In Altum

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Bhx frère Gioacchino-Marie Stevan (2/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 147)

 « Je n’assouvirai jamais ma soif d’amour et de réparation pour Jésus »

Découvrez la première partie de cet article.

Antonio a maintenant vingt-six ans. Il se fait du souci pour son avenir, d’autant plus que deux tentatives de fiançailles viennent d’échouer. Cependant, c’est à ce moment que l’idée de se consacrer à Dieu se fait plus pressante.

Son âge lui donne peu d’espoir. Mais on lui apprend la possibilité de se faire religieux. Il décide donc d’entrer dans l’Ordre des Servites de Marie. C’est le 1er mai 1947 qu’il rejoint le couvent de Monte Berico. Le 3 octobre de l’année suivante, il entre au noviciat et revêt l’habit des Servites sous le nom de frère Gioacchino-Maria. Seulement quatre mois plus tard, en janvier 1949, apparaissent des symptômes inquiétants. Pour autant, Antonio préfère ne pas y prêter trop d’attention et pense n’avoir que de simples malaises. Mais le 6 avril, la maladie ayant gagné du terrain, il est contraint à prendre le lit. Le 16 avril le diagnostic tombe : frère Gioacchino est atteint d’une méningite tuberculeuse foudroyante. Le 20 avril, il professe ses vœux temporaires sur son lit de mort. C’est le 28 avril qu’il s’éteint saintement. La nouvelle se répand avec pour seul commentaire unanime qu’un saint est mort. Les funérailles sont célébrées le 30. Enterrée d’abord dans le cimetière de Vicenza, sa dépouille funèbre fut ensuite transférée au couvent de Monte Berico (où elle est d’ailleurs toujours intacte).

Ce qui a profondément marqué ceux qui ont connu ce jeune est la manière avec laquelle il a vécu dans le monde une vie quasi religieuse : une vie d’obéissance, de pauvreté et de chasteté. L’obéissance, il l’a pratiquée en famille, en paroisse, pendant le service militaire, et bien sûr durant ces quelques mois au couvent. La pauvreté, il l’exerçait déjà à la maison, se servant du peu d’argent offert pas ses parents pour venir en aide aux jeunes de l’oratoire et aux enfants du catéchisme qui en avaient besoin, sans oublier les indigents. La chasteté, on peut dire que c’était la perle la plus radieuse de toute sa vie. Il la cultivait en gardant une vigilance continuelle, même dans l’ambiance décadente de la vie militaire. Ses compagnons d’armes eux-mêmes la lui reconnaissaient comme une vertu extraordinaire. C’est donc très à propos que les lignes qui annonçaient sa mort se concluent ainsi : « Frère Gioacchino Stevan ne fut ni prêtre, ni réputé pour sa science ou sa culture, mais combien d’humbles actions il a su accomplir avec une obéissance toute dévouée, combien d’enseignements donna-t-il rien que par ses exemples, mais aussi par ses écrits, remplis de fautes d’orthographe mais qui représentent une perle de spiritualité. »

Humainement, il est impossible d’évaluer combien d’âmes ont été conquises et aidées spirituellement par ce jeune homme de notre temps qui a supporté bien des épreuves cuisantes, toujours avec un sourire vertueux qui laissait transparaître une authentique charité, ne se laissant pas vaincre par l’immoralité qui accompagne toute guerre, restant pur en chaque acte, pensée et circonstance. Sacrifiant son orgueil par le renoncement total à soi, il a su conserver la grâce de l’enfance spirituelle. L’humilité, son profond esprit d’oraison, l’obéissance et la pauvreté qu’il a vécue héroïquement, sa chasteté, conduisirent à introduire sa cause de béatification en 1964. Le 8 avril 1997, la Congrégation pour la Cause des Saints publia le décret de reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus.

« Jésus et Marie m'attendent. » 

Réponse du frère à son supérieur qui lui faisait espérer une guérison.

 

Crédit photo : 

http://www.preghiereagesuemaria.it/santiebeati/gioacchino%20m%20steven.htm

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