Les combats de la famille : annexe

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WE Foyers 1er trimestre 2019

Annexe au 2e enseignement :
L'esprit de famille comme remède aux maux de notre temps

Voici aujourd'hui une annexe au deuxième enseignement (sur les combats de la famille) donné lors de nos WE Foyers du 1er trimestre 2019 sur le thème : "La vérité dans la douceur de l'amour, remède pour surmonter les crises dans l'Eglise et la famille."

La première partie de l'enseignement est disponible ici !

la seconde partie ici !

Et la troisième ici !

b) Jean-Paul II - Lettre aux familles

Citons cet autre développement de Jean-Paul II (Lettre aux familles (1994) - n°19) qui révèle encore ce qu’est l’esprit de famille et combien il est le remède aux maux de notre société matérialiste, individualiste et sans âme :

«Le rationalisme moderne ne supporte pas le mystère. Il n'accepte pas le mystère de l'homme, homme et femme, ni ne veut reconnaître que la pleine vérité sur l'homme a été révélée en Jésus-Christ. En particulier, il ne tolère pas le « grand mystère » annoncé dans la Lettre aux Éphésiens, et il le combat de manière radicale. S'il reconnaît, dans un contexte de vague déisme, la possibilité et même le besoin d'un Etre suprême ou divin, il récuse fermement la notion d'un Dieu qui se fait homme pour sauver l'homme. Pour le rationalisme, il est impensable que Dieu soit le Rédempteur, encore moins qu'il soit «l’Époux», la source originelle et unique de l'amour sponsal humain. Il interprète la création et le sens de l'existence humaine de manière radicalement différente. Mais s'il manque à l'homme la perspective d'un Dieu qui l'aime et qui, par le Christ, l'appelle à vivre en Lui et avec Lui, si la possibilité de participer au « grand mystère » n'est pas ouverte à la famille, que reste-t-il si ce n'est la seule dimension temporelle de la vie ? Il reste la vie temporelle comme terrain de lutte pour l'existence, de recherche fébrile du profit, avant tout économique. Le « grand mystère », le sacrement de l'amour et de la vie, qui a son commencement dans la création et dans la rédemption et dont est garant le Christ-Époux, a perdu dans la mentalité moderne ses plus profondes racines. Il est menacé en nous et autour de nous. Puisse […] les époux le redécouvrir et le réaffirmer avec force, avec courage et avec enthousiasme ! "

Après avoir parlé de l’amour don désintéressé, Jean-Paul II conclut par le bel amour qui engendre le véritable esprit de famille. (n°20) «L'histoire du «bel amour», écrit-il, commence à l'Annonciation… La « Mère du bel amour » fut accueillie par celui qui, d'après la tradition d'Israël, était déjà son époux sur la terre, Joseph, de la race de David… le « bel amour », exige que Joseph accueille Marie et son Fils sous le toit de sa maison à Nazareth. Joseph obéit au message divin et agit comme il lui a été prescrit (Mt 1, 24)… On peut dire aussi que l'histoire du « bel amour » a commencé, en un sens, avec le premier couple humain, avec Adam et Ève. La tentation à laquelle ils cédèrent et le péché originel qui en fut la conséquence ne les privèrent pas totalement de la capacité du « bel amour ». On le comprend en lisant, par exemple, dans le Livre de Tobie que les époux Tobie et Sara, pour exprimer le sens de leur union, se réfèrent à leurs ancêtres Adam et Eve (Tb 8, 6). Dans la Nouvelle Alliance, saint Paul aussi en est témoin lorsqu'il parle du Christ comme nouvel Adam (1 Co 15, 45) : le Christ ne vient pas condamner le premier Adam et la première Ève, mais les racheter ; il vient renouveler ce qui, en l'homme, est don de Dieu, tout ce qui, en lui, est éternellement bon et beau, et qui constitue le substrat du bel amour. L'histoire du « bel amour » est, en un sens, l'histoire du salut de l'homme ».

La conclusion de Jean-Paul II révèle la tâche des familles chrétiennes : "Puisse la Sainte Famille, icône et modèle de toute famille humaine, aider chacun à cheminer dans l'esprit de Nazareth ; puisse-t-elle aider chaque famille à approfondir sa mission dans la société et dans l'Eglise par l'écoute de la Parole de Dieu, par la prière et le partage fraternel de la vie ! Que Marie, Mère du bel amour, et Joseph, Gardien du Rédempteur, nous accompagnent tous de leur incessante protection ! C'est dans ces sentiments que je bénis chaque famille au nom de la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit."

b) Résumé : quelques consignes de nos fondateurs

Résumons, avec les consignes concrètes données par notre Père Fondateur aux Foyers amis, ce qu’est l’esprit de famille que vous devez rayonner : votre bel amour, don désintéressé de vous-mêmes, un lien conjugal indissoluble, le soutien mutuel, la générosité dans le don de la vie et l’éducation des enfants, la vie en commun, « communauté de vie et d’amour », le temps des repas comme un temps d’échange familial où l’on partage les joies et les peines, on sait rire et se parler en toute simplicité et avec humour, sans craindre les susceptibilités.

La marque de la vie de famille selon le plan de Dieu c’est vraiment la joie familiale, et c’est aussi : le partage et l’ouverture, la communauté de biens, le pardon mutuel, la compassion et la patience envers les plus petits, les plus démunis, les plus vulnérables. Lorsque l’on est malade, sauf si l’hospitalisation est nécessaire, c’est dans la famille que l’on est heureux d’être soigné parce que c’est là que l’on est aimé pour ce que l’on est. Les enfants ont enfin besoin de se détendre pendant les vacances avec leurs parents, en famille.

Mère Marie-Augusta disait à ses enfants spirituels, qui sont apôtres de l’Amour : « Comme aux missionnaires qui luttent sur les frontières de l'Église, en partisans, sans paie, sans uniforme, rien que pour la gloire éternelle, donnant des coups à l'ennemi et en recevant, souffrant, traqués par la maladie, accablés de soucis, ce qu'il nous faut, c'est une famille, une affection vivante, un besoin constant de partager le pain quotidien amer ou non, l'inquiétude de nos inquiétudes, la joie de nos joies ».

En avant, rayonnons l’esprit de famille et contribuons ainsi au vrai changement dont la France a besoin : se réconcilier avec ses racines chrétiennes, être une Nation qui n’oublie pas ses origines et qui aime et défend la famille !

Prochainement, la première partie du 3e enseignement donné lors du même WE Foyers !

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