In Altum

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Anne de Guigné (1911-1922) - (2/2)

Publié le dans la rubrique (In Altum n° 92)

Pour lire la 1ère partie, cliquez ici

La petite fiancée de Jésus

A quatre ans et trois mois, Anne se décida fermement à changer. Avec l’aide du Ciel et grâce à une intimité grandissante avec Jésus-Hostie, elle mena le combat victorieusement. Après la mort de M. de Guigné, la famille s’installa à Cannes pour y passer l’automne et l’hiver. Aux beaux jours, c’était le retour en Haute-Savoie. Pendant les trajets en voiture, Anne disait son rosaire, tout en sachant l’interrompre pour s’occuper des petits frère et sœurs. Les jours habituels, elle disait son chapelet, dont une ou deux dizaines étaient récitées en famille. Anne aimait particulièrement Notre-Dame des douleurs et cherchait à la consoler chaque 1er samedi du mois. C’est à Cannes que Mlle Basset devint gouvernante des enfants. Anne l’appela Demoise : c’était plus affectueux. Anne eut une vie apparemment semblable à celle des enfants de son âge. Son grand souci était d’être bonne, et que les autres le soient. Aussi ne reculait-elle devant aucun sacrifice et semait la paix ; elle savait entraîner les autres à l’amour du sacrifice. À Cannes, quel bonheur d’aller au catéchisme chez les sœurs auxiliatrices du Purgatoire ! À six ans à peine, elle fit sa première communion, à laquelle elle s’était préparée avec soin, multipliant les efforts pour se vaincre. Voici sa résolution de première communion : « Petit Jésus, je vous aime, et pour vous plaire, je prends la résolution d’obéir toujours. » Anne aurait voulu communier tous les jours. Quand ce n’était pas possible, elle se consolait ainsi : « Heureusement, la Mère m’a appris à faire la communion spirituelle. » L’Eucharistie permit à Anne d’acquérir toutes les vertus. Lisons ce témoignage de Mère Saint-Raymond : « Il y a un abîme entre la petite Anne et les autres fillettes que j’ai connues. Chez Anne, il n’y avait point de défaut. Dieu m’a fait voir de bien belles âmes, j’ai pu admirer bien des prodiges de la grâce en ces petits cœurs ; je n’ai jamais rien vu de comparable à l’action que le Saint-Esprit opérait chez Anne. Ainsi, je n’ai jamais vu Anne de mauvaise humeur, mais pas une seule fois. Toujours la joie, toujours contente. C’est très rare de voir une telle possession de soi chez les enfants. »                  « La seule joie qui dure, c’est celle d’avoir fait un sacrifice. » À neuf ans, Anne exprima son désir de devenir carmélite, « pour la gloire de Dieu ». À dix ans, elle confiait à Demoise : «  On a bien des joies sur la terre, mais elles ne durent pas ; celle qui dure, c’est d’avoir fait un sacrifice. » Le 19 décembre 1921, Anne dut se coucher car elle n’était pas bien, et le docteur diagnostiqua une méningite, qu’elle vécut avec courage, sans jamais se plaindre et pensant toujours aux autres, malgré sa souffrance. Elle continuait de prier pour les malades et les pécheurs. Un jour, on lui confia une intention et elle répondit : « Pas aujourd’hui, tout est déjà arrangé avec le Bon Jésus, toutes les heures. »  Peu avant son décès, son ange gardien lui apparut. À l’aube du 14 janvier 1922, elle rejoignit le Ciel où elle retrouva son père, ainsi que celui qui lui avait révélé son amour ardent : « Le Bon Jésus m’aime beaucoup plus que je ne l’aime. »

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