit de réaliser en nous ce que Saint Paul a dit : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Gal 2, 20). L’appel, consiste en cela : dites OUI au Christ, accueillez-le dans votre existence personnelle, répondez à son appel à l’amour, n’ayez pas peur de miser complètement votre vie sur le Christ.
Où cela vous conduira-t-il ?
Vivre du Christ est une très belle aventure. Les desseins de Dieu sont impénétrables, Jésus, lui, sait ce qu’il veut, faisons-lui confiance. Ce que nous savons, c’est que cela conduit à une vie belle et féconde, bien plus belle que tous nos projets simplement humains.
Faut-il avoir des capacités particulières pour vivre dans le Christ ?
Vivre du Christ est exigeant. Le Christ ne vous promet pas la facilité : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive’ (Mt 16, 24), mais il vous promet la victoire : « Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais courage, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).
Il ne nous est pas demandé d’être particulièrement forts mais de nous appuyer sans cesse sur notre Seigneur qui vit en nous, de lui faire confiance. L’humble confiance en Jésus est la disposition du cœur la plus importance :
Jésus nous dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5) ; il a dit à Saint Paul : « Ma puissance donne toute sa mesure dans ta faiblesse » (1 Cor 12, 9).
Même nos échecs servent la victoire de Jésus
Même si nous avons des épreuves et des échecs : s’ils sont vécus dans l’amour de Jésus, ils contribuent à la victoire de l’amour.
Mère Marie Augusta disait : « L’apôtre n’a pas d’échec quand il est apôtre de l’Amour. Vous aurez des échecs de forme, des contrariétés, des humiliations, des critiques : tout cela des coups de fouet ; mais des échecs de fond : jamais. »
Nous avons besoin de soutien
- Outre notre union et notre abandon à la personne vivante de Jésus, nous avons besoin de soutiens, en particulier du soutien de nos amis du ciel qui nous ont précédés dans cette voie. Ayez donc quelques amis du ciel que vous affectionnez plus particulièrement ; exercez-vous à vivre avec eux, à prier avec eux !
- Nous avons aussi besoin d’amis sur la terre. C’est pour cela que nous vous proposons l’esprit de la cordée. La cordée permet une belle émulation et un bon secours mutuels.
Nous avons besoin de Notre Dame des Neiges, la première de Cordée
- Si nous avons besoin des saints du ciel et de nos amis de la terre, nous avons, avant tout besoin de nous encorder à Notre Dame des Neiges : elle est la première de cordée, elle est la mère éducatrice de nos cœurs pour vivre avec Jésus.
- Loin de faire de la publicité, ce qui ne conviendrait pas pour un tel sujet, nous vous partageons une conviction profonde. Au mois de décembre, nous allons vivre, en trois samedi consécutifs, la grande fête de Notre Dame des Neiges. Ce sera le 80ème anniversaire de la bénédiction de sa statue. Nous pourrons approfondir :
1) La façon dont a été vécue la bénédiction de la statue qui domine sur la sainte colline en face de notre église de Saint Pierre de Colombier.
2) Nous verrons le développement de la dévotion à Notre Dame des Neiges.
3) Enfin nous pourrons nous projeter vers quelques perspectives d’avenir.
Il est bien certain que Notre Dame des Neiges prépare de belles grâces pour chacun. Le développent de la dévotion à son Cœur Immaculé est un des éléments essentiels de temps nouveaux que nous vivons. Elle nous aide à pénétrer le Cœur de son divin Fils afin de participer à la construction de la civilisation de l’amour.